René Deroux

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PrésidentHubert Maga
PrédécesseurLui-même (Santé publique et Affaires sociales)
PrésidentHubert Maga[n 1]
( - )
René Deroux
Illustration.
Portrait de René Deroux
Fonctions
Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales
[1]
(2 ans, 9 mois et 27 jours)
Président Hubert Maga
Prédécesseur Lui-même (Santé publique et Affaires sociales)
Successeur Justin Ahomadegbé[2]
Ministre de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales

(1 an, 7 mois et 4 jours)
Président Hubert Maga[n 1]
( - )
Premier ministre Hubert Maga
( - )
Prédécesseur Nicolas Eouagnignon (Santé publique)
Successeur Lui-même (Santé publique et Affaires sociales)
Conseiller de l'Union française
[n 2]
(4 ans, 11 mois et 24 jours)
Élection 10 octobre 1953
Circonscription Dahomey
Président Vincent Auriol
Conseiller général
[n 3]
(4 ans, 11 mois et 16 jours)
Élection 30 mars 1952
Circonscription Djougou
Président Sourou Migan Apithy
Groupe politique Groupement ethnique du Nord
Commission Budget
Affaires sociales
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nikki (Dahomey)
Date de décès (à 61 ans)
Nationalité béninoise
Parti politique RDD
GEN
Diplômé de École normale William-Ponty
École de médecine de l'AOF
Profession Médecin
Distinctions Voir distinctions

Signature de René Deroux

René Deroux, né le à Nikki au Dahomey (actuel Bénin) et mort le , est un médecin et homme politique béninois.

René Deroux naît le à Nikki au Dahomey[3]. Élève à l'École primaire supérieure Victor-Ballot, il fait partie de la promotion 1928[4]. Il part ensuite au Sénégal pour ses études supérieures et intègre l'École normale William-Ponty, établissement réputé pour former la future élite d'Afrique-Occidentale française (AOF)[n 4]. En , il réussit l'examen de sortie de son école et se classe parmi les élèves admis à poursuivre leur formation à l'École de médecine de l'AOF à Dakar[5], dont il sort diplômé « médecin auxiliaire »[n 5]. Il exerce d'abord à Rufisque puis à Gorée. Il retourne au Dahomey en 1948 où il est affecté à Cotonou et par la suite à Djougou[3]. En mai 1952, il est nommé médecin chef de la circonscription médicale de Djougou[6].

René Deroux entre rapidement en politique. Inscrit sur la liste du Groupement ethnique du Nord (GEN) en tant que colistier d'Hubert Maga, il remporte les élections législatives françaises du [7]. Hubert Maga devient par conséquent député du Dahomey à l'Assemblée nationale française.

Toujours sous l'étiquette du GEN, René Deroux se présente ensuite aux élections territoriales et remporte un siège de conseiller général le [8]. Il est nommé, par ses pairs, rapporteur des commissions du budget et des affaires sociales[9].

En , Hubert Maga rebaptise son parti sous le nom de Mouvement démocratique dahoméen (MDD) afin d'effacer son caractère « ethnique » et de donner une résonance nationale. Le MDD se rapproche du Parti républicain dahoméen (PRD) de Sourou Migan Apithy pour présenter la paire Hazoumé (PRD)-Deroux (MDD) à l'élection des représentants du territoire à l'Assemblée de l'Union française[n 6]. Pour les contrecarrer, l'Union progressiste dahoméenne (UPD) et le Bloc populaire africain (BPA) forment, eux aussi, une coalition électorale qui envoie le duo Zinsou (UPD)-Ahomadegbé (BPA) aux suffrages des membres de l'Assemblée territoriale[n 7]. Le , le tandem du PRD-MDD remporte l'élection avec 37 voix contre 12[10]. René Deroux devient conseiller de l'Union française pour cinq ans et Émile Derlin Zinsou qui était vice-président de l'Assemblée perd son siège[11].

Le , Hubert Maga est élu, à l'unanimité, Premier ministre par l'Assemblée législative. À l'issue de ce vote, il compose son premier gouvernement et nomme le René Deroux ministre de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales[n 8],[12]. Il demeure ministre de la Santé, malgré les différents remaniements ministériels[n 9], tout le long du premier mandat d'Hubert Maga, interrompu par le coup d'État du colonel Christophe Soglo le . Tous les ministres du gouvernement Maga sont brièvement emprisonnés par l'armée, puis libérés le . Par la suite, en compagnie de trois autres anciens ministres, René Deroux accompagne le colonel Soglo et le président déchu dans une tournée de communication à travers le nord du pays pour s'adresser aux populations au sujet de la situation traversée par le Dahomey[13].

Il est nommé membre du conseil de l'ordre national du Dahomey[n 10] par Christophe Soglo le et le reste jusqu'au milieu des années soixante-dix[14],[15],[16].

Après la prise du pouvoir forcée, René Deroux devient médecin-chef de l'Organisation commune Dahomey-Niger des chemins de fer et des transports (OCDN) à Cotonou[17].

René Deroux meurt le [n 11],[18].

Distinctions

Notes et références

Bibliographie

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