Robert Derathé
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Jean-Jacques Rousseau et la science politique de son temps (1950) |
Robert Derathé, né le à Besançon et mort le à Saint-Cloud, est un philosophe et professeur d'université français. Il est spécialiste de la pensée de Rousseau et notamment de sa philosophie politique.

Robert Félix Émile Derathé est né le à Besançon[1]. Son père[2] était libraire, à proximité immédiate de l'Hôtel de Ville[3].
Il effectue ses études à Besançon puis à Paris[4]. Étudiant en philosophie, il est reçu à l'agrégation en 1931[5], à la sixième place[6] ; à cette session, le premier est Ferdinand Alquié ; le troisième, Claude Lévi-Strauss ; la même année, Simone Weil est également reçue à l'agrégation de philosophie[7].
Robert Derathé enseigne au lycée de Quimper[4] et de Poitiers[7]. De 1935 à 1938, il est détaché à l'Institut français de Berlin[8] puis à l'Institut de Vienne (1938-1939). Ses compétences de germanitse en ont fait l'un des traducteurs et annotateurs de Hegel. De 1940 à 1945, il est professeur au lycée Hoche à Versailles, puis détaché au CNRS (1945-1947), et professeur au lycée de Saint-Cloud (1947-1948)[9].
En 1948-1949, Robert Derathé est chargé d'enseignement à la faculté des lettres de Dijon, et l'année suivante, maître de conférences "à titre provisoire" à la faculté des lettres de Nancy[9]. Il soutient sa thèse et est promu docteur d'État en 1950 [5]. Il est alors nommé à l'université de Nancy en 1952, où il assure aussi des cours de sociologie[9] comme en témoigne un ancien étudiant[10]. Il a également été chargé de conférences à l'École normale supérieure (Sèvres et Ulm) entre 1948 et 1955[9].
En 1959, Robert Derathé présente sa candidature à la chaire d'«histoire du travail et des relations industrielles» au Cnam devant la quarantaine de membres du conseil de perfectionnement de cet organisme. Il obtient la majorité des voix face à son concurrent, Jean-Daniel Reynaud. Mais le vote est renversé par le conseil d'administration. Sollicitée, l'Académie des sciences morales et politiques accorde sa préférence à Derathé. Finalement, le directeur du Cnam, Louis Ragey, obtient du ministre la nomination de Jean-Daniel Reynaud[9].
Robert Derathé a enseigné comme professeur à l'université de Nancy jusqu'en 1975[5].
Apport à la pensée de Rousseau
Dans son ouvrage, Le rationalisme de J.-J. Rousseau (1948), Robert Derathé s'attache notamment à contredire la thèse de Pierre-Maurice Masson (La formation religieuse de Rousseau, 1916) qui présentait la philosophie de Rousseau comme appuyée sur le primat du sentiment.
