Service général du renseignement et de la sécurité

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Le Service général du Renseignement et de la Sécurité ou SGRS (néerlandais : Algemene Dienst Inlichting en Veiligheid (ADIV) ; en allemand : Allgemeiner Nachrichten- und Sicherheitsdienst) est un des deux services de renseignement de la Belgique. Il dépend du ministère de la Défense. Son homologue civil est la Sûreté de l'État, dépendante du Service public fédéral Justice.

RégionDrapeau de la Belgique Belgique
Création
Ancien nomSûreté de l'Armée
Faits en bref Situation, Région ...
Service général du renseignement et de la sécurité des Forces armées
Logo de l'organisation
Logo du SGRS.

Devise : « Quaero et tego
 Je cherche et je protège. ») »

Situation
Région Drapeau de la Belgique Belgique
Création
Ancien nom Sûreté de l'Armée
Domaine Service de renseignement
Contrespionnage
Siège Quartier Reine Élisabeth
Rue d'Evere 1 - Bloc 12
1140 Evere
Coordonnées 50° 52′ 21″ N, 4° 25′ 24″ E
Langue Allemand
Français
Néerlandais
Organisation
Effectifs > 900 (2024)
Dirigeant Général-major Stéphane Dutron
Dépend de Ministère de la Défense

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Histoire et compétences

Les missions du SGRS sont déterminées à l'article 11 de la « Loi organique des services de renseignement et de sécurité » du (Moniteur Belge du ).

Les agents de ce service exercent dans la discrétion afin de garantir, entre autres, la sécurité des Belges expatriés ou pour prévenir des menaces étrangères sur les Belges et leurs intérêts. Ils sont dès lors tenus au secret professionnel.

Le Chef du SGRS est simultanément le sous-chef d'état-major Renseignement et Sécurité (Assistant Chief of Staff Intelligence and Security – ACOS IS). Il est donc à la fois soumis à l'autorité directe du Ministre chargé de la défense[1] et du chef d'État-Major[2].

Le SGRS est contrôlé de près par le Comité permanent de contrôle des services de renseignement (« Comité R », dépendant du Parlement), disposant d'un site web et publiant des rapports sur le fonctionnement même dudit service ainsi que de son homologue civil, la Sûreté de l'État.

Le SGRS fournit, comme d'autres services, l'OCAM (Organe de coordination pour l'analyse de la menace) en information et renseignements. L'OCAM est chargé de l’analyse de la menace en matière de terrorisme et d’extrémisme.

Avec l’augmentation de la menace terroriste dans les années 2010 et les dysfonctionnements constatés lors des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, le SGRS s'est vu renforcé.

En , la hiérarchie de la SGRS est accusée par plusieurs de ses membres ou anciens membres de volontairement saboter certaines opérations de contre-espionnage en raison de conflits d'intérêts[3].

Après 2022 et le lancement de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Belgique lance un renforcement et une réforme en profondeur de ses services de renseignement. Le pays abritant de nombreux sièges d'institutions européennes ainsi que le siège de l'OTAN, il est particulièrement ciblé par les opérations russes, d'où l'expulsion de plus de 70 agents russes[4].

En parallèle, les dispositions législatives sur la contre-ingérence et le contre-espionnage sont durcies, tandis qu'une loi autorise l'usage de l'intelligence artificielle pour la détection et la lutte contre les menaces étrangères. La coordination avec l'agence civile de renseignement du pays, la Sûreté de l'État (VSSE), est également renforcée, avec la mutualisation de certaines capacités de cyberdéfense ou de contre-espionnage. Des « houses thématiques » sont créées sur des régions géographiques ou des dossiers précis[4].

En mai 2026, un ancien haut responsable du SGRS est nommé vice-chef de la Défense, numéro deux de l'armée, indiquant la montée en puissance du service de renseignement dans l'état-major. En parallèle, Stéphane Dutron, chef du service, est promu général[4].

Missions et activités

Renseignement

Les différents piliers du renseignement du SGRS ont pour missions : de rechercher, d'analyser et de traiter le renseignement relatif à toute activité qui menace ou pourrait menacer l'intégrité du territoire national, les plans de défense militaires, l'accomplissement des missions de la Défense, la sécurité des ressortissants belges à l'étranger ou tout autre intérêt fondamental du pays. Les produits d'analyse et autres évaluations sécuritaires sont transmis aux plus hautes autorités de l'État.

Les différents piliers du Renseignement du SGRS sont donc responsable du recueil du renseignement, aussi bien sur le plan stratégique qu'opérationnel. Dans ce cadre, la recherche du renseignement est essentiellement axée sur l'étranger. Le renseignement stratégique vient en appui du processus de prise de décision des responsables politico-militaires.

Le renseignement opérationnel est principalement destiné aux Composantes, et selon le cas, aux commandants d'unités en opération extérieure.

Sécurité

La direction Sécurité du SGRS est chargée de la sécurité militaire du personnel appartenant au département de la Défense, ainsi que de la sécurité des installations militaires, de l'armement, des munitions, des équipements, des plans et documents et des systèmes informatiques et de communication.

Cette mission porte également sur la protection du secret lié aux engagements internationaux de la Belgique ou lié à l'accomplissement des missions de la Défense. La Direction Sécurité est également responsable de l'exécution d'enquêtes de sécurité, précédant l'octroi d'une habilitation de sécurité. Une telle habilitation est requise pour la prise de connaissance d'informations classifiées. Ces habilitations peuvent être délivrées au personnel militaire ou civil du département de la Défense ou, dans le cadre d'un contrat commercial, au personnel d'une firme privée.

Toutes les activités liées à la sécurité sont centrées sur les forces armées belges et sur les installations militaires alliées en Belgique. Si nécessaire, elles peuvent être exercées au profit d'unités belges qui sont déployées à l'étranger.

Direction

  • Général-major José Michaux ( - )[5]
  • Vice-amiral Michael Hellemans ( - )[6]
  • Général-major (puis lieutenant-général) Eddy Testelmans ( - )[7],[8]
  • Lieutenant-général aviateur Claude Van de Voorde ( - )[9]
  • Général-major Philippe Boucké ( - )[10]
  • Vice-amiral Wim Robberecht ( - )[11]
  • Général-major (puis général) Stéphane Dutron (depuis le )

Notes et références

Liens externes

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