Robert Derathé

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Robert Derathé
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Naissance
Décès
(à 86 ans)
Saint-Cloud (France)
Nationalité
Formation
Principaux intérêts
Œuvres principales
Jean-Jacques Rousseau et la science politique de son temps (1950)

Robert Derathé, né le à Besançon et mort le à Saint-Cloud, est un philosophe et professeur d'université français. Il est spécialiste de la pensée de Rousseau et notamment de sa philosophie politique.

Librairie Alfred Derathé, Besançon, 1908.

Robert Félix Émile Derathé est né le à Besançon[1]. Son père[2] était libraire, à proximité immédiate de l'Hôtel de Ville[3].

Il effectue ses études à Besançon puis à Paris[4]. Étudiant en philosophie, il est reçu à l'agrégation en 1931[5], à la sixième place[6] ; à cette session, le premier est Ferdinand Alquié ; le troisième, Claude Lévi-Strauss ; la même année, Simone Weil est également reçue à l'agrégation de philosophie[7].

Robert Derathé enseigne au lycée de Quimper[4] et de Poitiers[7]. De 1935 à 1938, il est détaché à l'Institut français de Berlin[8] puis à l'Institut de Vienne (1938-1939). Ses compétences de germanitse en ont fait l'un des traducteurs et annotateurs de Hegel. De 1940 à 1945, il est professeur au lycée Hoche à Versailles, puis détaché au CNRS (1945-1947), et professeur au lycée de Saint-Cloud (1947-1948)[9].

En 1948-1949, Robert Derathé est chargé d'enseignement à la faculté des lettres de Dijon, et l'année suivante, maître de conférences "à titre provisoire" à la faculté des lettres de Nancy[9]. Il soutient sa thèse et est promu docteur d'État en 1950 [5]. Il est alors nommé à l'université de Nancy en 1952, où il assure aussi des cours de sociologie[9] comme en témoigne un ancien étudiant[10]. Il a également été chargé de conférences à l'École normale supérieure (Sèvres et Ulm) entre 1948 et 1955[9].

En 1959, Robert Derathé présente sa candidature à la chaire d'«histoire du travail et des relations industrielles» au Cnam devant la quarantaine de membres du conseil de perfectionnement de cet organisme. Il obtient la majorité des voix face à son concurrent, Jean-Daniel Reynaud. Mais le vote est renversé par le conseil d'administration. Sollicitée, l'Académie des sciences morales et politiques accorde sa préférence à Derathé. Finalement, le directeur du Cnam, Louis Ragey, obtient du ministre la nomination de Jean-Daniel Reynaud[9].

Robert Derathé a enseigné comme professeur à l'université de Nancy jusqu'en 1975[5].

Apport à la pensée de Rousseau

Dans son ouvrage, Le rationalisme de J.-J. Rousseau (1948), Robert Derathé s'attache notamment à contredire la thèse de Pierre-Maurice Masson (La formation religieuse de Rousseau, 1916) qui présentait la philosophie de Rousseau comme appuyée sur le primat du sentiment.

Publications

Notes et références

Annexes

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