Rosanne D'Arrigo
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Rosanne D'Arrigo est professeure à l'Observatoire de la Terre Lamont-Doherty de l'Université Columbia. Elle est connue pour ses recherches sur le changement climatique, en utilisant la dendrochronologie, ou datation basée sur les cernes des arbres.
Rosanne D'Arrigo grandit dans le Bronx, et se décrit comme une « passionnée du temps hivernal », lorsque de grandes quantités de neige nécessitent d'être pelletées[1]. Elle obtient son baccalauréat puis sa maîtrise (1980) de l'Université d'État de New York à Binghamton. Elle retourne à New York et devient la première étudiante diplômée du Laboratoire des cernes des arbres de l'Observatoire de la Terre Lamont-Doherty, où elle est l'une des rares femmes à travailler sur le terrain dans la recherche sur les cernes des arbres[1]. Ses cours de troisième cycle comprennent des cours de géologie et de climatologie, et en 1989, elle obtient son doctorat de l'Université Columbia.
En 2019, elle est élue membre de l'Union américaine de géophysique qui la cite « pour ses contributions perspicaces, rigoureuses et originales au développement de la paléoclimatologie à haute résolution, en particulier la dendroclimatologie »[2].
Recherche
Elle est connue pour ses recherches sur les climats passés et les conditions atmosphériques, en utilisant les cernes des arbres, un domaine de recherche appelé dendroclimatologie[3]. Ses recherches comprennent des enquêtes sur la mousson asiatique et l'impact de l'activité volcanique sur les précipitations en Asie[1], reliant le temps frais en Écosse pendant les années 1690 à l'activité volcanique[4], et reliant les températures dans les tropiques aux éruptions volcaniques[5]. En utilisant les données des cernes des arbres au Canada et en Alaska, elle établit une chronologie des températures annuelles en Amérique du Nord au cours des 300 dernières années[6]. En Alaska, ses recherches montrent que les années fraîches suivent l'activité volcanique[7],[8],[9]. Au cours de la controverse de 2009 sur le changement climatique, elle note[10] que ses recherches datant de 1995 avaient déjà publié des détails sur le problème de divergence, qui est le problème associé au fait que le réchauffement mesuré depuis les années 1950 n'apparaît pas dans les ensembles de données sur les cernes des arbres[11],[12]. En 2020, elle fait partie de l'équipe qui évalue le potentiel de futures inondations du fleuve Brahmapoutre dans le cadre du changement climatique[13],[14].
Publications sélectionnées
- (en) Jacoby et D'Arrigo, « Reconstructed Northern Hemisphere annual temperature since 1671 based on high-latitude tree-ring data from North America », Climatic Change, vol. 14, no 1, , p. 39–59 (ISSN 0165-0009, DOI 10.1007/BF00140174, Bibcode 1989ClCh...14...39J, S2CID 153959804, lire en ligne
) - (en) Jacoby et D'Arrigo, « Tree ring width and density evidence of climatic and potential forest change in Alaska », Global Biogeochemical Cycles, vol. 9, no 2, , p. 227–234 (DOI 10.1029/95GB00321, Bibcode 1995GBioC...9..227J, lire en ligne
) - (en) D'Arrigo, Wilson et Jacoby, « On the long-term context for late twentieth century warming », Journal of Geophysical Research, vol. 111, no D3, , p. D03103 (ISSN 0148-0227, DOI 10.1029/2005JD006352, Bibcode 2006JGRD..111.3103D)
- (en) D'Arrigo, Wilson, Liepert et Cherubini, « On the 'Divergence Problem' in Northern Forests: A review of the tree-ring evidence and possible causes », Global and Planetary Change, vol. 60, nos 3–4, , p. 289–305 (DOI 10.1016/j.gloplacha.2007.03.004, Bibcode 2008GPC....60..289D, S2CID 3537918, lire en ligne
) - (en) Cook, Anchukaitis, Buckley et D'Arrigo, « Asian Monsoon Failure and Megadrought During the Last Millennium », Science, vol. 328, no 5977, , p. 486–489 (ISSN 0036-8075, PMID 20413498, DOI 10.1126/science.1185188, Bibcode 2010Sci...328..486C, S2CID 31874212, lire en ligne
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