Relations entre l'Algérie et le Niger
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Les relations entre l'Algérie et le Niger sont des relations internationales s'exerçant entre la République algérienne démocratique et populaire et le République du Niger.
Le tracé de la frontière entre l'Algérie et le Niger, située dans le Sahara, est acté par la convention de bornage, entre les deux pays, signée le par le président algérien Chadli Bendjedid et le président nigérien Seyni Kountché[1],[2].
En juillet 2021, Mohamed Bazoum, président du Niger, effectue une visite à Alger qualifiée « de travail et d'amitié ». Reçu par Abdelmadjid Tebboune, les deux présidents se déclarent « en accord complet sur tous les domaines abordés »[3].
Après le coup d’Etat à Niamey du 26 juillet 2023, les autorités algériennes le condamnent et demandent « instamment à ce que soit mis fin à cette atteinte inacceptable à l’ordre constitutionnel » puis Alger se propose comme médiateur[4]. Après l'acceptation de cette médiation par le Niger, les échanges entre les deux nations ne sont pas concluants, ils sont suspendus par Alger. Pour Ali Lamine Zeine, premier ministre du Niger : « Ce n'est pas parce que nous sommes dans une situation difficile qu'on peut nous manipuler »[5].
En avril 2024, les autorités nigériennes convoquent l’ambassadeur d’Algérie au Niger pour protester contre « le caractère violent » des opérations d'expulsion de milliers de migrants par l’Algérie. Le Niger critique les « vastes opérations de rafles policières » concernant des subsahariens, dont des Nigériens, vivant à Tamanrasset en Algérie. Selon l’ONG Alarme Phone Sahara, 23 000 expulsions ont été effectuées en 2023[6],[7].
En 2025, les expulsions par Alger des subsahariens perdurent et s'intensifient[8],[9].
En avril 2025, l'armée algérienne indique avoir détruit un drone militaire malien qui survolait son territoire dans la région de Tin Zaouatine, fief des séparatistes touaregs opposés au régime malien[10]. À la suite de cet incident, les membres de l'alliance des États du Sahel, à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso, rappellent leurs ambassadeurs en poste à Alger, qui répond par une mesure similaire[11].
Un dégel des relations s'amorce en février 2026 entre Alger et Niamey, marqué par le retour réciproque des représentants diplomatiques et par la visite du général Abdourahamane Tiani en Algérie. Les deux pays affichent alors leur volonté de relancer leur coopération politique, économique et sécuritaire. Alger annonce également un soutien accru à Niamey dans les domaines économique, sanitaire, éducatif et sécuritaire[12].
Le 11 février 2025, l'Algérie, le Nigeria et le Niger signent des accords pour accélérer la réalisation du gazoduc trans-saharien[13]. La partie nigérienne du gazoduc sera probablement financée par les deux autres pays, plus riches[14].
Le retour à la normale des relations bilatérales se concrétise par le lancement de plusieurs projets communs à l'occasion de la deuxième session de la Grande commission mixte, tenue à Niamey les 23 et 24 mars 2026. Les travaux sont présidés par les Premiers ministres des deux pays, Sifi Ghrieb et Ali Mahmane Amin Zine[15].