Rue des Régans

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Rue des Régans
Situation
Coordonnées 43° 35′ 47″ nord, 1° 26′ 42″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Secteur(s) 1 - Centre
Quartier(s) Carmes
Début no 34 rue Pharaon
Fin no 15 rue du Languedoc
Morphologie
Longueur 104 m
Largeur entre 4 et 6 m
Odonymie
Anciens noms Rue la Valeur (1794)
Nom actuel fin du XIIIe siècle
Nom occitan Carrièra dels Reganhs
Histoire et patrimoine
Création avant le XIIIe siècle
Protection Site patrimonial remarquable (1986)
Notice
Archives 315555792031
Chalande 141
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue des Régans
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue des Régans

La rue des Régans (en occitan : carrièra dels Reganhs) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Description

La rue des Régans est une voie publique. Elle naît perpendiculairement à la rue Pharaon. Orientée à l'est, longue de 104 mètres et relativement rectiligne, elle est relativement étroite, puisque sa largeur ne dépasse 6 mètres. Elle se termine au carrefour de la rue du Languedoc.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile à sens unique, de la rue du Languedoc vers la rue Pharaon. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de piste, ni de bande cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

La rue des Régans rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

  1. Rue Pharaon
  2. Rue du Languedoc

Odonymie

Le nom de la rue des Régans se retrouve dès la fin du XIIIe siècle (carraria Reganhorum en latin médiéval). On connaît une famille Régans qui possédait un immeuble dans cette rue. Ainsi, Raimond-Pierre Régans fait par testament de nombreux dons aux églises, aux couvents, aux ponts et aux recluses de la ville en 1212[1],[2]. En 1794, pendant la Révolution française, elle fut renommée rue la Valeur, mais ce nom ne subsista pas[1],[3].

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Au Moyen Âge, la rue des Régans appartient au capitoulat de Saint-Barthélémy. C'est une voie étroite et tortueuse, dont la largeur ne dépasse pas 5 mètres. Elle relie la rue Pharaon à l'ouest, aux rues Saint-Barthélémy et Guilhem-Bernard-Parador (actuelle rue du Languedoc) à l'est - elle est d'ailleurs un peu plus longue que la rue actuelle, puisqu'elle débouche face à l'hôtel de Blaise d'Auriol (actuel no 26), rue Saint-Barthélémy. La proximité du parlement de Toulouse (emplacement de l'actuel Palais de Justice) explique que sa population change, à partir du XVe siècle. Les parlementaires et les procureurs se font plus nombreux et habitent la plupart des immeubles jusqu'à la Révolution française. Quelques artisans seulement occupent des maisons sur le côté nord, comme propriétaires ou locataires[4].

La plupart des immeubles de la rue des Régans sont reconstruits entre le XVIIe siècle (actuels no 1 et 1bis, 5) et le XVIIIe siècle (actuels no 3, 7-11 et 15). L'hôtel de Boissy (actuel no 8), construit à la fin du XVIIe siècle pour le capitoul Jean de Boissy, est caractéristique des hôtels particuliers construits pour l'élite urbaine toulousaine à cette période[5].

Époque contemporaine

Au début du XIXe siècle, la municipalité toulousaine veut favoriser la circulation dans les rues de la ville et plusieurs immeubles sont reconstruits selon le nouvel alignement (actuels no 2 et 17). Au tournant du XXe siècle, les travaux de la rue du Languedoc bouleversent le côté est de la rue et lui enlèvent ses dernières maisons[6], tandis que de nouveaux immeubles, dans le style éclectique, sont élevés (actuels no 12, 14 et 17).

Patrimoine et lieux d'intérêt

Notes et références

Voir aussi

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