Il est issu d'une puissante famille d'industriels, propriétaire de l'entreprise de compas, plumes et crayons Baignol et Farjon. Son père, Ferdinand Farjon, fut lui-même conseiller municipal de Boulogne, conseiller général et député républicain progressiste du Pas-de-Calais.
De 1908 à 1912, Roger Farjon lui succède au conseil municipal. Retrouvant cette assemblée en 1919, il devient maire de la ville, mandat qu'il conserve jusqu'en 1929. En 1920, il est élu sénateur du Pas-de-Calais, et s'inscrit au groupe de l'Alliance démocratique, l'Union républicaine. Sénateur actif, il est vice-président de la Chambre haute entre 1936 et 1939.
Son fils Roland, militant du Parti social français, est l'un des fondateurs du réseau de résistance OCM. Arrêté par les nazis et accusé d'avoir dénoncé des camarades, il meurt noyé en , quelques mois après Roger Farjon, sans que l'on sache s'il s'agit d'un suicide ou d'une exécution.
Source partielle
«Roger Farjon», dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]