Section photographique et cinématographique des Armées
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La Section photographique et cinématographique des Armées (S.P.C.A) est un organisme français de cinéma fondé en février 1915 et dissous en 1919, remplacé par le Service d'informations et de relations publiques des armées.

Au début de l'année 1915, la création de la section cinématographique de l'armée est impulsé par le général Joffre qui comprend très vite le poids des images[1].
Dans un rapport au ministre de la Guerre en janvier 1915, le général Joffre écrit :
« Il est indiscutable que la presse étrangère, même celle qui nous est favorable, est beaucoup plus nourrie de nouvelles par l’Allemagne que par nous. En Amérique, on parle beaucoup de l’armée allemande, assez souvent de l’armée anglaise, presque jamais de l’armée française. »
A la demande de Joffre, le ministère de la Guerre (dirigé par Alexandre Millerand) et les sociétés cinématographiques vont créer la section cinématographique de l'armée (SCA)[1]. Peu après est créée la section photographique de l'armée (SPA) afin de contrer la propagande allemande et de constituer des archives[2].
Le premier tournage de la Section cinématographique de l’armée
Le premier tournage officiellement reconnu de la Section cinématographique de l’armée (SCA), a eu lieu le 21 avril 1915 en Lorraine et en Alsace. Ce tournage a été réalisé par les quatre premiers opérateurs recrutés au sein de la Chambre syndicale de la cinématographie : le maréchal des logis Alfred Machin (Pathé), Pierre Périn (ou Perrin) (Gaumont), le caporal Georges Maurice (Éclair) et le soldat de deuxième classe Émile Pierre (Éclipse). Chaque caméraman a filmé simultanément, ce qui explique que leurs images se trouvent dans plusieurs films, conservés à l’ECPAD[3].

Ce jour-là, les opérateurs accompagnent le général Joseph Joffre, commandant en chef des armées françaises, lors d’une inspection des troupes de l’Est. Ils filment successivement Joffre en déplacement avec les généraux Varin, Lamy et le commandant de Galbert, ainsi que deux cérémonies militaires mettant à l’honneur les chasseurs alpins. La première, le matin à Gérardmer (Vosges), rassemble le 24e bataillon de chasseurs alpins en présence des généraux Dubail, de Maud’huy et de Pouydraguin. La seconde, l’après-midi à Willer-sur-Thur (Haut-Rhin), réunit le 7e bataillon, avec les généraux Dubail, Serret et le commandant Hellé[3].