Roger Besuchet naît le à Lausanne, dans le canton de Vaud. Protestant, originaire de L'Abergement, il est le fils de Robert Besuchet, radio-électricien, et de Fernande Pittet. Il épouse Emmy Paillard[1].
Après un apprentissage de commerce à Sainte-Croix, il est responsable de 1949 à 1958 du service de la réception de la marchandise chez Paillard SA, qui fabrique des mécanismes de montres, des boîtes à musique, des phonographes, des gramophones et des machines à écrire à Sainte-Croix[2]. De 1958 à 1970, il est secrétaire de la Fédération suisse des ouvriers sur métaux et horlogers (FOMH/FTMH) à Saint-Imier, puis à Lausanne. Il en est ensuite le secrétaire central et membre du comité directeur à Berne de 1970 à 1978[3],[4]. Il défend en 1976 les intérêts du syndicat lors de la grève de trois semaines que vit Matisa, entreprise lausannoise spécialisée dans la fabrication de machines de chantier. Il milite, la même année, en faveur de l'«initiative populaire sur la participation des travailleurs», qui vise à introduire le droit de codécision des salariés dans les entreprises suisses. Membre des Rencontres suisses (mouvement de réflexion politique et intellectuelle en Suisse), il collabore à l'ouvrage collectif Vers la participation en 1976[1].