René Pommier

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Décès
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ViriatVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Ronchamp (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
René Maurice Marie PommierVoir et modifier les données sur Wikidata
René Pommier
René Pommier en 2024.
Biographie
Naissance
Décès
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ViriatVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Ronchamp (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
René Maurice Marie PommierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Directeur de thèse
Yves Coirault (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinctions
Prix de la critique (Assez décodé ! (d)) ()
Prix Joseph-Saillet (Sigmund est fou et Freud a tout faux (d)) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Assez décodé ! (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

René Pommier, né le à Lyon et mort le [1] à Viriat[2], est un critique littéraire et essayiste français.

Maître de conférences à la Sorbonne et écrivain essentiellement sceptique, rationaliste et anti-religieux, il se fait connaître par des essais critiques consacrés à des essayistes du XXe siècle comme Roland Barthes ou René Girard.

René Pommier est le fils de Marcel Pommier, agent d’assurance, et d'Hélène Mesny, fille du général Gustave Mesny, exécuté par les Allemands bien qu'il fût prisonnier de guerre, le .

Ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1955[3]), agrégé de lettres (1959)[4] et docteur ès-lettres avec une thèse soutenue en 1986 devant l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et ayant pour sujet l'ouvrage Sur Racine de Roland Barthes, il a enseigné dans cet établissement durant vingt-deux ans la littérature française du XVIIe siècle en qualité de maître de conférences.

En 1979, le prix de la critique de l’Académie française a couronné son ouvrage Assez décodé ! ; en 2007, l'Institut lui a décerné, sur proposition de l'Académie française, le prix Alfred-Verdaguer pour l'ensemble de son œuvre ; en 2008, l’Académie des sciences morales et politiques lui a décerné le prix Joseph-Saillet pour Sigmund est fou et Freud a tout faux.

Dans ses différentes publications, il applique son esprit rationaliste aux croyances religieuses et à certaines disciplines des sciences humaines, comme la psychologie ou la psychanalyse[5], pour en dénoncer les prétentions scientifiques, ce qui l'amène à s'en prendre à divers penseurs du XXe siècle qui, en raison de la notoriété qu'ils ont acquise auprès de leurs contemporains, font figure de « vaches sacrées »[6]. Pascal Engel voit ainsi en lui « l'un des derniers voltairiens »[7].

Principales cibles

Pommier a la conviction que certaines personnalités en faveur tant dans l'Université que dans les médias, voire auprès du grand public, se trompent dans leurs analyses. Il met ainsi en cause les réflexions de divers théoriciens et penseurs, dont :

À cette fin, il utilise d'ordinaire les méthodes et le style du pamphlétaire, ayant fréquemment recours à des expressions malsonnantes et provocatrices comme absurdité, aliboron grotesque, âneries rocambolesques, calembredaine, élucubration, foutaise, imposture, snobisme ou encore sornettes[9].

Roland Barthes

Très critique au sujet de Barthes, dont il récuse l'analyse qu'il a faite de l’œuvre de Racine, Pommier lui a consacré de très nombreux textes où il présente et défend la thèse selon laquelle la pensée de Barthes serait contradictoire et sans prise sur le réel. Il emploie à son encontre des termes qui ont semblé excessifs (« con », « faribole », « ineptie », « jobard », « insanité », etc.), et n'hésite pas à s'en prendre à ceux que ses écrits ont pu séduire.

Cette polémique n'a pas été toujours bien accueillie par la critique littéraire[10].

René Girard

Les publications de Girard — « une œuvre qui sera sans doute presque complètement oubliée dans cinquante ans » — comptent également parmi ses cibles[11]. Dans ses ouvrages et dans les critiques publiées sur son site, il s'efforce de montrer que l’interprétation que Girard donne de certains textes sur lesquels il s'appuie est arbitraire et sans fondement, de sorte qu'on ne saurait l'invoquer en faveur des thèses qu'il défend.

Sceptique quant à son projet de révéler des « choses cachées depuis la fondation du monde », Pommier observe ironiquement :

« si vraiment la lumière que René Girard prétend apporter aux hommes est d’une clarté aussi aveuglante qu’il le dit, comment se fait-il que personne ne l’ait aperçue avant lui ? »

Lucien Goldmann

Goldmann, dans le chapitre VI de son livre Le Dieu caché, chapitre intitulé « Jansénisme et noblesse de robe », défend la thèse selon laquelle le jansénisme serait l'idéologie de la noblesse de robe. Pommier, dans son article « Jansénisme et noblesse de robe ? », conteste cette thèse en lui adressant quatre objections fondamentales.

Ouvrages

Notes et références

Annexes

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