Sainte-Gemmes-d'Andigné
ancienne commune française du département de Maine-et-Loire
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Sainte-Gemmes-d'Andigné est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.
| Sainte-Gemmes-d'Andigné | |||||
Vue de l'église Sainte-Gemmes au centre du bourg. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Maine-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Segré | ||||
| Commune | Segré-en-Anjou Bleu | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Jean-Olivier Bouvet 2026-2032 |
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| Code postal | 49500 | ||||
| Code commune | 49277 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Gemmois | ||||
| Population | 1 482 hab. (2014) | ||||
| Densité | 58 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 40′ 32″ nord, 0° 53′ 00″ ouest | ||||
| Altitude | 32 m Min. 22 m Max. 62 m |
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| Superficie | 25,34 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Segré | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | 15 décembre 2016 | ||||
| Intégrée à | Segré-en-Anjou Bleu | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
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Elle est depuis le intégrée à la nouvelle commune de Segré-en-Anjou Bleu[1].
Géographie
Commune angevine du Segréen, Sainte-Gemmes-d'Andigné se situe au sud de Segré, sur la route D 183, Chazé-sur-Argos, et aux abords de la route D 181, Le Bourg-d'Iré - Segré[2].
Les communes les plus proches sont Segré (2 km), La Chapelle-sur-Oudon (4 km), Marans (5 km), Nyoiseau (5 km), Le Bourg-d'Iré (6 km), Chazé-sur-Argos (6 km), Noyant-la-Gravoyère (7 km), Louvaines (7 km), La Ferrière-de-Flée (7 km) et Aviré (7 km)[3].
Toponymie
Histoire
Une branche de la famille d'Andigné est présente à Sainte-Gemmes depuis au moins le XVe siècle. En 1587, Jean-Baptiste d'Andigné, sieur des Touches[4], épouse Marie de Chazé, dame de la Blanchaye. Ses membres sont barons de Segré et donnèrent ensuite plusieurs députés et maires de la commune.
Par lettres patentes d', les terres et châtellenie de Sainte Gemmes, la Blanchaye, la Tousche-Bureau et la Mazure sont érigées en comté en faveur de Charles-François d'Andigné (1695-1780)[5], d'abord chevalier de Malte, Ordre qu'il quitta à la mort de son frère aîné, et depuis capitaine de grenadiers[6]. Il est le grand-père de Paul-Marie-Céleste (1763-1857), maire de Ste Gemmes, député et Pair de France ; de Louis-Fortuné (1765-1857), un général chouan célèbre par ses combats et ses évasions (c'était « un prisonnier impossible à garder »), baron-Pair, auteur de Mémoires ; et de Charles-François (1769-1858), dit jambe de bois, maire de Sainte-Gemmes, qui continua la lignée de la Chetardière et la Blanchaie.
Le , un combat oppose chouans et républicains à la Gemmerie[7],[8].
Le comte Charles-Fortuné d'Andigné (1816-1876), fils de Charles-François, participe à la reconstruction de l'église (vers 1865), et son unique fils Geoffroy (1858-1932) est député ; il accoste le château de la Blanchaye d'un gros donjon carré de style renaissance (démoli depuis). Cette branche s'éteint en 1966 et 1967, et le château passe par alliance à la famille de Murard[9].
Politique et administration
Administration municipale
Administration actuelle
Depuis le Sainte-Gemmes-d'Andigné constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Segré-en-Anjou Bleu et dispose d'un maire délégué[1].
Administration ancienne
Ancienne situation administrative
La commune était membre de la communauté de communes du Canton de Segré[16], elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen, jusqu'à son intégration dans Segré-en-Anjou Bleu.
Population et société
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18],[Note 1].
En 2014, la commune comptait 1 482 habitants, en évolution de −1,46 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,1 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 21,2 %) ;
- 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 11,4 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 29,5 %).
Économie
Sur 109 établissements présents sur la commune à fin 2010, 29 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 48 % de celui du commerce et des services et 7 % du secteur de l'administration et de la santé[23].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Sainte-Marguerite, du XIXe siècle, due à Alfred Tessier (architecte), inscrite Monument historique[24] ;
- Chapelle du cimetière ;
- Château et chapelle de la Blanchaie, château des XVe, XVIIIe et XIXe siècles[25] ;
- château de la Chetardière, des XVIIIe et XIXe siècles, site inscrit en 2002[26] ;
- Château de Dieusie, du XIXe siècle[27] ;
- Logis de la Pezellière, des XVe et XVIe siècles, site inscrit en 2001[28] ;
- Logis de la Touche-à-l'Abbé ;
- Prieuré dit l'Abbaye, des XVIe, XVIIe et XIXe siècles[29].
Personnalités liées à la commune
- Louis-Fortuné d'Andigné (1765-1857), général et chef chouan.
- Geoffroy d'Andigné (1858-1932), né dans la commune, homme politique.
- Antoine Paillard (1897-1931), né dans la commune, aviateur.
- Georges Paillard (1904-1998), né dans la commune, cycliste, champion du monde de cyclisme de demi-fond 1929 et 1932.
- Jacques Pinel (1942-2015), né dans la commune, pharmacien, logisticien de Médecins sans frontières.
- Paulette Fouillet (1950-2015), née dans la commune, judokate ayant obtenu trois titres européens et quatre titres de championne de France entre 1974 et 1980.
- Claudia Rouaux (1963- ), née dans la commune, femme politique.
- Pierre-Emmanuel Bourdeau (1975- ), né dans la commune, joueur et un entraîneur de football, entraîneur au centre de formation du Stade rennais.
- Stéphane Bonsergent (1977- ), né dans la commune, coureur cycliste professionnel de 2006 à 2011.
- Bertrand Roiné (1981- ), né dans la commune, handballeur du Chambéry Savoie Handball et de l'équipe de France de handball masculin.
- Léo Dubois (1994- ), footballeur international français y a vécu et débuté le foot au SC Gemmois.
Voir aussi
Bibliographie
- Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. 4, Angers, H. Siraudeau, , 2e éd. (1re éd. 1878), 835 p. (BNF 35857376, lire en ligne), p. 256-259.
- Marie-Antoinette d'Andigné, Généalogie de la maison d'Andigné, Mayenne, Floch, 1971, pp 33-52 (branche de la Blanchaie)
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
