RogueESR
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Historique
Fondation
Le collectif RogueESR est né en entre les deux tours de l'élection présidentielle, avec pour objectif de combattre le programme du candidat Emmanuel Macron pour l'université et la recherche, jugé « indigent et source d'inquiétudes »[4]. Le collectif reprend pour son nom le format de collectifs américains créés en réaction au climatoscepticisme de Donald Trump, en particulier Rogue NASA[5], créé à l'occasion du mouvement de la Marche pour les sciences, dont plusieurs des fondateurs de RogueESR sont issus[6].
Actions
En , la plateforme RogueESR héberge le texte Les universitaires pour l'accueil en faveur d'un « accueil décent des exilés »[7].
En , arguant que « cinq universités manquent, l’État se refuse à les créer », plusieurs collectifs dont RogueESR appellent à « poser symboliquement la première pierre d’une université renouvelée et en asseoir les fondations »[8].
En , le collectif dénonce l'étiolement des recrutements au CNRS et demande le rétablissement de 50 postes de chargés de recherche supprimés au concours, dans une pétition signée par plus de 12 000 scientifiques[9],[10]. Les postes supprimés ne sont cependant pas restitués[11].
De 2019 à 2020, RogueESR participe activement à la critique de la loi de programmation de la recherche[12],[13] voulue par la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation Frédérique Vidal. Le collectif fournit à cette occasion de nombreuses analyses chiffrées, qui sont reprises par la presse[14].
En et , le collectif appelle la communauté de recherche et de l'enseignement supérieurs publics à se porter collectivement candidats à la présidence du Hcéres, puis du CNRS, afin de dénoncer ce qu'il perçoit comme une « prise en main »[15],[16],[1].
Le , en réaction à la crise sanitaire du Covid-19, RogueESR lance un appel à refonder l'université et la recherche signé par plus de 7 400 personnes[17],[18],[19], et parraine le personnage polymathe allégorique Camille Noûs pour représenter le rôle des collectifs dans la recherche et l'enseignement supérieur[2].