Ralentissement des pulsars
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En astronomie, le phénomène de ralentissement des pulsars désigne l'observation d'une très lente augmentation de la période de rotation des pulsars. Ce phénomène est observé dans la quasi-totalité des pulsars isolés, les cas où il n'est pas observé étant probablement dus à des effets observationnels.
Un pulsar possède un fort champ magnétique, que l'on modélise en général comme étant un dipôle magnétique. Le fait que le pulsar se manifeste par une émission régulière de signaux appelés pulses indique que l'axe magnétique du pulsar n'est pas aligné avec son axe de rotation. Le pulsar agit donc comme un dipôle tournant, dont le champ magnétique pris en un point est donc variable au cours du temps. Les lois de l'électromagnétisme indiquent qu'un dipôle tournant est source d'émission de rayonnement électromagnétique. Lors de sa rotation, le pulsar émet donc de l'énergie. Par conservation de l'énergie, l'énergie rayonnée se traduit par une perte d'énergie du pulsar, en l'occurrence une diminution de son énergie cinétique de rotation. Le moment d'inertie du pulsar étant, lui, conservé, la perte d'énergie se traduit par une diminution de sa vitesse angulaire, et donc une augmentation de sa période de rotation.
Pulsars ne montrant pas de ralentissement
Certains pulsars isolés émettent un train de pulses dont la fréquence tend à augmenter au cours du temps. Ces pulsars sont relativement peu nombreux. Parmi ceux-ci on trouve PSR J0437-4715, PSR B2127+11A et PSR B2127+11D. Le cas de ces deux derniers pulsars est particulièrement intéressant. Situés au sein de l'amas globulaire M15, leur mesure de dispersion est plus élevée que celle des autres pulsars de cet amas. La mesure de dispersion augmentant avec le nombre d'électrons situés sur la ligne de visée, ces deux pulsars sont ceux situés le plus loin de nous, c'est-à-dire qu'ils sont à l'arrière de l'amas. Cette position est sans doute à l'origine d'un trajectoire accélérée vers le centre de l'amas, qui se traduit par une diminution graduelle de l'intervalle de temps séparant deux pulses. Observationnellement, cela se traduit par une diminution apparente de la période de rotation, mais c'est en réalité un effet purement cinématique, connu sous le nom générique d'effet Shklovski.