René Préjelan
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René Eugène Paul Ferret |
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René Eugène Paul Ferret dit René Préjelan, né le à Perpignan[1] et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un peintre, dessinateur et illustrateur français.
René Préjelan est le fils d'Antoine Auguste Eugène Ferret et de Lucie Hélène Stéphanie Sebroë. Il se marie le dans le 17e arrondissement de Paris avec Anna Martinet[2]. L'homme de lettres Henry de Gorsse est témoin de son mariage. Le peintre Antonio de La Gandara réalise le portrait de la mariée[3].
René Préjelan est d'une grande taille, surtout pour son époque, car il mesure 1,88 mètre. Cette particularité peut se remarquer sur la photo sur laquelle il est décoré de la Légion d'honneur à titre militaire par un officier nettement plus petit que lui. Il poursuit ses études dans un lycée de Dijon puis les abandonne pour suivre à Paris une jeune ballerine. Grâce à Joseph-Arthème Fayard qui vient de prendre la direction l'hebdomadaire satirique La Caricature, il devient illustrateur de nombreux périodiques[4].

Il est également un excellent escrimeur car, membre du Cercle Hoche, il remporte le le championnat annuel d'épée lors de la Grande semaine d'escrime organisée au Jardin des Tuileries par la Fédération parisienne d'escrimeurs[5]. Il est aussi l'arbitre le plus incontesté des duels qui pouvaient avoir lieu à l'époque pour des questions d'honneur. Ainsi, le , il a été avec Raymond Woog le témoin de George Casella qui se battait en duel avec Jean Marnold assisté du romancier Léon Sasie et du dessinateur George Edward[6]. Il dirige le la rencontre à l'épée qui a eu lieu à Neuilly-sur-Seine entre Léon Daudet et Jacques Roujon[7].
En 1914, il est mobilisé comme soldat de 2e classe dans la réserve territoriale mais, sur sa demande, il est incorporé dans l'aviation et termine la guerre comme lieutenant. Dans le tableau d'honneur de l'aéronautique militaire, il est précisé que René Préjelan, « sous-lieutenant au 81e régiment d'artillerie lourde, détaché à l'aéronautique, est un observateur d'armée, spécialisé dans les reconnaissances lointaines et périlleuses qu'il mène toujours à bonne fin grâce à ses qualités de coup d'œil, bravoure et sang froid (trois citations) »[8].
Cependant si l'on en croit les "Mémoires" de Bernard Boutet de Monvel, il semble que son comportement n'ait pas été exemplaire [9]:
(Préjelan fait son footing à Thasos et croise dans un lieu désert une jeune bergère qui s'enfuit à sa vue, il la rattrape, essaie de badiner avec elle, elle lui tire la langue et le couvre de propos injurieux dans sa langue avant de s'enfuir à nouveau) : "le roi des animaux n'aime pas qu'on se foute de lui. Il la rattrape et la viole... pour lui apprendre, puis rentre à son petit commandement" . Cf "Mémoires - Guerre et fête" Bernard Boutet de Monvel", éditions Séguier, page 226. Où l'on apprend que ce grand décoré a intrigué et faitjouer ses relations pendant toute la guerre...
En 1935, il est nommé Peintre de l'Air et de l'Espace.
Le , il se remarie avec Andrée Irène Colette Durbec à Neuilly-sur-Seine[10].
Œuvres
Illustrations de revues
Dès 1897, il réalise de nombreux dessins pour plusieurs journaux illustrés dont notamment : Le Journal amusant, Le Rire, La Vie parisienne, La Caricature, etc. Il exécute également plusieurs affiches publicitaires ou des catalogues pour des firmes commerciales ou de grands magasins : À la Belle Jardinière[11], les Galeries Lafayette[12], le Printemps, les Grands Magasins du Louvre[13], etc.
Depuis la fin du XVIIIe siècle, les éventails étant redevenus à la mode, les entreprises les utilisent comme support publicitaire : sur une face se trouve la réclame tandis que le revers est décoré par les plus célèbres illustrateurs. À l'occasion des Jeux olympiques d'été de 1924, la maison de parfum L.T. Piver fait appel à Préjelan pour réaliser un éventail pour lancer la création de son parfum Volt. La face artistique représente cinq jeunes sportives qui sont de gauche à droite une alpiniste, une joueuse de tennis, une athlète de course à pied, une escrimeuse et une joueuse de rugby[14].
Illustrations de livres
Il publie également quelques ouvrages dont il réalise les illustrations. On peut citer :
- Souvenirs d'un fusil de chasse, Paris, Revue Adam, , 264 p. (lire en ligne).
- Tableaux de chasse, Paris, Revue Adam, , 251 p. (lire en ligne).
- L'aviation en Macédoine, Paris, Devambez, , 251 p.[15].
- La légende de Béguinette (préf. Pierre Veber), Paris, H. Simonis Empis, .
- L'amour en dentelles (préf. Colette dite à l'époque Willy), Paris, H. Simonis Empis, .