Raffaele Adorno

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Raffaele Adorno (né à Gênes en 1375 et mort dans la même ville en juillet 1458) est le vingt-neuvième doge de Gênes.

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Famille
Faits en bref Doge de Gênes, 28 janvier 1443 - 4 janvier 1447 ...
Raffaele Adorno
Fonction
Doge de Gênes
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Biographie
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Biographie

Fils de l'ancien doge Giorgio Adorno et de Benedettina Spinola, il nait à Gênes en 1375 ; il est le neveu d'Antoniotto Adorno, frère de Giorgio, qui accède au dogat à quatre reprises et est également gouverneur de Gênes lors de l'allégeance à Charles VI de France. Dès son plus jeune âge, il reçoit une éducation familiale et scolaire axée sur les études humanistes, le droit et les lettres, mais il ne néglige pas pour autant le domaine militaire en participant, aux côtés d’autres membres de sa famille, aux actions armées menées contre les adversaires de son oncle Antoniotto Adorno. En 1394, vers le mois de septembre, les annales le mentionnent dans les terres de Savone appartenant aux marquis Del Carretto[1].

Le dogat

À l'issue du bref gouvernement des « huit Capitaines de la Liberté »[N 1] et des trois dogats successifs de Tomaso Fregoso, Raffaele Adorno est élu doge le  : le vingt-neuvième de l'histoire de la République. Au cours des premières années de son dogat, il doit faire face à la crise diplomatique déclenchée par la succession du royaume de Naples, revendiquée par les Anjou, qui bénéficient du soutien de son prédécesseur Tomaso Fregoso et donc de Gênes, et par Alphonse V d’Aragon, soutenu par les Visconti. La nomination officielle de ce dernier à la tête du royaume de Naples contraint la république de Gênes à conclure une paix forcée en 1444, assortie de l’obligation annuelle de verser un bacile d’or à la couronne d’Aragon[1].

Cela ne suffit pas à écarter la menace de plus en plus pressante que représente le duché de Milan pour Gênes, aggravée par les nombreuses incursions des pirates catalans et turcs sur les côtes ligures et par d’autres hostilités, toutes internes à la politique génoise, qui marquent son dogat. Le mandat de Raffaele Adorno est difficile et semé d’embûches ; il y met fin le lorsqu’il remet, apparemment de son plein gré, le pouvoir dogal à son cousin Barnaba Adorno[1].

Après avoir quitté le palais ducal, il reprend la gestion de ses commerces et de ses échanges avec les colonies orientales, même s’il tente à plusieurs reprises, en 1449 puis à nouveau en 1455, de récupérer le dogat ou, à tout le moins, un rôle de pouvoir grâce à l’aide apportée d’abord par le duc Ludovico de Savoie, puis par les Aragonais eux-mêmes[1].

Il meurt vraisemblablement à Gênes en , mais fut inhumé, selon la volonté de son épouse Violante Giustiniani, dans le château de Silvano d'Orba, dans la région d'Alexandrie, fief de la famille Adorno[1].

Bibliographie

  • Sergio Buonadonna et Mario Mercenaro, Rosso doge. I dogi della Repubblica di Genova dal 1339 al 1797, Genova,

Notes et références

Liens externes

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