Relations entre Chypre et l'Union européenne
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| Relations Chypre-Union européenne | |
Drapeau de Chypre. |
Drapeau de l'Union européenne. |
Chypre dans l'Union européenne. | |
| Institutions | |
|---|---|
| Conseil européen | Níkos Christodoulídis (Président) |
| Parlement européen | 6 sièges |
| Commission européenne | Chrístos Stylianídis (Commissaire européen à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises) |
| Cour de justice de l'Union européenne | Constantinos Lycourgos (Juge à la Cour de justice) Anna Marcoulli (Juge au Tribunal) |
| Cour des comptes européenne | Lazaros Stavrou Lazarou |
| Conseil des gouverneurs | Chrystalla Georghadji |
| Niveau d'intégration | |
| Zone euro | |
| Espace Schengen | |
| Coopération structurée permanente | |
| Coopération renforcée « brevet » | |
| Coopération renforcée « divorce » | |
| Coopération renforcée « transactions financières » | |
| modifier |
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Les relations entre Chypre et l'Union européenne sont des relations verticales impliquant l'organisation supranationale et un de ses États membres.
Chypre est l'un des États intégré le plus récemment dans l'Union européenne, et ce, malgré son positionnement géographique en Asie, c'est d'ailleurs le seul pays dans ce cas de figure. L'île de Chypre, de tradition grecque (Antiquité et Moyen Âge) et turque (époque ottomane) est de jure totalement intégrée à l'UE en raison de sa situation particulière, le traité d'adhésion qu'elle a ratifié contient un protocole spécifique stipulant la suspension de l'acquis communautaire dans la partie nord de l'île[1].
Relations avant l’adhésion
L'île de Chypre devient indépendante du Royaume-Uni en 1960 mais les deux communautés principales de l’île (Chypriotes grecs et turcs) s'opposent jusqu'à en arriver à s'affronter par la force. Après l'intervention des armées grecque et turque en 1974, l'île est séparé en deux États (la république de Chypre, à majorité chypriote grecque au sud et la république turque de Chypre du Nord, à majorité chypriote turque et turque, au nord) et l'ONU met en place une ligne de séparation physique entre les deux parties.
Le gouvernement bi-communautaire signe le 19 décembre 1972 un accord d'association avec la Communauté économique européenne qui entre en vigueur l'année suivante et dont les des deux parties de l'île devaient bénéficier ; cependant après la partition, seule la partie sud est reconnue par la communauté internationale et les instances européennes, ce qui limite le champ d'application seulement à celle-ci. L'union douanière aboutit en 2002 approfondissant l'intégration de la république de Chypre à l'Union européenne, son adhésion est validée la même année.
Phase d'adhésion
Avant que celles-ci ne commencent, Gláfkos Klirídis, Président chypriote grec, proposa aux chypriotes turcs de participer aux négociations. Ceci est refusé et les négociations débutent formellement le . Lors du sommet d'Helsinki des 10 et , la résolution du problème de réunification de Chypre n'est plus considérée comme un préalable à l'adhésion chypriote, parallèlement la Turquie se voit accorder le statut de candidat.
Le 16 avril 2003, Chypre signe le traité d'adhésion, ainsi qu'un protocole spécifique sur Chypre du nord ; l'île entre finalement dans l'Union le [2].
Crise financière
Dans l'histoire récente, Chypre la Grèce entretienne une relation politico-économique étroite s'appuyant sur leurs origines helléniques communes ; c'est pourquoi lorsque la crise de la dette publique grecque s'est amplifiée, Chypre a dû faire appel à l'aide financière de la zone euro pour contenir les risques pesant sur son économie, et notamment de son secteur financier dont les deux principales banques ont subi des pertes évaluées importantes en raison du plan de sauvetage pour la Grèce. Un accord a été trouvé avec les représentants de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI portant sur un plan de sauvetage en échange d'une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires chypriotes ainsi qu'une hausse de l'impôt sur les sociétés[3].
