Saïd Al-Kamali
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Saïd Al-Kamali, ou de son nom complet Saïd Ben Mohammed Al-Kamali (en arabe : سعيد الكمالي), né le dans la ville de Rabat au Maroc, est un théologien musulman, juriste malikite, spécialiste du Hadith et professeur universitaire.
| Naissance | |
|---|---|
| Nom dans la langue maternelle |
سعيد بن محمد الكمالي |
| Nom de naissance |
Saïd Ben Mohammed Al-Kamali |
| Surnom |
Cheikh Al-Kamali |
| Nom court |
سعيد الكملي |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
| A travaillé pour | |
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| Chaire | |
| Religion | |
| Idéologie | |
| Mouvement | |
| Maître |
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| Directeur de thèse |
Fārūq Ḥammāda (d) |
| Site web |
| Cheikh |
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Biographie
Formation et éducation
Il est titulaire d'un master en tourisme et a réalisé une thèse en sciences islamiques. En parallèle de ce parcours universitaire, il a suivi une formation religieuse traditionnelle rigoureuse en mémorisant le Coran dès le plus jeune âge, ainsi que de recueils de hadiths[1].
Après avoir mis fin à un emploi bien rémunéré[3], pendant six années consécutives, il se rendit chaque semaine à Marrakech auprès du cheikh Abdul Rahim Nabulsi[3], jusqu'à ce qu'il soit autorisé à enseigner les dix lectures. Al-Kamali mémorisa également dans son cursus, de nombreux textes[3].
Il s'entourera de nombreux savants et professeurs comme le Cheikh Abdul Rahim Nabulsi au début de sa formation islamique, mais également les Cheikh Farouk Hamada, Mohammad al-Roubi, Mustafa Al-Najjar, Ahmad Ibn Al-Siddiq al-Ghomari ainsi que Muhammad al-Amin Boukhabza al-Hassani[4].
Voyages et cercles d'érudits
Al-Kamali entreprit plusieurs voyages auprès de savants comme à Chinguetti (en Mauritanie), où il rencontra l'imam Mohamed El Hassan Ould Dedew et étudia auprès du cheikh Ahmed Ould Al-Murabit[4]. Il étudia également auprès de Mohamed El Hassan Ould Dedew, qui l'autorisa à faire enseigner Al-Muwatta, Al-Alfiyya Al-Iraqi, Nazm Al-Fasih et d'autres recueils de hadiths[4].
Après la Mauritanie viendra l'Égypte, où il côtoiera un nombre de savants et étudiants d'Al-Azhar[4]. En Arabie saoudite, il rencontra des imams comme Abdul-Muhsin al-Abbad[4], le cheikh Atiya Muhammad Salim, le juriste Muhammad al-Mukhtar bin Muhammad al-Amin al-Shanqiti[4] et l'imam Mohammed Saleh Al-Uthaymin[4].
Popularité
L'émergence du Cheikh sur la scène publique s'inscrit dans le contexte d'une réforme du champ religieux au Maroc, où l'État a cherché à promouvoir des "imams-stars"[1] et s'est appuyé sur les médias numériques et télévisés pour diffuser un islam national officiel[1].
À partir de 2011, il se fait connaître en animant une émission hebdomadaire sur la chaîne religieuse marocaine Assadissa, où il commente des recueils classiques de jurisprudence. Étant francophone en plus de parler l'arabe, il profite d'un public marocain bien implanté en France pour y multiplier les séminaires depuis 2013 (à Paris, au Havre, à Nancy)[1].
Il organise régulièrement des séminaires et conférences à travers le Maroc[5] mais également dans le monde arabe[6].
Théologie
Sur le plan théologique, il défend fermement le malikisme[1] et critique vivement l'approche qui consiste à vouloir interpréter directement le Coran et les hadiths sans s'affilier à une école juridique[1] ainsi, dénonce le comportement de certains salafistes contemporains à juger les autres musulmans d'« innovateur » (pratiquant la bid'a) pour des sujets soumis à la divergence[1].
Al-Kamali suit la méthodologie du salafisme malikite, en apportant certains contre-arguments face aux savants d'Arabie, et au salafisme exclusif. Le Cheikh conteste l'hégémonie de la norme saoudienne (liée au wahhabisme)[1]. Dans ses vidéos, il défend par exemple l'usage des habits traditionnels porté au Maroc (tout en respectant la prescription islamique à l'image du Haïk) face au vêtement saoudien (le djilbeb) et revalorise publiquement les savants marocains face à ceux de La Mecque[1].
Controverses
La présence d'al-Kamali dans le milieu théologique islamique fait l'objet de vifs débats, d'un côté, certains forums l'accusent d'incarner un « wahhabisme dissimulé » sous couvert d'enseignements malikites[1], lui reprochant de ne pas utiliser la méthodologie d'enseignement traditionnelle ou pointant ses liens passés avec le savant Mohamed El Hassan Ould Dedew[1].