Rupture du tendon d'Achille

From Wikipedia, the free encyclopedia

Rupture du tendon d'Achille

La rupture du tendon d'Achille est un accident consistant en une atteinte du tendon d'Achille reliant le muscle triceps sural au calcanéum et empêchant (ou rendant très douloureuse) l'extension du pied.

Elle peut être partielle ou totale et être le résultat d'un traumatisme ou l'effet secondaire d'un antibiotique de le classe des fluoroquinolones ou, dans une moindre mesure, de la prises de glucocorticoïdes ou de statines.

Le terrain est l'homme de la quarantaine ou de la cinquantaine, avec une augmentation de l'incidence annuelle avec le temps[1]. La rupture est plus rare chez la femme. Elle est deux fois plus fréquente chez le sportif de haut niveau (hommes) que chez l'amateur[2].

Les activités sportives les plus souvent incriminées sont la course, le football, le basket-ball, le saut et tous les exercices mettant en tension de manière brutale le tendon[1]. La rupture du tendon d'Achille favorise celle du tendon controlatéral[3].

Un traitement par antibiotique de type fluoroquinolone peut fragiliser le tendon d'Achille et faciliter sa rupture, surtout s'il est associé à un corticoïde[4]. Cet accident reste cependant exceptionnel[5].

Mécanisme

La rupture ne se produit pas sur un tendon sain : il existe un remaniement de ce dernier avec une dégénérescence ou des calcifications qui peuvent cependant être totalement asymptomatique[6].

Description

La rupture se reconnaît assez facilement lorsqu'elle survient : bruit de déchirement de tissus (audible à quelques mètres parfois), vive douleur au-dessous du mollet, survenant au cours d'un effort concernant la cheville et imposant l'arrêt de ce dernier. Il n'y a que rarement la formation d'une boule due à la désinsertion du triceps sural.

Le diagnostic est théoriquement relativement simple : l'examen se fait de manière comparative des deux côtés. Il peut exister une sensation de dépression au niveau du tendon atteint, avec parfois une ecchymose. Le test de Thompson est positif (allongé sur le ventre, absence d'extension du pied à la pression manuelle du mollet) avec une très bonne sensibilité et spécificité[7]. Les sources de diagnostic erroné existent : la capacité d'exercer une pression dynamique de l'avant du pied et l'échographie peuvent conduire à diagnostiquer une rupture partielle. L'imagerie par résonance magnétique est, en règle, inutile pour faire le diagnostic[8] et son apport concerne uniquement la stratégie de prise en charge. Cependant, dans environ un cas sur cinq, le diagnostic n'est pas fait[9].

Diagnostic différentiel

Traitement

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI