Sant'Omero
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Sant'Omero est située au sommet d'une colline à 209 mètres d'altitude, à cheval sur les rivières Vibrata (it) et Salinello (it), à environ 14 kilomètres de la mer Adriatique et à 27 kilomètres de Teramo. Le territoire communal s'étend sur 33,97 km2. Le climat est tempéré, influencé à la fois par la proximité de la côte et des Apennins. La conformation du territoire est variée, avec des zones collinaires (Sant'Omero centre, Case Alte, Poggio Morello) et des zones planes (Garrufo, Santa Maria a Vico, la zone bonifiée du Salinello)[2].
Histoire
Les origines de Sant'Omero remontent à l'époque préhistorique, comme en témoignent les premières traces de civilisation dans la zone. La première mention historique de la ville date de 1154, lorsque Sant'Omero apparaît comme un centre féodal d'une certaine importance, sous la domination de Gualtiero di Rinaldo. Selon l'archéologue Francesco Savini, Sant'Omero est l'une des localités les plus anciennes de la vallée de la Vibrata, grâce à la découverte d'une inscription sur un cône de grès, le soi-disant « Cippo Italico », retrouvé en 1843 sur les collines de Sant'Omero et aujourd'hui conservé au musée civique de Teramo.
Au XIIe siècle, Sant'Omero devient un fief de la famille Acquaviva, qui y construit un château et des remparts imposants. La famille Acquaviva, y réside périodiquement et renforce les défenses de la ville. En 1173, le Catalogue des barons normands mentionne Sant'Omero comme un fief tenu par Gualtieri di Rainaldo, en service pour le comte d'Abruzzo, fournissant quatre soldats à cheval[3].
En 1644, le fief de Sant'Omero est vendu à Don Alvaro Alarçon De Mendoza, qui y établit sa résidence et développe l'économie locale. Le château féodal, partiellement transformé en habitation privée, reste un témoignage de cette époque, avec son entrée nord-est et son lourd portail en bois ferré. La fin du XVIIIe siècle marque la fin de la domination féodale avec la chute du royaume de Naples et la défaite des armées du roi Ferdinand IV. Sant'Omero passe alors sous la gestion de Gianberardino Delfico, gouverneur des États Allodiaux d'Atri, dépendant directement de la couronne de Naples. En 1806, après la chute du royaume de Naples, Sant'Omero devient une partie intégrante du territoire du royaume d'Italie.
Le centre historique de Sant'Omero conserve des traces de l'époque médiévale, comme l'ancienne église de la Miséricorde, désacralisée et aujourd'hui utilisée pour des conférences et des expositions. La ville est également connue pour ses « pinciare », des maisons en terre crue et paille, typiques de la région, que l'on peut découvrir le long de l'itinéraire touristique « Via delle Pinciare »[4].

