En l'absence de relations diplomatiques officielles entre les deux États, chacun d'entre eux est représenté auprès de l'autre par un bureau de représentation.
En 1960, les gouvernements de Taipei et de Pékin, pour le compte de la république de Chine et de la république populaire de Chine, ouvrent leur politique étrangère aux nouveaux États indépendants d'Afrique, chacun afin d'affirmer son statut et sa reconnaissance sur la scène internationale vis-à-vis de l'autre. Cette offensive diplomatique s'inscrit également dans un contexte de Guerre froide, celle de Taïwan étant vue dans le bloc de l'Ouest comme une lutte contre la montée du communisme[2].
Le , les relations entre l'Afrique du Sud et la république de Chine sont officiellement élevées au niveau diplomatique, avec l'établissement d'ambassades[4].
Ils rompent leurs relations diplomatiques le [4]. Des bureaux de représentation respectifs sont néanmoins établis dès le lendemain[4] en lieu et place des ambassades, tandis que les consulats en Afrique du Sud de Johannesbourg, Durban[note 3] et du Cap deviennent des bureaux annexes[5].
En 2024, le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération demande le déménagement du bureau de représentation de Taipei principal basé à Pretoria, capitale administrative, vers Johannesbourg, capitale économique, en accord avec la «nature apolitique et non diplomatique des relations entre la république d'Afrique du Sud et Taiwan», les ambassades étrangères étant traditionnellement basées dans la capitale administrative[6]; cet événement est similaire à celui survenu quelques années plus tôt au Nigeria, le bureau taïwanais ayant été transféré en 2017 de la capitale Abuja à l'ancienne capitale Lagos[7]. À défaut de relocalisation actée, l'Afrique du Sud renomme unilatéralement le bureau taïwanais, de bureau de liaison (Taipei Liaison Office) à bureau commercial (Taipei Commercial Office)[8].
Notes et références
Notes
12En l'absence de relations diplomatiques officielles, l'organisation n'a pas officiellement le statut d'une ambassade, mais celui d'un bureau de représentation.