Robert (cardinal)
cardinal français du XIe siècle
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Robert (né à Paris avant 1088 et mort après ) est un cardinal français du XIe siècle et du début du XIIe siècle.
Paris
| Robert | |
| Biographie | |
|---|---|
| Naissance | XIe siècle Paris |
| Décès | après mars 1112 |
| Cardinal de l'Église catholique | |
| Créé cardinal |
par le pape Urbain II |
| Titre cardinalice | Cardinal-prêtre de S. Eusebio |
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Biographie
Ordonné cardinal-prêtre de Saint-Eusèbe lors d'un consistoire Urbain II célébré en 1088[1].
S'ensuit une longue et riche carrière de juriste et de négociateur dans plusieurs province italiennes.
Notamment à Salerne (1100) auprès du pape Pascal II où il signe des bulles papales - document scellé qui pose un acte juridique - promulguées de 1100 et 1109.
En 1102, il devient légat apostolique en Terre sainte en remplacement de Maurice de Porto qui vient de mourir. La même année, il règle un différend avec le patriarche de Jérusalem. En 1105, il apparaît comme juge au palais du Latran à Rome. En 1106, il participe au concile de Guastalla, probablement dans la basilique Saint-Pierre-et-Saint-Paul située dans les domaines de Mathilde. Le concile est alors présidé par le pape Pasquale II afin d'aborder les problèmes liés à la lutte pour les investitures[2].
Et trois ans plus tard, il siège dans un tribunal à Scarna, Toscane. Son expertise juridique lui permet de négocier une transaction entre Nicolò, abbé de Grottaferrata près de Rome, et le cardinal Romano de Santa Prassede. En 1111, il est l'intermédiaire entre l'empereur Henri V et le pape Pascal II lors de la captivité de ce dernier à Rome. La même année, il participe aux négociations de l'accord du Ponte Mammolo avec l'empereur, par lequel le pape obtint sa libération ainsi que celle de la majeure partie du clergé romain.
En 1112, il assiste au synode du Latran où il fut l'un des plus fervents critiques du comportement du pape Pascal II qui avait accordé le droit d'investiture à l'empereur ; il fut l'un des auteurs des Gesta dampnationis (Actes de condamnation) du . L'opposition à la politique du pape était telle que le cardinal Gregorio de Saints XII fut accusé d'hérésie dont certains demandèrent son exclusion, ainsi que celle du cardinal Gualo, du Sacré Collège des cardinaux[3].