Sabiha al-Shaykh Da'ud (1912-1975) est la première femme diplômée en droit d'Irak et une figure importante de la lutte pour les droits des femmes[1],[2]. Elle et Zakia Hakki deviennent les premières femmes juges d'Irak, respectivement en 1956 et 1959[3],[4].
Le père de Da'ud, Ahmad al-Shaikh Da'ud, figure parmi les dirigeants irakiens arrêtés lors du soulèvement irakien de 1920 et exilés par la suite. Sa mère, Na'ima Sultan Hamuda, est également active politiquement: en 1919, elle encourage Gertrude Bell à assurer l'éducation des filles, en 1920, elle dirige un comité de femmes à Bagdad pour soutenir le soulèvement, et en 1923, elle est l'une des membres fondatrices du Club du réveil des femmes.
Da'ud est l'une des premières filles à recevoir une éducation publique en Irak. En 1936, elle devient la première femme à étudier le droit à l'École nationale supérieure de droit d'Irak, bien qu'elle est contrainte de suivre les cours séparément de ses camarades masculins[5]. Elle s'engage activement au sein de l'Union des femmes irakiennes, une organisation nationaliste féminine. Directrice de deux de ses sections depuis les années 1940, elle devient vice-présidente de l'Union au début des années 1950. Son récit de l'histoire du mouvement féministe irakien sert de principale source à l'ouvrage de Doreen Ingrams(en), The Awakened, le premier ouvrage de référence en anglais consacré au mouvement des femmes en Irak[5].
Travaux
Awwal al-Tariq Ila al-Nahda al-Niswiyya fi al-'Iraq (Le début du chemin vers l'éveil des femmes en Irak)[6]
12(en) Ruth Margolies Beitler et Angelica R. Martinez, Women's Roles in the Middle East and North Africa, Greenwood Press, (ISBN9780313362408, lire en ligne), p.127-
↑(en) Zahra Ali, Women and Gender in Iraq: Between Nation-Building and Fragmentation, Cambridge University Press, (ISBN9781108126113, lire en ligne)