Saint-Paul-d'Abbotsford

municipalité au Québec (Canada) From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Paul-d'Abbotsford (localement appelée Saint-Paul) est une municipalité dans la municipalité régionale de comté de Rouville au Québec (Canada), située dans la région administrative de la Montérégie[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Paul-d'Abbotsford
Saint-Paul-d'Abbotsford
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Montérégie
Subdivision régionale Rouville
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Lucie Massé Jutras
(2025-2029)
Code postal J0E 1A0
Constitution
Démographie
Gentilé Abbotsfordien et Abbotsfordienne
Population 2 886 hab. ()
Densité 36 hab./km2
Code géographique 2455015
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 00″ nord, 72° 53′ 00″ ouest
Superficie 8 020 ha = 80,2 km2
Localisation
Dans la MRC : Rouville.
Liens
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La désignation de St-Paul-d'Abbotsford remonte aux années 1830. «Saint-Paul fait référence au nom du saint patron sous lequel les Anglicans ont décidé de placer leur paroisse fondée en 1822. Quant à Abbotsford, il vient de l'amalgame et de la contraction des noms de famille de Joseph Abbott, premier pasteur anglican résidant [à St-Paul], et de son épouse, Harriett Bradford.»[2]

Or, cette explication, communément véhiculée et reprise depuis l'hypothèse émise par John Manson Fisk en 1916, de l'origine du terme Abbotsford a été méthodiquement remise en question par l'historien Gilles Bachand. «Il apparaît clairement [...] que les lettres FORD ajoutées au nom ABBOTT viennent de la rivière que l’on pouvait passer à gué (Fordable River).» Ladite rivière correspond à «la rivière Barbue [anciennement Catfish] qui effectivement prend sa source au pied du mont Yamaska devant le village actuel.»[3]

Roche à l'entrée ouest du village. Page Facebook de la Municipalité de St-Paul-d'Abbotsford. Mai 2016

Logo de la municipalité (2001)

«Le ciel bleu et clément indique clairement qu’à Saint-Paul-d’Abbotsford, il n’y a pas d’ombre au tableau. Le mont Yamaska s’y profile, véritable symbole de la municipalité. Les lignes évoquent la croissance et l’élan de Saint-Paul-d’Abbotsford par leur mouvement et parce qu’elles vont de petit à grand. Elles représentent également les sillons des terres agricoles. Un peu comme les strates d’un arbre sur lesquelles on compte les années, elles rappellent la généalogie de la municipalité… une municipalité riche en histoire et en culture.»[4],[5]

Histoire

Histoire[6],[7],[2] :

La période précoloniale est marquée par la présence des Abénaquis (ou Abénakis), de la famille algonquienne dans la région. La rivière Yamaska («là où poussent les joncs») et la rivière Noire sont des voies de circulation. La montagne est nommée «Wigwömadenek» («montagne en forme de grande maison»)[2]


La fin du 18e siècle et la première moitié du 19e siècle sont caractérisées par la colonisation francophone et anglophone. Ces communautés s'organisent autour de leurs communautés religieuses.

  • 1790: Arrivée des premiers colons (francophones), s’établissant à l'extrémité nord du Grand rang Saint-Charles, entre la rivière Noire et la montagne
  • 1812: Arrivée de la première vague de migration importante (anglophones)
  • Vers 1820: Établissement de la St. Paul's Episcopal Church, à "Yamaska Mountain"
  • 1822: Construction de l'église épiscopale St. Paul (église anglicane)
  • 1825: Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Yamaska Mountain. Il prendra le nom d'Abbotsford en 1829
  • Entre 1830 et 1845: notre localité est généralement désignée sous le nom de St-Paul d'Yamaska. En 1845, la communauté anglophone obtient la désignation de St-Paul d'Abbotsford. La paroisse catholique, pour sa part, prend le nom de St-Paul Apôtre en 1863[2].
  • 1833: Consécration de l'église St. Paul's Abbotsford par l'évêque anglican de Montréal
  • 1839: Construction de l‘église Abbotsford’s United
  • 1855: Constitution de la paroisse catholique Saint-Paul et de la municipalité de paroisse Saint-Paul-d’Abbotsford. Cette paroisse, un démembrement de Saint-Pie, Saint-Césaire, Ange Gardien et des «Townships» de Milton et de Granby, devait porter le nom de Saint-Paul Apôtre[8].
  • 1855-1857: Construction de l‘église catholique Saint-Paul, de style néogothique, au coeur du village. Chantier original: Louis Bédard, maître-maçon de St-Pie; Solyme Stébenne, charpentier de St-Césaire; Pierre Stébenne, menuisier de St-Césaire[2],[9].
  • : Dirigée par le curé Provençal, la première messe est tenue dans l'église catholique, alors encore en chantier, sans fenêtres ni portes[2].
  • 1856: Construction du premier presbytère, à côté de l'église catholique. Il sera remplacé par un second en 1877[2].
  • 1857: Nomination du premier curé résidant de la paroisse. Construction du jubé dans l'église catholique, par contrat à Antoine Robert[2].


La fin du 19e siècle voit l'ébauche de la vie associative civile ainsi que la construction d'infrastructures telles que le chemin de fer, l'aqueduc, le service téléphonique, le service policier, le tramway, l'électricité, etc.

  • 1874: Création de l’Association des producteurs de fruits d’Abbotsford, la Fruit Growers Association of Abbotsford. En 1876 se tient la première exposition annuelle, à Abbotsford. Le , l'O.B.N.L. Héritage organise la célébration communautaire du 150e anniversaire de cette association, au Hall Fisk.
  • 1878: Passage du premier train
  • 1879: Premier tronçon d'aqueduc, au cœur du village. Il sera bonifié en 1905.
  • 1882: Débuts de l'extraction du granite à la carrière située au nord-ouest du mont Yamaska. Fin des activités au début du 20e siècle.
  • 1888: Construction du presbytère à côté de l'église anglicane, au 175, rang de la Montagne
  • 1888: Service téléphonique (Bell) au village. Une station "centrale" (dans la résidence de Mme David Sharkey qui agit comme répartitrice) y est en activité de 1906 à 1929.
  • 1896: Déménagement du cimetière, derrière l'église, vers le site actuel, à l'extrémité ouest du village[2]
  • 1898: Construction de la salle communautaire Church House du «rang des anglais» (Hall Fisk), au 185 rang de la Montagne. D'importants travaux de restauration auront lieu de 2018 à 2022, orchestrés par l'O.B.N.L. Héritage Abbotsford
  • 1909: Décoration intérieure de l'église catholique par Toussaint-Xénophon Renaud
  • 1913-1914: Installation de l'orgue (Casavant Frères, opus 548) dans l'église catholique. Déplacement de l'orgue dans les années 1960 pour des raisons inconnues. Restauration et remise dans son état et dans sa position d'origine en 1999 au coût de près de 50 000$; levées de fonds grâce aux concerts Bagatelles depuis 1993 notamment[10],[9],[11].
  • 1915: Instauration d'un service de police municipal. Le dernier policier sera Jacques Brodeur en 1976.
  • 1915: Ouverture du tramway. Ce train électrique faisant la navette entre Granby et Montréal sera actif jusqu'en 1950.
  • 1920: Début d'un boom immobilier
  • 1924: Construction du réservoir d'eau potable du village, chez Herbert Buzzell (aujourd'hui au 1135, rue Principale Est)
  • 1925: Arrivée de l'électricité au village
  • 1925: Construction de la nouvelle école du village, en brique, sur le site de l'ancienne école «de rang» no.1. Cette nouvelle école deviendra le Couvent St-Joseph en 1930, puis sera renommée école St-Joseph et finalement, en 2002, école Micheline-Brodeur[12],[13]. L'école souligne son centenaire en 2025.
  • 1925: Formation du Cercle des fermières de Saint-Paul-d'Abbotsford. En 2025, l'Assemblée nationale du Québec honorera son centenaire.
  • : Arrivée de quatre religieuses fondatrices du Couvent St-Joseph, de la congrégation des Sœurs de St-Joseph de St-Hyacinthe. Les dernières religieuses quitteront en [8].


L'après-guerre et les décennies 1950, 1960 et 1970 voient l'épanouissement de la vie associative, récréative et entrepreneuriale chez la communauté canadienne-française, en phase avec la Révolution tranquille.

  • 1944: Formation du sous-conseil 1093 des Chevaliers de Colomb, à St-Paul, qui deviendra en 1948 le conseil 3105.
  • 1945: Fondation du Club de ski du Mont St-Paul (Mont St-Paul Ski Club). À la fin des années 1970, le Centre de Plein-Air établit des pistes de ski de fond sur le flanc est du Mont Yamaska.
  • 1947: Fondation de la compagnie Construction St-Paul Ltée, par Almanzor Quenneville et Jacques Boulais[14]
  • 1950: Construction, à la suite d'un référendum, d'un nouveau réseau d'aqueduc, incluant notamment des bornes-fontaines
  • 1955-1956: Fêtes du Centenaire de la paroisse; Almanzor Quenneville à la direction de l'organisation[14]
  • 1956: Construction de l'école no.8, sur la rue Yamaska, localement nommée «le collège» ou encore «l'école des garçons». En a lieu la cérémonie de bénédiction solennelle de la nouvelle école, cérémonie présidée par l'abbé Évangéliste Larocque, en présence du ministre Laurent Barré[15]. En 1980, les élèves seront rapatriés vers l'école primaire de la rue Ste-Anne[2]. En 1994-1995, le projet d'un promoteur d'ouvrir un centre de réhabilitation pour toxicomanes dans l'école désaffectée créé un tollé citoyen culminant en pétition de 1010 signataires; le projet avorte[16].
  • : Premier passage de l'émission «La soirée canadienne», animée par Louis Bilodeau. Le second sera en 1980.
  • 1962: Fondation de la Pépinière Abbotsford, par Jean-Claude Paquette, sur les bases de la pépinière H.C. Downham. Trois générations de Paquette s'y succéderont[17].
  • 1967: Début du développement domiciliaire de la Villa Fortier
  • 1968: Construction de l'hôtel de ville au 926, rue Principale Est. Le bâtiment est divisé en deux parties, soit l'hôtel de ville à l'avant et la caserne des pompiers à l'arrière
  • 1975: Inauguration d'un nouveau bâtiment pour la Caisse populaire Desjardins, au coin des rues Codaire et Principale[11]
  • 1975: Formation du Club de l'Âge d'or, qui fera l'acquisition du bâtiment du 11-13 rue Codaire en 1986.
  • 1975: Installation de l'Institut Notre-Dame de Vie à St-Paul, dans le rang de la Montagne. En 1981, un bâtiment d'envergure est construit sur le site.
  • 1975: Fondation des Industries N.R.C. Inc. par Norbert Pigeon, Raynald Pigeon et Colette Ménard (Pigeon)[18]
  • 1977: Fondation du Club Radio C.B. St-Paul[11]
  • 1979: Fondation des Miladies Inc. (danse, ballet), par Colette Compagnat (Brodeur)
  • 1980: Année des festivités du 125e de St-Paul-d'Abbotsford; Murielle et Réal Bernard à la direction du comité organisateur. Sergines et Claude Lacoste incarnent les personnages de «madame et monsieur 125[19],[20]
  • 1980: Fondation de la Société d'histoire des Quatre Lieux
  • 1980: Inauguration de la première bibliothèque municipale, modeste, dans une pièce du 2e étage d'une résidence au 1042, rue Principale Est. En 1990, la bibliothèque déménage dans le bâtiment de l'hôtel de ville. En 2005, elle prend le nom de Bibliothèque Azarie-Couillard-Després. Nouvelle inauguration en , à la suite d'un réaménagement majeur[21].
  • 1980: Second passage de l'émission "La soirée canadienne", animée par Louis Bilodeau
  • 1981: Fondation du Club Optimiste[11], qui parrainera la fondation du Club Octogone, pour les 13-18 ans, en 1983


Le tournant des années 1990 et les décennies suivantes sont marquées par la mise à niveau des infrastructures existantes (loisirs, services et bâtiments municipaux) au village et par un souci croissant de préservation du patrimoine naturel et bâti.

  • 1988-1989: Construction d'un bâtiment distinct de l'hôtel de ville pour héberger la caserne des pompiers
  • 1991: Incendie suspect de l'église baptiste sur le rang de la montagne; cette église datant de 1856, financée par d'anciens Patriotes excommuniés du catholicisme, avait été déménagée depuis Émileville[22]. Création de la Fondation pour la conservation du Mont Yamaska, par Jean-Marie Boissonnault[23]
  • 1992: Fondation des Randonneurs du Mont-Yamaska, par Ghyslaine Beaudry[24]
  • 1994: Fermeture de la voie ferrée Granby-Montréal. Le tronçon sera recyclé en piste cyclable
  • 1995: Grands travaux d'infrastructures au village: installation d'un réseau d'égouts, remplacement du réseau d'aqueduc et du réseau pluvial, réfection des trottoirs et des bordures
  • Janvier 1998: Crise du verglas; pannes d'électricité, fermeture de l'école primaire, présence des Forces armées canadiennes, les érablières sont fortement endommagées[25].
  • 1998: Création du CPE L'Amus'Ailes, sur le site de l'ancien collège de la rue Yamaska. Ouverture officielle le [5]. Restructuration et rénovations majeures en 2006, pour répondre aux nouvelles exigences provinciales[23].
  • Avril 2004: Attribution d'un statut patrimonial à l'ensemble religieux [du rang de la montagne] de Saint-Paul-d'Abbotsford, par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Cet ensemble comprend l'église anglicane St. Paul's Abbotsford (1822) et l'église Abbotsford’s United (1839) et leurs cimetières, un presbytère (1887-1888) et une salle communautaire (Hall Fisk, 1898). L'orgue-harmonium Warren (1873) de l'église anglicane St. Paul est classé à titre d'œuvre d'art. L'église anglicane héberge aussi des vitraux remarquables, dont le plus ancien date de 1894[26].
  • 2005: Création de l'organisme sans but lucratif (O.B.N.L.) Héritage Abbotsford, avec pour mission de veiller à l'entretien et à la restauration de l'ensemble religieux du rang de la Montagne
  • 2005: Année des festivités du 150e de St-Paul-d'Abbotsford; Jacques Viens à la présidence du comité organisateur. : journée culminante avec parade, souper, spectacle, feux d'artifice[27]
  • 2005: Un chalet est construit au sommet de la montagne et sème l'indignation de la population environnante, car l'autorisation de construire fut fournie par la municipalité de Saint-Paul-d'Abbotsford en tant que «cabane à sucre». Après de houleux débats, il est déterminé par le conseil municipal et la CPTAQ que le propriétaire de cette cabane à sucre ne peut l'utiliser que pour l'acériculture (ne pouvant donc pas légalement l'habiter). Le propriétaire a par la suite tenté de vendre sa construction pour 1,1 million de dollars, mais sans succès. En 2018, la municipalité acquiert le terrain et ses bâtiments pour la somme d'environ 300 000$. Le bâtiment principal, dégradé, est démoli en 2021. Le site est désormais consacré à la conservation de la biodiversité[28],[29].
  • 2007: Création de l'Association des artisans et du tourisme de Saint-Paul-d’Abbotsford[30]
  • : Référendum pour l'achat de la bâtisse occupée par la Caisse populaire Desjardins pour la somme de 660 000$; le Non l'emporte à 56%. Taux de participation de 57%[31].
  • : Ouverture de la friperie Passez au suivant[32]
  • : Saint-Paul-d'Abbotsford change son statut de municipalité de paroisse pour celui de municipalité[33].
  • 2009: Rénovation du plancher et des murs de l'église catholique[34]
  • 2011: L'école Micheline-Brodeur adhère au Programme d'éducation internationale; fin en 2020[35],[36]. Tournage en septembre de l'émission «La petite séduction» à St-Paul-d'Abbotsford, animée par Dany Turcotte, avec comme invité spécial Marc Hervieux; diffusion télévisuelle en 2012. Création de la Fondation les enfants de l'Opéra[37].
  • 2012: Travaux de réaménagements au parc des Loisirs et rénovation du centre communautaire[26].
  • 2014: Premier Demi-marathon tenu à St-Paul[37]
  • 2016: Mouvement citoyen «Vigile St-Paul», à la suite de la démission du maire
  • 2022: Célébrations du bicentenaire de l'église anglicane St. Paul's Abbotsford
  • 2023: Inauguration () du pumptrack et de la Zone ados Desjardins au parc des Loisirs.
  • 2024: Lancement () de la vidéo promotionnelle de St-Paul «Chez moi, c'est ici!». Retour de la balle-molle organisée avec la Ligue Senior de Softball de St-Paul-d'Abbotsford (LSSSPA)[38]. Inauguration () du nouvel hôtel de ville au 980, rue Principale Est, à la suite de l'acquisition le du bâtiment du 1, rue Codaire et des terrains adjacents (stationnement central du village)[39].
  • 2025: Inauguration () de l'espace de cotravail CultivEspace, à l'étage du nouvel hôtel de ville. Élection () de la première mairesse de l'histoire de St-Paul, Lucie Massé Jutras. Activités du centenaire de l'école primaire au cours de l'année scolaire 2025-2026[40].

Géographie

Mont Yamaska, Diane Poulin, mai 2009
Vue du mont Beloeil [St-Hilaire]: lac de la montagne, mont Yamaska, mont Rougemont, aquarelle sur crayon sur papier vélin, 23.200 x 16.800 cm. Philip John Bainbridge, 1838
Carte géologique et topographique du mont Yamaska, comté de Rouville, Québec, pour illustrer le rapport de G.A. Young. 1 : 15 840 Dessiné par O.E. Prudhomme, 1905
Bloc erratique dans les vergers du piémont sud du mont Yamaska, héritage de la période glaciaire. J. Mailloux, 2004
Le mont Yamaska depuis le rang de la Montagne

Saint-Paul-d'Abbotsford est un village situé au sud-ouest du mont Yamaska (416 m.)[13], au pied de ce qui est l'une des dix collines montérégiennes. Le mont Yamaska occupe le nord du territoire de la municipalité. Cette formation d'origine magmatique est de forme quasi circulaire. Le mont est couvert d'une forêt composée majoritairement d'érables à sucre (acer saccharum). Cet écosystème forestier riche et relativement protégé est considéré comme exceptionnel[41]. Le paysage campagnard, de relief plat, dominé par le mont Yamaska attire cyclistes et amateurs de vol libre. Toutefois, le mont n'est pas accessible aux randonneurs en raison de sa privatisation (environ 300 lots appartenant à environ 200 propriétaires)[42].

Le piémont sud-ouest du mont Yamaska offre un relief qui favorise le drainage du sol graveleux et un ensoleillement avantageux, ce qui en fait un lieu idéal pour la pomiculture et la viniculture. Ces activités contribuent au caractère agro-touristique spécifique de St-Paul-d'Abbotsford[13],

Le territoire est à près de 95% zoné agricole. La couverture forestière occupe environ 35% du territoire (2015). Ces espaces sont occupés par les grandes cultures, les cultures maraîchères, la culture des petits fruits et l'acériculture en milieu forestier[13].

Le schéma de lotissement des terres agricoles est typique du système seigneurial: les lots sont longs et étroits; ils sont desservis par des rangs[13].

La municipalité fait partie du sous-bassin de la rivière Yamaska et du sous-bassin de la rivière Noire. La rivière à la Barbue, un affluent de la rivière Yamaska, traverse le sud-ouest de la municipalité en coulant vers le nord-ouest.

La municipalité est traversée latéralement par la route 112 qui prend alors les noms de rue Principale Ouest et rue Principale Est. La route 235 en traverse l'ouest du nord au sud.

Municipalités limitrophes

Démographie

Démographie[43],[6]
1923 1991 1996 2001 2006 2011 2016 2021
1206 2711 2789 2863 2824 2870 2890 2886

Administration

Les élections municipales[2] se font en bloc pour le maire et les six conseillers[44].

Davantage d’informations Élection, Maire ...
Saint-Paul-d'Abbotsford
Maires depuis 1855

Un incendie ayant détruit des archives en 1915, la liste des maires entre 1855 et 1915 demeure partielle[2].

Élection Maire Années Résultat
Thomas Newington 1855
Thomas Newington et Pierre Bail 1858
Onias Crossfield 1859
Cotton O. Fisk 1860
Eugène Gauthier 1866-1867
Joseph Gaudreau 1872
Robert Robert 1876
Nazaire Charron 1881
Joseph-Arthur Chauvin 1912
Augustin Ducharme 1916
Philibert Saint-Pierre 1917-1920
Damase Frégeau 1921-1922
Isidore Saint-Pierre 1923-1928
Sergius Ménard 1929-1934
Richard Tétreault 1935-1942
Antonio Ménard 1943-1952
Pierre Landelle 1953-1960
Raymond Paquette 1961-1962, 1971-1972
Robert Bernard 1963-1964
Antonin Ménard 1965-1970
Rosaire Rainville 1971-1977
Agenor Ménard 1978-1981
Réjean Malo 1982-1986
Alexis Morin 1986-1988
2003 Martial Gousy 1988-2009 Voir
2005 Voir
2009 Dean Thompson 2009-2013 Voir
2013 Jacques Viens Conseiller municipal 2009-2013

Maire 2013-2016
Démission en 2016

Voir
2016 Robert Vyncke 2016-2025 Voir
2017 Voir
2021 Voir
2025 Lucie Massé Jutras 2025- Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises
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Économie

Agriculture[13] : pomiculture, viti-viniculture, cultures maraîchères, culture et autocueillette de petits fruits, fermes laitières, avicoles et porcines, kiosques maraîchers, production horticole, acériculture

Commerces et industries: Robert Bernard Inc. (depuis 1950), Pépinière Abbotsford Inc. (depuis 1962), Industries N.R.C. Inc. (depuis 1975), Plant Select Inc.

PME variées du secteur des biens et services

Lieux et monuments

Les communautés anglophone et francophone de St-Paul-d'Abbotsford ont élevé au fil de leur histoire des bâtiments et des monuments à valeur patrimoniale. Recensons[13]:

  • Église catholique Saint-Paul, église paroissiale située sur la rue Principale. Elle a été construite de 1855 à 1857. La paroisse a été fondée en 1855.
  • Église anglicane St. Paul's Abbotsford, située sur le rang de la Montagne. Construite en 1822, elle a un statut patrimonial depuis 2004.
  • Le cimetière, situé à proximité de l'église anglicane Saint-Paul, sur le rang de la Montagne; statut patrimonial depuis 2004
  • Église Abbotsford’s United, située sur le rang de la Montagne. Construite en 1839, elle a un statut patrimonial depuis 2004.
  • École primaire Micheline-Brodeur (rue Ste-Anne), anciennement école école St-Joseph, anciennement couvent St-Joseph; construction en 1925
  • Calvaire (1987, puis renouvelé en 2009, don des Chevaliers de Colomb) et charnier (1896) du cimetière catholique, situé à l’entrée ouest du village
  • Croix de chemin: 1090 rang Elmire; 1630 rang Papineau; 800 Grand rang Saint-Charles; 105 route 112 (laissée à l'abandon; complètement disparue); 35 rue Citadelle; flanc sud du mont Yamaska[45]
Intérieur de l'église catholique, avec le curé en chaire. Juin 1949, Collection des Chevaliers de Colomb
Chantier de déconstruction de la cheminée de l'église catholique. J. Mailloux, été 2006
Église illuminée - spectre des teintes. J. Mailloux, hiver 2026.
Carillon de l'église catholique de St-Paul-d'Abbotsford - extrait du dépliant Bénédiction des cloches, 22 juillet 1956
Lettre datant de 1956 attestant de l'arrivée prochaine des cloches, par la mer, depuis la France - Archives de la Fabrique de St-Paul-d'Abbotsford

Église catholique Saint-Paul

L'église catholique de la paroisse de St-Paul-d'Abbotsford est, depuis le milieu du 19e siècle, le point central de la communauté francophone, d'un point de vue urbanistique, architectural, artistique et historique. Depuis les années 2000, les efforts de préservation sont notables. Quelques repères temporels:

  • 1855: Constitution de la paroisse catholique Saint-Paul et de la municipalité de paroisse Saint-Paul-d’Abbotsford. Cette paroisse, un démembrement de Saint-Pie, Saint-Césaire, Ange Gardien et des «Townships» de Milton et de Granby, devait porter le nom de Saint-Paul Apôtre[8].
  • 1855-1857: Construction de l‘église catholique Saint-Paul, de style néogothique, au coeur du village. Chantier original: Louis Bédard, maître-maçon de St-Pie; Solyme Stébenne, charpentier de St-Césaire; Pierre Stébenne, menuisier de St-Césaire[2],[9].
  • : Dirigée par le curé Provençal, la première messe est tenue dans l'église catholique, alors encore en chantier, sans fenêtres ni portes[2].
  • 1856: Construction du premier presbytère, à côté de l'église catholique. Il sera remplacé par un second en 1877[2].
  • 1857: Nomination du premier curé résidant de la paroisse. Construction du jubé dans l'église, par contrat à Antoine Robert[2].
  • 1896: Déménagement du cimetière, derrière l'église, vers le site actuel, à l'extrémité ouest du village[2]
  • 1904: L'église catholique se dote de deux cloches, provenant d'Orléans en France. En 1955, dans le cadre du Centenaire de la paroisse, l'entrepreneur local Almanzor Quenneville fait don d'une troisième cloche, nommée «Joseph-Arthur»[2].
  • 1909: Décoration intérieure de l'église catholique par Toussaint-Xénophon Renaud[9]
  • 1913-1914: Installation de l'orgue (Casavant Frères, opus 548) dans l'église catholique. Déplacement de l'orgue dans les années 1960 pour des raisons inconnues. Restauration et remise dans son état et dans sa position d'origine en 1999 au coût de près de 50 000$; levées de fonds grâce aux concerts Bagatelles depuis 1993 notamment[10],[11].
  • , 15h00: Bénédiction officielle des trois cloches formant le carillon, par Mgr Arthur Douville, évêque de St-Hyacinthe. La première cloche porte le nom de Jésus; la deuxième, le nom de Marie-Paul (vraisemblablement en référence à Saint-Paul, saint patron de la paroisse); la troisième, le nom de Joseph-Arthur (vraisemblablement en référence à Mgr Arthur Douville, dignitaire de premier rang et évêque officiant de la bénédiction). Lors de ce «baptême» des cloches, on leur attribua chacune un parrain et une marraine conformément à la tradition, et on entonna le «Chant des cloches» rituel[46],[47],[48],[49].
  • Automne 2004: Corvée citoyenne de peinture des châssis extérieurs de l'église[50]
  • Été 2006: Déconstruction de la cheminée de brique, sur le côté Est de l'église, sous la direction des Entreprises F. Malo[50]
  • : Ouverture de la friperie Passez au suivant, dont les recettes vont à l'entretien de l'église[32]
  • 2009: Rénovation du plancher et des murs de l'église catholique[34]
  • 2018: Réfection complète du perron de béton et des rampes à l'avant de l'église (Coffrage Eco). Installation du système de lumières colorées pour la façade (Roy Électrique)[46].
  • 2023: Fabrication et pose de nouvelles portes en façade, en bois massif avec isolation rehaussée (MRL Inc; Dominic et Jonathan Laperle)[46]

Curés de la paroisse catholique depuis 1856

Curés de la paroisse catholique depuis 1856[2] :

  1. Charles-Édouard Fortin, 1856-1861
  2. Charles Saint-Georges, 1861-1865
  3. Joseph-Solyme Taupier, 1865-1866
  4. Joseph Gaboury, 1866-1867
  5. Jos.-Bte-Alphonse Duhamel (Jean-Baptiste Alphonse Duhamel), 1867-1874
  6. Louis-Élois Poulin, 1874-1877
  7. Isidore Bessette, 1877-1884
  8. Alfred Dupuis, 1884-1905
  9. Louis-Antoine Dutilly, 1905-1912
  10. Joseph-Alfred St-Amour, 1912-1915
  11. Pierre-Rodrigue Desnoyers, 1915-1922
  12. Azarie Couillard-Després, 1922-1932
  13. Honorius Phaneuf, 1932-1936
  14. Albert Laflamme, 1936-1937
  15. Médéric Lavallée, 1937-1951
  16. Évangéliste Larocque, 1951-1962
  17. Irénée Courtemanche, 1962-1969
  18. Charles-Omer Chevalier, 1969-1974
  19. Yves Larue, 1974-1984
  20. Père Claude Poulin (P.B.A.), 1984-1988
  21. Pierre Bernier, 1988-1990
  22. Jean Pelletier, 1990-1994
  23. Jean-Marc Gaudreau, 1994-1996
  24. Jean-Guy Allard, 1996-2003
  25. Réjean Racine, 2003-2017
  26. David Labossière, 2017-

Les écoles de rang

Dès les années 1820-1830, une première école de rang[51], anglophone, est établie dans le rang de la Montagne. Deux autres s'ajouteront dans ce même secteur. Une école, en 1828, est aussi ouverte sur l'actuelle route 112. La dernière de ces écoles anglophones ferme en 1947 à cause de la diminution du nombre d'élèves. Mentionnons par ailleurs la fondation en 1855 de l'Academy of Abbotsford, une école modèle permettant des études plus poussées que celles offertes par les écoles de rang[2],[52],[51].

Au début de années 1900, des écoles francophones s'établissent dans les rangs de la paroisse, formant sept districts.

  • L’école no I au village: au coin des rues Ste-Anne et Yamaska; le bâtiment a été déménagé sur la rue Codaire pour construire sur le site le couvent St-Joseph en 1925
  • L’école no II au Grand rang St-Charles
  • L’école no III au Haut Papineau (i.e. secteur Est)
  • L’école no IV au Bas Papineau (i.e. secteur Ouest): localisation près du lieu où se croisent le rang et l'ancien chemin de fer
  • L’école no V au rang d’Elmire: fermeture en 1965
  • L’école no VI au rang St-Ours
  • L’école no VII sur le chemin national côté Est

L'année 1956 voit la construction de l'école dite no.VIII, sur la rue Yamaska, localement nommée «le collège» ou encore «l'école des garçons».

Couvent de St-Paul, 1925. Fonds Gilles Bachand, SHGQL
Couvent de St-Paul, 1925. Fonds Gilles Bachand, SHGQL

Couvent St-Joseph / École St-Joseph / École Micheline-Brodeur

L'établissement scolaire central du village aura tour à tour porté le nom de Couvent St-Joseph puis d'École St-Joseph et finalement d'École Micheline-Brodeur. Quelques repères historiques:

  • Décembre 1925: Inauguration des locaux de la nouvelle école du village, sur le site de l'ancienne école «de rang» no.1[2]
  • : Arrivée, à la gare du village, des premières religieuses de la congrégation des Sœurs de St-Joseph de Saint-Hyacinthe: soeur Sainte-Marie-Bernard (Alice Bourassa), soeur Sainte-Brigide (Elmire Martel), soeur Saint-Éloi (Cora Daunais) et soeur Saint-Ephrem (Corona Leduc)[8].
  • Agrandissements successifs de l'école: 1948, 1967, 1979, 1985[53]
  • 1956: Construction de l'école no.8, sur la rue Yamaska, localement nommée «le collège» ou encore «l'école des garçons». En 1980, les élèves seront rapatriés vers l'école primaire de la rue Ste-Anne[2].
  • Juin 1980: Départ des Soeurs de St-Joseph[8]
  • 2002: L'école St-Joseph prend le nom d'école Micheline-Brodeur, en souvenir de Mlle Brodeur (décédée en 2001), qui a été enseignante puis directrice de l'établissement de 1978 à 1998[53].
  • 2011: L'école Micheline-Brodeur adhère au Programme d'éducation internationale; fin en 2020[35],[36]
  • 2025-2026: Activités du centenaire de l'école, en partenariat avec la Société d'histoire et de généalogie des Quatre-Lieux et la Fabrique de St-Paul. 23 mai: festivités de clôture, portes ouvertes de l'école, retrouvailles, inauguration de la Cloche du Centenaire et de la capsule temporelle 2025-2050[40].

Directions et supérieures

  • Sœur Sainte-Marie-Bernard (Alice Bourassa): 1930-1931
  • Sœur Agnès-de-Jésus (Anna Cordeau): 1931-1937
  • Sœur Saint-Simon (Marie-Louise Lincourt): 1937-1940
  • Sœur du-Saint-Nom-de-Jésus (Irène Dupont): 1940-1941
  • Sœur Sainte-Monique (Olivine Saint-Jacques): 1941-1947
  • Sœur Saint-Pierre-Claver (Aldéa Mathieu): 1947-1953
  • Sœur Sainte-Suzanne (Lucienne Ballard): 1953-1954
  • Sœur Saint-Odilon (Dellerice Corriveau): 1954-1960
  • Sœur Sainte-Léontine (Béatrice Gaucher): 1960-1964
  • Sœur Sainte-Marguerite (Laurette Dubois): 1964-1970
  • Sœur Réjeanne Éthier: 1970-1978
  • Mme Micheline Brodeur: 1978-1998
  • Mmes Micheline Brodeur & Arlette Baillargeon Despars: 1992-1998
  • M. Réjean Roberge: 1998-1999
  • Mme Josée McDuff: 1999-2000, 2001-2002, 2003-2005
  • Mme Ruth Phaneuf: 2002
  • Mme Chantal Majeau: 2000-2001, 2005-2015
  • Mme Dominique Benoit: 2015-2019
  • Mme Anouk Martin: 2019-2021
  • Mme Dominic Choquette: 2021-2022
  • M. Martin Dubois: 2022-2025
  • Mme Marilène Forget: 2025-

Gagnantes du titre de «Reine de la Pomme»

Reine de la pomme 1967 - Extrait du journal La Voix de l'Est 7 octobre 1967
Gala de la Reine de la Pomme 1967 - Extrait du journal La Voix de l'Est 9 octobre 1967
Concours Reine de la Pomme 1968 - extrait du journal la Voix de l'Est 27 septembre 1968
Reine de la pomme 1968 - Extrait du journal La Voix de l'Est 1er octobre 1968

Dans les années 1960, l'organisation des Loisirs de St-Paul Inc. anime la vie collective. Des activités de financement à saveur ludique sont mises sur pied, notamment le concours visant à désigner une «Reine de la Pomme», parmi des candidates rivalisant à collecter des dons. Citons deux gagnantes: Mlle Claire Savard en 1967 et Mlle Geneviève Paquette en 1968. Galas dansants bénéfices et défilés allégoriques dans les environs sont les moments culminants[54],[55].

Personnalités de l'année

Hommage à M. Ménard - Extrait du journal la Voix de l'Est 25 juin 1969
Hommage à M. le Curé Charles-Omer Chevalier - Extrait du journal la Voix de l'Est 17 avril 1970
Hommage à Mme Huguette Sansoucy - Extrait du journal la Voix de l'Est 28 avril 1971
Hommage à M. Boivin - Extrait du journal la Voix de l'Est 25 février 1972
Hommage à M. Quenneville - Extrait du journal La Voix de l'Est, 2 mars 1973
Hommage à M. Ménard - Extrait du journal la Voix de l'Est 22 mai 1975

À partir de la fin des années 1960, l'organisation des Loisirs de St-Paul Inc. désigne et célèbre un citoyen ou une citoyenne qui s'est particulièrement distingué par son implication communautaire. Des soirées dansantes sont organisées annuellement, pour rendre hommage à ces «personnalités de l'année» et amasser des fonds pour les activités des Loisirs.

1968: M. Antonin Ménard[56]

1969: M. le Curé Charles-Omer Chevalier[57]

1970: Mme Huguette Sansoucy[58]

1971: M. Yvon Boivin[59]

1972: M. Almanzor Quenneville[60]

1973: M. Hervé Paquette[61]

1974: M. Agénor Ménard[61]

1975, 1976, 1977: information non trouvée

1978: M. Jacques Riendeau[62]

1979: M. Charles-Édouard Rainville[11]

1980: Mme Murielle Bernard et M. Réal Bernard[63]

Personnalités liées

Galerie d'images

Galerie d'images[66]

Souhaits du conseil municipal 1985 - Extrait du journal La Voix de l'Est 5 février 1985

Notes et références

Annexes

Liens externes

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