Il naît en 1759 au Caire dans une famille syriaque melchite[1] originaire d’Alep en Syrie[2],[3], Il étudie au séminaire grec-catholique de Rome et en 1787 prononce ses vœux pour devenir prêtre au monastère basilien du Très Saint Sauveur à Sidon, au Liban. Il y réside de 1789 à 1794, avant de retourner en Égypte.
De 1798 à 1801, pendant la campagne d'Égypte, il sert d'interprète personnel à Napoléon et travaille auprès de l'Institut d'Égypte. Il se lie à son président perpétuel Joseph Fourier, qui le fait venir en France en 1803. Il monte à Paris remettre des documents importants au gouvernement français et est professeur adjoint de langue arabe à l'École des langues orientales auprès de Silvestre de Sacy. Parmi ses étudiants, se trouve Champollion, à qui il enseigne l'arabe et le copte. C'est pour lui qu'est créée la première chaire d'arabe dialectal à l'École des Langues orientales, en 1803. Il collabore à la Description de l'Égypte.
Parmi ses manuscrits non publiés, un traité en arabe intitulé Marj al-azhar wa bustan al hawadith al Akhbar en français : « Le brouhaha d'Al Azhar et le jardin des nouveaux événements » où il critique les méthodes pédagogiques de l'Université al-Azhar, les opposant à l'enseignement moderne de l'académie française[4].
Le 2 décembre 1804, il participe au couronnement de Napoléon Ier et est représenté dans le tableau Jacques-Louis David, Le Sacre de Napoléon, entre le pape et Napoléon, à droite de la représentation de César, portant une barbe et la tête couverte d'une cape rouge[4],[5],[6].
En 1816, après la chute de Napoléon à Waterloo, il retourne en Égypte et entre au service du Pacha Méhémet Ali. Il travaille comme traducteur et poète, traduisant de nombreuses œuvres de l'italien vers l'arabe[7],[8],[9]. À partir de 1827, il rédige les comptes rendus des travaux de l'École de médecine d'Abouzabel.