Régulateur d'allure
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Ancêtre du pilote automatique, le régulateur d'allure, est un système permettant au voilier de tenir un écart angulaire constant par rapport à la direction du vent, selon le réglage effectué par le skipper.
Il est inspiré d'un système appelé « gouvernail automatique à girouette », créé en 1935 par le Suédois Sam Berge[1], qui remporta un Championnat du Monde de voilier modèle réduit équipé d'un système à girouette (Vane gear [2] en anglais). A cette époque la radiocommande, devenue incontournable de nos jours pour les très tactiques régates de mini-voiliers, était quasi inconnue (première application expérimentale en 1934[3]) et très encombrante ;a contrario, les courses de voiliers-modèles utilisaient depuis presque un demi-siècle des systèmes de gouvernails automatiques actionnés par la gîte ou les voiles pour compenser les écarts de cap[4].
Trente ans plus tard, durant les années soixante, les navigateurs Bernard Moitessier et Éric Tabarly, appuient la réputation des régulateurs d'allure en prouvant leur robustesse grâce à l'utilisation du système de pilotage dans leurs multiples exploits autour du monde.
De plus, en 1983, le navigateur Yves Gélinas parcourt 28 000 nautiques, soit 51 856 kilomètres, « sans barrer plus d'une heure », selon ses propres mots, grâce à un régulateur d'allure de sa conception[5].
Régulateur d'allure et pilote automatique
En comparaison du pilote automatique qui suit un cap fixe, le régulateur d'allure présente de nombreux avantages[6] : (les avantages sont aussi des défauts)
- le voilier suit les variations du vent, le réglage des voiles est conservé, mais si le vent refuse ou adonne personne ne s'en rendra compte s'il ne vérifie pas le cap
- puissance généralement suffisante, indépendante de toute source d'énergie ; le plus grand avantage du régulateur est sa totale autonomie en électricité
- robustesse, simplicité et facilité de réparation ; le régulateur est une mécanique placée à un endroit où elle exposée aux chocs dans les marinas
- fonctionnement silencieux.
- si la force du vent change le bateau va lofer ou abattre.
