SS Waratah
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Le SS Waratah était un paquebot britannique armé par la Blue Anchor Line. Ce navire lancé en effectuait la liaison entre l'Europe et l'Australie. En , alors que le paquebot partait de Durban en direction du Cap, il a disparu avec 211 passagers et membres d'équipage. Les circonstances du naufrage n'ont jamais été élucidées, et le Waratah, dont l'épave n'a pas été retrouvée, est l'un des grands mystères de l'histoire maritime.
| Waratah | |
| Type | Paquebot |
|---|---|
| Histoire | |
| Chantier naval | Barclay Curle |
| Lancement | |
| Mise en service | |
| Statut | Disparu au sud de Durban en juillet 1909. Causes exactes inconnues. |
| Équipage | |
| Équipage | 154 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 141,7 m |
| Maître-bau | 18 m |
| Tonnage | 16 000 tjb |
| Propulsion | Turbine à vapeur |
| Vitesse | 13 nœuds (25 km/h) |
| Caractéristiques commerciales | |
| Passagers | 432 en cabines, environ 700 en entrepont |
| Carrière | |
| Armateur | Blue Anchor Line |
| Pavillon | |
| modifier |
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Carrière

Construit par Barclay Curle & Co dans Whiteinch, Glasgow (Écosse) le Waratah était destiné à devenir un navire majeur de la compagnie Blue Anchor Line. Il servait à faire la liaison entre l'Europe et l'Australie. Le paquebot de 150 mètres de long comprenait cent cabines de première classe, ainsi que plusieurs installations comme un salon de musique, un fumoir, un pont promenade, ainsi qu'une nurserie. Ses soutes (chargées habituellement de marchandises) pouvaient également être converties en grands dortoirs pouvant contenir près de 700 passagers d'entrepont. Le Waratah n'était pas équipé de la radio, mais ce n'était pas inhabituel pour l'époque. Le paquebot possédait un double fond et sa coque était divisée en huit compartiments étanches. Le nom Waratah correspond à au Telopea speciosissima, arbustre endémique de la Nouvelle-Galles du Sud.
Le , le paquebot a effectué son voyage inaugural en partant de Londres avec 689 passagers de troisième classe et 67 passagers de première classe. Son capitaine était Joshua E. Ilbery, vétéran de la Blue Anchor Line, qui disposait de 30 ans d'expérience à naviguer sur les mers.
Le , le Waratah a entamé son deuxième voyage en direction de l'Australie. Le paquebot s'est ensuite préparé à quitter Melbourne le , avec des escales à Durban et au Cap, avant de regagner Londres.
Disparition
Le Waratah a quitté Durban le avec 211 passagers et membres d'équipage. Le , les conditions météorologiques se sont rapidement détériorées. Le vent atteignait des rafales à 90 km/h, alors que des vagues de 9 mètres de haut se formaient. Le soir du , le liner Guelph de l'Union-Castle a aperçu un navire et échangé des signaux lumineux, mais à cause du mauvais temps et de la mauvaise visibilité il ne pouvait qu'identifier les trois dernières lettres du nom du paquebot, qui étaient « T-A-H ». Un deuxième navire, le Clan McIntyre semble être le dernier à avoir échangé des signaux avec le Waratah.
Le Waratah, censé atteindre Le Cap le , n'arriva jamais à destination.
Recherches
Les autorités maritimes locales envoyèrent un remorqueur à la recherche du paquebot au bout de plusieurs jours (on pensait au départ que le paquebot avait été ralenti par la tempête), avant que l'Amirauté britannique ne lance trois navires arpenter la route empruntée par le Waratah. Le , les recherches furent stoppées. À ce jour, aucune trace du navire n'a jamais été retrouvée.
Hypothèses
L'enquête consécutive à sa disparition a soulevé quelques rapports contestés sur l'instabilité du navire durant ce voyage. Il y a eu quelques discussions entre les propriétaires et les constructeurs à propos de l'arrimage des marchandises pour le voyage de retour vers l'Angleterre.
La Cour, réunie le établit que la stabilité du paquebot était mauvaise, bien qu'aucun document, rapport ou correspondance avec les chantiers n'évoque cette instabilité. Les conclusions de la Cour, rendues le , affirmèrent que le Waratah sombra sans laisser de traces, après avoir essuyé une très forte tempête. Cependant, les causes exactes de ce naufrage n'ont jamais été clairement définies.
L'hypothèse la plus avancée est généralement celle d'une vague scélérate que le navire aurait rencontré au large des côtes de l'Afrique du Sud. Cet incident aurait alors provoqué un naufrage rapide.
Scénario Possible
Le Scénario de la Catastrophe () 02h00 – La zone de danger : Le Waratah progresse péniblement vers Le Cap, luttant contre un vent de sud-ouest de force 10. Il se trouve exactement là où le courant des Aiguilles (venant du nord-est à 4-5 nœuds) percute de plein fouet la houle antarctique. Ce choc crée des "trous" dans la mer et des vagues pyramidales.
03h30 – L'instabilité critique : Le navire est lourdement chargé de minerai de plomb et de concentré de cuivre dans ses cales inférieures, mais il possède des ponts supérieurs massifs pour les passagers. Son "métacentre" (point d'équilibre) est trop bas. À chaque roulis, le navire met de plus en plus de temps à se redresser. Il est "tendre" (tender ship).
04h15 – La Vague Scélérate : Dans l'obscurité totale, une onde de translation géante (une vague scélérate d'environ 25 mètres) se dresse devant le navire. C'est un mur d'eau vertical. Le Waratah plonge de l'étrave dans le "trou" qui précède la vague, puis la masse d'eau s'abat sur le pont avant.
04h17 – Le Chavirage (Le point de non-retour) : Sous le poids de centaines de tonnes d'eau sur le pont, le navire accuse une gîte (inclinaison) de plus de 45 degrés. À cet instant précis, le minerai de plomb dans la cale glisse brutalement vers le côté incliné. Le centre de gravité se déplace. Le navire ne peut plus se redresser.
04h20 – L'engloutissement : Le navire se retourne complètement (il fait "tête à queue"). L'air est emprisonné dans la coque, ce qui maintient le navire à flot à l'envers pendant quelques minutes, mais la pression finit par faire exploser les écoutilles ou les vitrages. Le Waratah coule à la verticale, par l'arrière ou l'avant, emportant tout avec lui. C'est pour cela qu'aucun canot n'a été mis à l'eau et qu'aucun débris n'a flotté : tout a été aspiré ou emprisonné.
Installations
Références
- « The Loss of the Waratah », The Times, p. 24
- (en) « Waratah Wreck Update » [archive du ], sur NUMA (National Underwater and Marine Agency)
- (en) Waratah, liste de l'équipage
- (en) Waratah, liste des passagers
- Esther Addley, « Sea yields our Titanic's Resting Place », The Weekend Australian,
- Sue Blane, « The Week in Quotes », Financial Times,
- John Harris, Les Vaisseaux fantômes, 1989, Mandarin, (ISBN 0-7493-0043-4)
- Alan Laing, « Shipwreck expert abandons hunt for Clyde liner », The Herald,
- Tom Martin, « Almost a century after she vanished, scientists could now be on the verge of solving riddle of SS Waratah's last voyage », Sunday Express,
