Nées avant l’usage généralisé de l’électricité, ces montres permettaient de connaître l’heure dans le noir. Elles étaient également utilisées par les malvoyants. Aujourd’hui, les répétitions minutes – vrais chefs-d’œuvre de micro-mécanique – sont très recherchées par les collectionneurs et les passionnés de montres rares.
Les répétitions minute indiquent généralement les heures par un son grave, les quarts par une séquence aiguë-grave et les minutes par un son aigu. À 02:49, la montre sonnera ainsi deux coups graves pour les deux heures, trois alternances aigu-grave pour les trois quarts (45 minutes) et quatre coups aigus pour les quatre minutes depuis le dernier quart.
Le son est produit par des petits marteaux en acier frappant sur des « timbres » – des fils d’acier enroulés autour du mouvement à l’intérieur du boîtier. Avec ses minuscules râteaux, limaçons, cames et roues, le mécanisme de sonnerie d’une répétition minute est considéré comme l’une des « complications » les plus élaborées.
Les répétitions minutes s’inscrivent dans la longue tradition des «montres à sonnerie», dont elles représentent l’un des types les plus raffinés. Leur origine remonte à la fin du XVIIe siècle.
Les premières montres à sonnerie frappaient des coups discrets à l’intérieur du boîtier et ce bruit sourd ne pouvait être détecté que si l’on tenait la montre dans la main. Elles permettaient à des personnes comme les courtisans, auprès desquels elles avaient un grand succès, de contrôler discrètement l’heure dans leur poche, durant les ennuyeuses réceptions royales, sans offenser le monarque.
Les horlogers ont introduit ensuite une petite cloche, généralement fixée à l’intérieur du couvercle de fond, sur laquelle frappait le marteau. Ces premières « montres à sonnerie » ont d’abord indiqué l’heure à la demande, puis également le quart, le demi-quart et les cinq minutes les plus proches.
La forme du boitier de la montre, son épaisseur ainsi que le matériau utilisé auront un impact sur le son de la répétition minute.