Wikiwand AI

Salle de bains

local où s'effectuent les opérations d'hygiène corporelle From Wikipedia, the free encyclopedia

Une salle de bains, ou salle de bain, est, dans un lieu d'habitation, une pièce dans laquelle peuvent être effectuées les opérations d'hygiène corporelle : prendre un bain ou une douche[a], se laver les mains ou le visage, se raser, etc. La salle de bains peut aussi comporter des toilettes.

Salle de bains du début du XXe siècle dans un appartement de la Casa Milà à Barcelone.

Afin de préserver l'intimité des occupants, la pièce peut se fermer de l'intérieur par une clé ou un verrou.

Il s'agit parfois d'une pièce aveugle, sans ouverture sur l'extérieur (fenêtre, vasistas, velux, etc.). Elle peut être équipée des branchements électriques et d'évacuations des eaux grises nécessaires pour y installer un lave-linge, un sèche-linge, etc. Dans certaines habitations, elle peut être directement attenante à une chambre à coucher afin qu'elle soit directement réservée à l'usage privatif du ou des occupants de cette dernière, comme c'est le cas de la « suite parentale ». Lors d'une rénovation, l'organisation de la salle de bains est souvent repensée pour faciliter les routines quotidiennes du matin et du soir et améliorer le confort d'utilisation[1].

Au Canada, l'expression peut aussi servir à désigner les toilettes.

Histoire

Salle de bains dans les années 1970.

Parce que l'eau avant le XVIIIe siècle était rare et chère[2] l'eau du robinet ne coule qu'avec les travaux d'adduction d'eau modernes lorsque l'on rentre dans la période hygiéniste de la construction immobilière avec le quotidien qui y est vécu à la fin du XIXe siècle[3].

L'expression « salle de bains » est attestée au moins dès 1655[4], mais au cours du XXe siècle le sens moderne de pièce aménagée pour prendre un bain, se différencie de la « salle d'eau » et du « cabinet de toilette » dans l'usage pour distinguer des pièces avec douche, baignoire, siège de toilettes (avec chasse d'eau) qui ne comportent pas de baignoire.

Au XVIIIe siècle, le bourgeois qui veut prendre un bain fait appel à un porteur de baignoires qu'il loue à l'heure et l'installe dans sa chambre[5]. Au XIXe siècle, la salle de bains est encore un luxe d'hôtels particuliers où la domesticité porte l'eau tiède dans de baignoires[6]. Une toute petite partie de toute la population en profite avant la mise en place de l'hygiène (voir les travaux de Pasteur) qui n'a pas le blocage religieux de la vision du corps nu[3].

Au XIXe siècle, la salle de bains se matérialise par une pièce notée d'un ensemble de mobiliers (chaise, placard) semblables à ceux dans lesquels les pots de chambre étaient auparavant cachés[7]. C'est seulement au début du XXe siècle que la pièce prend la forme contemporaine d'éléments de faïencerie nus.

L'apparition des salles de bains dans les maisons et appartements de la grande population est donc assez récente : la salle de bains, en Europe, n'est popularisée que dans la seconde moitié du XXe siècle, notamment grâce aux grands ensembles.
Dans une grande ville comme Copenhague seulement 3,8 % des appartements sont équipés d'une salle de bains en 1906[8].
En France au début du XXe siècle, seuls 2 % des logements parisiens en ont une, les gens se lavant le plus souvent dans un tub en zinc dans leur cuisine, voire dans leur chambre. Le développement de cette pièce spécialisée n'a lieu qu'après la seconde Guerre mondiale lors de la reconstruction immobilière. La proportion de maisons françaises équipées est de 50 % dans les années 1970 et n'atteint 100 % qu'au début des années 2000[9].

Mobilier

Normes

En France
un logement doit comporter, au moins, un cabinet de toilette[10] et la marque NF Ameublement garantit que les meubles respectent les normes françaises de sécurité relatives aux meubles.
En Belgique
les normes d'habitabilité des logements dans la région de Bruxelles-Capitale précisent que « tout logement comporte au minimum une salle de bain ou de douche équipée d’eau froide et d’eau chaude » et que « Le WC doit se trouver dans une pièce qui lui est propre ou dans une salle de bain ou de douche[11] ».

Sécurité électrique

Les tuyaux métalliques servant à alimenter les eaux (chaude et froide), voire parfois à évacuer les eaux grises, pouvant être conducteurs de l’électricité, il est important que :

  • Toutes les pièces métalliques (robinets, tuyaux métalliques, baignoire, support faux plafond, etc.) présentes dans la salle d'eau soient interconnectées à l'aide d'une liaison équipotentielle locale reliée à la terre[12].
  • L'alimentation électrique de tous les appareils électriques utilisés dans la salle de bains soit protégée par des disjoncteurs différentiels 30 mA pour éviter tout risque d’électrocution en cas de défaut.
  • La classe des appareils électriques utilisés soit adaptée à chaque « volume de sécurité[13] » de la salle de bains[14]. Le plus simple étant de n'utiliser que des appareils à double isolation[b].

Ne surtout pas utiliser d'appareil électrique (radiateur, sèche-cheveux, grille-pain, etc.) branché sur une prise externe à la salle de bains, et bien sûr, ne pas utiliser d’appareil électrique (sèche-cheveux ou autres) sous la douche ou dans la baignoire.

Aussi, la norme française NF C 15-100, réglementant les installations électriques en basse tension, décompose la salle de bain en 3 volumes, de 0 à 2, afin de distinguer ce qu'il est possible de faire, ou non, dans chaque zone en matière d'installations électriques. Ce découpage est intimement lié a la sécurité électrique dans la pièce, pour les usagers[15].

Notes et références

Bibliographie

Annexes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks