Avenue Jean-Jaurès (Paris)
avenue de Paris, en France
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L’avenue Jean-Jaurès est une voie publique et la plus grande avenue du 19e arrondissement de Paris.
19e arrt Avenue Jean-Jaurès
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 19e | ||
| Quartier | Amérique Combat Pont-de-Flandre La Villette |
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| Début | Place de la Bataille-de-Stalingrad | ||
| Fin | Porte de Pantin | ||
| Voies desservies | 2 | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 1 900 m | ||
| Largeur | 31 m | ||
| Historique | |||
| Dénomination | |||
| Ancien nom | Grand chemin de Meaux Route de Meaux Rue d'Allemagne Avenue d'Allemagne |
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| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 19e arrondissement de Paris
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Situation et accès
L'avenue Jean-Jaurès relie la place de la Bataille-de-Stalingrad à la porte de Pantin. Elle prolonge la rue La Fayette et traverse le 19e arrondissement jusqu'au boulevard périphérique.
C'est essentiellement une avenue commerçante et résidentielle, garnie d'un certain nombre de restaurants à partir de l'avenue de Laumière.
L'avenue est surtout connue pour la présence de la Cité de la musique - Philharmonie de Paris, du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et du théâtre Paris-Villette à son extrémité est, au niveau du parc de la Villette. L'installation récente des locaux du cours Florent au no 87 de l'avenue, et la proximité du Conservatoire du 19e arrondissement fait de cette avenue un lieu important de culture.
Depuis 2004, l'avenue Jean-Jaurès est une des premières avenues de Paris à devenir un « espace civilisé[1] ». En effet, à la suite de deux référendums locaux (1998 et 2002) organisés par la mairie d'arrondissement, les habitants ont choisi de transformer l'axe rouge deux fois deux voies en un espace où piétons, cyclistes, bus et voitures cohabitent davantage : mi-2006, l'avenue Jean-Jaurès est devenue une voie avec une file entrante dans Paris et une file sortante.
Voies croisées
- Rue Bouret
- Rue Armand-Carrel
- Rue Lally-Tollendal
- Rue Henri-Noguères
- Passage de Melun
- Rue de la Moselle
- Passage de la Moselle
- Villa Rémi-Belleau
- Rue Euryale-Dehaynin
- Avenue de Laumière
- Rue Pierre-Girard
- Rue du Rhin
- Rue Nicole-Chouraqui
- Rue de Crimée
- Rue de Lorraine
- Rue André-Danjon
- Rue de l'Ourcq
- Rue d'Hautpoul
- Rue des Ardennes
- Rue de Lunéville
- Rue Georges-Thill
- Rue Adolphe-Mille
- Allée de la Garance
- Avenue du Nouveau-Conservatoire
- Rue Eugène-Jumin
- Galerie de la Villette
- Place de la Fontaine-aux-Lions
- Allée du Zénith
- Sente des Dorées
- Allée Arthur-Honegger
Origine du nom

Le nom de la voie fait référence à l'homme politique socialiste français Jean Jaurès (1859-1914).
Historique

La création de l'avenue Jean-Jaurès comme élément d'une grande route de Paris vers l'Est sur sa partie de la place de Stalingrad à la rue de Crimée date de 1768 remplaçant la rue de Meaux qui remplaçait à cette époque l'ancien chemin de Meaux[2]. De la rue de Crimée à la porte de Pantin, l'avenue figure sur les plans Roussel et Delagrive de Paris et de ses environs de 1730 comme route principale à l'emplacement de l'ancien chemin avait donc été réalisée avant cette date[pas clair]. La voie est dénommée successivement « grand chemin de Meaux », « route de Meaux à Paris » (1787), « rue d'Allemagne », elle porte en 1914 le nom de « avenue d'Allemagne ».
Le , Jean Jaurès, homme politique et philosophe français, fortement opposé à ceux qui poussent à la guerre, est assassiné à Paris. Pour célébrer sa mémoire, Paris donne son nom le à l'avenue d'Allemagne, devenue donc « avenue Jean-Jaurès » ; de même, la rue de Berlin devient « rue de Liège[3] ». Le , l'Allemagne ayant déclaré la guerre à la France, ce changement de nom était aussi un acte politique. Des changements similaires interviennent ailleurs en Europe, comme le relève l'historien André Loez : « Le Café Piccadilly de Berlin devient le Deutsches Café, et la sonorité trop germanique de Saint-Pétersbourg est russifiée en “Petrograd” par décret du tsar[4]. »
Les stations de métro, Rue d'Allemagne, qui avait été ouverte 23 février 1903, soit quelques semaines après l'ouverture de la ligne, ainsi que la station Berlin, sont elles aussi rebaptisées Jean-Jaurès et Liège le pour les mêmes raisons.
Le 11 mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, les nos 10 et 100 avenue Jean-Jaurès sont touchés lors d'un raid effectué par des avions allemands[5].
Le 23 mars 1918, un obus lancé par la Grosse Bertha explose avenue Jean-Jaurès[6]. Le , un nouvel obus tombe sur le marché aux bestiaux de la Villette.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- Nos 37-39 : cours Florent, école de théâtre française créée en 1967 par François Florent.
- No 45 : emplacement de la scierie Lombard. Le 11 août 1853, un incendie la détruisit, faisant une trentaine de victimes[7].
- No 67 : bâtiment de la CAF, Caisse d'allocations familiales (Michel Herbert architecte, 1984)[8].
- Nos 87-89 : gymnase Jean-Jaurès. Construit en 1888 selon les plans de l'architecte Ernest Moreau et initialement dénommé « gymnase d'Allemagne », il servait de salle de gymnastique et de stand de tir. Pour sa construction, une partie des pièces métalliques utilisées provenait de l'annexe de la grande galerie des machines de l'Exposition universelle de 1878.
- Juste avant la Première Guerre mondiale, le bâtiment est agrandi par l'architecte Charles Gautier qui y ajoute d'autres salles de sport, des salles de réunion, un établissement de bains-douches et un campanile. L'établissement de bains-douches est fermé depuis 1997.
- Le gymnase Jean-Jaurès est inscrit sur la liste des monuments historiques depuis 1994[9].
Vue d'ensemble du gymnase Jean-Jaurès. Le campanile du gymnase Jean-Jaurès. N° 92 : domicile de Marie Curie en 1891. Panneau Histoire de Paris « Marché aux bestiaux de La Villette »
- No 92 : immeuble où habita Marie Curie en 1891 (plaque commémorative).
- No 111 : emplacement de la fontaine marchande d’Allemagne[10].
- No 149 : Une des plus anciennes quincailleries de Paris encore en activité : la quincaillerie Mirus.
- No 152 : emplacement, dans les années 1930, des studios photographiques de Fernand Dengremont (mort en 1985), photographe industriel spécialiste de l'aviation[11].
- No 161 : siège de la Société des compagnons charpentiers des Devoirs du Tour de France.
- No 180 : réalisation partielle (première phase les trois premières des seize travées de la façade sur l'avenue Jean-Jaurès et tous les bâtiments sur cour) selon le projet architecte Fernand Pouillon[12].
- No 214 : architecte Pol Abraham (1891-1966), associé à Pierre Tabon, achevé en 1938 , entrées 20-22, sente des Dorées[13].
- Au niveau du no 209 : immeuble achevé en 1991, dessiné par l'architecte Aldo Rossi associé à l’architecte Claude Zuber[14].
- No 209 : Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, construit pendant les grandes opérations d'architecture et d'urbanisme, conçu par l'architecte Christian de Portzamparc et inauguré en 1990.
- No 211 : le théâtre Paris-Villette est installé dans l’ancien pavillon de la Bourse du marché aux bestiaux. Premier établissement culturel à s’implanter sur le site de la Villette, en 1972, (alors que les abattoirs fonctionnent encore), le Théâtre Paris-Villette s’appelait à l’époque Théâtre Présent[15] ;
- le Conservatoire national de musique et de danse ouvert en 1990 fait partie de la Cité de la musique, architecte Christian de Portzamparc[16] ;
- place de la Fontaine-aux-Lions et accès au parc de la Villette.
- No 215 : Cité de la musique, inaugurée en 1995, a été conçue par l’architecte Christian de Portzamparc.
- No 221 : Philharmonie de Paris[17], inaugurée le , conçue par l'architecte Jean Nouvel.