Pavé des Gardes
route dans le département des Hauts-de-Seine
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Le pavé des Gardes est le nom d'une route historique française du sud-ouest de la banlieue parisienne.
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Situation et accès
Elle traverse les communes de Meudon, Sèvres et Chaville[1].
Géographie
Elle relie les vallées de la Seine (Meudon) et du ru de Marivel (Chaville). Traversant la forêt de Meudon, le pavé des Gardes constitue l'itinéraire le plus court entre Paris et Versailles avec de très fortes déclivités, pouvant le faire ressembler à une route de montagne. La neige et le verglas la rendent parfois impraticable. Son dénivelé est d'environ 150 mètres. Du sommet, on a une vue étendue sur Paris (tour Eiffel, Montmartre) d'un côté et sur le bassin de Versailles de l'autre.
Tracé
Aujourd’hui classée RD 181, la voie connue sous le nom de Pavé des Gardes constitue un axe structurant reliant le sud-ouest parisien à la commune de Chaville. Elle permet notamment l’accès à la route nationale 118 par la sortie
2, située sur le territoire de Sèvres.
La route porte plusieurs dénominations successives ou concurrentes (rue du Pavé-des-Gardes, route des Gardes, route du Pavé-des-Gardes ou simplement Pavé des Gardes) à l’origine de fréquentes confusions toponymiques.
Son tracé débute dans le prolongement de l’avenue de Verdun à Issy-les-Moulineaux, elle traverse ensuite la place du Maréchal-Leclerc à Meudon et prend le nom de route des Gardes dans les deux communes.
Après avoir passé la rue des Capucins, la voie entre dans la commune de Sèvres. Sur cette commune, la route franchit la route nationale 118 par un ouvrage dénivelé, constituant un point de connexion majeur avec le réseau routier régional, et prend le nom de route du Pavé-des-Gardes, marquant par endroits la limite communale.
En entrant dans la commune de Chaville, la voie prend le nom de rue du Pavé-des-Gardes et constitue l’un des principaux accès à la ville depuis l'est. Elle franchit alors la ligne de Paris-Montparnasse à Brest par un passage supérieur, puis coupe la rue Anatole-France. Elle se termine à l’avenue Roger-Salengro, au carrefour avec l’avenue de Sully, l’avenue Talamon et l’avenue Lazare-Hoche.
Origine du nom

Sous l'Ancien Régime, le pavé des Gardes était emprunté par les armées royales pour aller de la capitale au domaine de Versailles, d'où son nom[2].
Historique
Cette ancienne route venait de Paris par Meudon, en descendant la butte de Morval. Michel Le Tellier la fit dévier[3].
Alors que le pavé des Gardes était emprunté par les armées royales, la famille royale, quant à elle, passait par la vallée de Marivel, pour éviter les fortes pentes.
Le , au passage ferroviaire croisant une des premières ligne de chemin de fer de France alors en service, à 100 mètres de la gare de Bellevue, la première catastrophe ferroviaire de France, la catastrophe ferroviaire de Meudon, fit des dizaines de morts, dont l'explorateur Dumont d'Urville.
Le 11 mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, le no 59 rue des Gardes à Meudon est touché lors d'un raid effectué par des avions allemands[4].
Louis-Ferdinand Céline y vécut ses 10 dernières années (25 ter, route des Gardes, à Meudon).
Il ne faut pas confondre cette voie avec le « pavé de Meudon » (route et rue) qui traverse aussi la forêt de Meudon, mais en reliant la route forestière royale à l'étoile du Pavé de Meudon puis à l'entrée de Chaville.
