Resurrection (film, 2025)
Film de Bi Gan sorti en 2025
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Resurrection ou Résurrection (chinois simplifié : 狂野时代 ; pinyin : ; litt. « Les Temps forts ») est un film franco-chinois réalisé par Bi Gan et sorti en 2025.
| Titre original |
狂野时代 Kuángyě Shídài |
|---|---|
| Réalisation | Bi Gan |
| Scénario | Bi Gan |
| Musique | M83 |
| Acteurs principaux |
Jackson Yee Shu Qi |
| Sociétés de production |
Huace Pictures Dangmai Films Obluda Films CG Cinema Arte France Cinéma |
| Pays de production |
|
| Genre | Policier, science-fiction |
| Durée | 160 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le film est sélectionné au Festival de Cannes 2025 en compétition officielle[1], où il reçoit le prix spécial du jury.
Synopsis
Dans un monde où les humains ne rêvent plus pour rester immortels, les derniers à s'y adonner sont connus sous le nom de « Rêvoleur ». Une femme rencontre l'un d'eux au bord de la mort, et explore ses rêves successifs pour le comprendre et saisir ce qui le pousse à rêver. Chacun de ses rêves correspond à l'un des cinq sens, et se déploie selon un genre cinématographique distinct sur plusieurs périodes du XXe siècle en Chine.
La première séquence, celle de la vue, se déroule dans les années 1920 pendant les débuts de la république de Chine, à la suite de la chute de la dynastie Qing. La deuxième est celle de l'ouïe, et prend place pendant la guerre civile chinoise et la seconde guerre sino-japonaise, dans les années 1930 et 1940. La troisième séquence, celle du goût, se passe pendant la révolution culturelle des années 1960 et 1970. La séquence de l'odorat, la quatrième, se déroule pendant les années 1980, au moment de la réforme économique chinoise après la mort de Mao Zedong. Enfin, la dernière séquence est celle du toucher et prend place le , dans l'angoisse du passage à l'an 2000 et sous l'influence culturelle de Taïwan et Hong-Kong, tout juste rétrocédée à la Chine[2].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre français : Resurrection[3] ou Résurrection[4],[5]
- Titre original : 狂野时代, Kuángyě Shídài[6],[7]
- Réalisation : Bi Gan
- Scénario : Bi Gan
- Musique : M83
- Photographie : Dong Jingsong
- Montage : Bi Gan
- Décors : Qiang Liu
- Costumes : Wen-Ying Huang
- Son : Danfeng Li
- Supervision des effets spéciaux : Chi-Kit Chan, Wu Songyi et Liu Strilen
- Production : Shan Zuolong, Yang Lele et Charles Gillibert
- Sociétés de production : Huace Pictures, Dangmai Films, Obluda Films, CG Cinema, Arte France Cinéma
- Société de distribution : Les Films du losange (France)[8]
- Pays de production :
Chine -
France - Langue originale : mandarin
- Format : couleur
- Genre : policier, science-fiction
- Durée : 160 minutes
- Dates de sortie :
- France : (Festival de Cannes)[1] ; (sortie nationale)[8]
Distribution

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- Jackson Yee : le Rêvoleur
- Shu Qi : la Grande Autre
- Mark Chao : le Commandant
- Li Gengxi : Tai Zhaomei
- Huang Jue (zh) : M. Luo
- Chen Yongzhong : l'esprit de l'amertume
- Guo Mucheng : la petite fille
- Zhang Zhijian (zh) : le vieux maître
- Chloe Maayan : la fille de service
- Yan Nan : l'instrumentiste
Production
Le film de Bi Gan, initialement sans titre, est annoncé en 2021 par la société de production Huace Pictures[9]. Bien que les premières dépêches indiquent que le tournage commence en 2022[10], Bi Gan finalise le scénario en , sous le titre Resurrection. Le tournage débute à la mi- et se poursuit jusqu'en septembre[11],[12] ; il a ensuite repris au quatrième trimestre 2024 et s'est achevé en [12],[13].
Le Chinois Jackson Yee, star de la chanson du cinéma, et la Taïwanaise Shu Qi sont cités pour les rôles principaux. Dong Jingsong est engagé comme chef opérateur, ayant déjà travaillé avec Bi Gan sur Un grand voyage vers la nuit[14].
La bande originale est confiée au groupe français M83[15].
Après la première projection à Cannes, le film retourne en post-production dans l'objectif d'ajuster quelques détails, aboutissant à une version finale plus longue de quatre minutes. Bi Gan déclare « avoir abouti complètement à la version » qu'il souhaitait[16].
Exploitation
Le , soit seulement cinq jours avant l’ouverture de l'événement, il est annoncé que Resurrection serait présenté en compétition au 78e Festival de Cannes le [17],[18]. Son ajout de dernière minute, absent de la sélection officielle dévoilée le , est attribué à la fin tardive de sa production[19] et des contraintes liées à la censure chinoise[20].
Le film sort le en France et le aux États-Unis.
En Chine, il obtient rapidement un grand succès au box-office malgré son statut de film d'auteur, en engrangeant 23 millions d'euros de recette pour 5 millions d'entrée en deux semaines d'exploitation[21].
Accueil
Le film est favorablement accueilli par la presse française : le site Allociné donne une moyenne de 3,7⁄5, d'après l'interprétation de 32 critiques de presse[22]. Pour Le Monde, la « nouvelle odyssée visuelle de Bi Gan, d’une époustouflante inventivité formelle, ne ressemble à aucun autre film »[23]. Selon Le Point, le film « impose sa propre logique, entre hommage au 7ème art, rêverie bouddhiste autour de la réincarnation et critique politique acérée » [24]. Libération loue un « dernier geste insensé qui déchire le ciel de nos imaginaires, embrassant tout ce qui a pu nous faire frémir à la lueur d’un immense écran » et estime que « si l’ambition virtuose imprègne chacun de ses plans, la démonstration de force est d’une douceur inouïe, suscitant un étrange et très agréable état d’apesanteur »[25].
Dans l'émission Le Masque et la Plume sur France Inter, toutes les critiques louent la beauté du film mais certaines sont décontenancées par l'absence d'histoire concrète. Pour Arianne Allard, critique française de cinéma, « c'est un film boursouflé et magnifique », elle le trouve bouleversant et d'une grande ambition et loue l'« hommage splendide à la salle de cinéma » qui y est fait. Nicolas Schaller, journaliste à L'Obs, trouve que le film est « splendide esthétiquement » mais qu'il veut raconter beaucoup de choses et reste assez sibyllin, il pointe la censure chinoise qui rend selon lui le film désincarné par rapport à ses ambitions. Pour Marie Sauvion, journaliste à Télérama, le film est « sublime et abscond », elle loue la beauté plastique de l'œuvre mais regrette un manque d'histoire et de personnage et trouve que le film « ne produit pas beaucoup d'émotions ». Quant à Christophe Bourseiller, journaliste à France Inter, il compare le film à une galerie d'art contemporain car selon lui « c'est absolument magnifique mais on se perd dedans et on ne comprend rien »[26].
Distinctions
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Récompenses
- Festival de Cannes 2025 : Prix spécial[27]
- Chlotrudis Awards 2026 : meilleurs décors pour Qiang Liu
- Festival international du film d'Istanbul 2026 : prix spécial du jury
Nominations
- Chlotrudis Awards 2026 :
- Meilleure photographie pour Dong Jingsong
- Meilleur montage pour Bi Gan