René Seyssaud
peintre français provençal
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René Seyssaud (1867-1952) est un peintre provençal, précurseur du fauvisme, membre de la Nouvelle école d'Avignon.
Biographie
Bien qu'enfant d'une famille vauclusienne, il naquit le à Marseille où son père était avocat. Celui-ci l'ayant inscrit aux Beaux-Arts, à sa mort, il rejoignit ses grands-parents à Avignon qui l'inscrivirent à ceux de cette cité où il eut comme maître Pierre Grivolas[1],[2].
Il se fait remarquer par son tempérament puissant et sa palette audacieuse aux couleurs vives, ce qui le fait présenter comme un précurseur du fauvisme[2]. Sa première exposition importante eut lieu, en 1892, au Salon des Indépendants de Paris. Il inaugura ensuite le Salon d'Automne et le Salon des Tuileries[1]. Son mariage, en 1899, lui donna l'opportunité de s'installer à Villes-sur-Auzon, où il choisit comme thèmes picturaux le Mont Ventoux et les gorges de la Nesque[2]. Mais atteint de tuberculose, ses médecins lui conseillèrent de se rapprocher de la mer et il déménagea, en 1904, pour rejoindre Saint-Chamas où son atelier dominait l'étang de Berre[1].
Il revint pourtant souvent faire des séjours au pied du Ventoux et au milieu des années 1930, il s'aménagea même un atelier à Aurel. Là venaient les retrouver ses cousins Jean, les jumeaux Paul et Philippe, qui à son exemple, se lancèrent dans la peinture et s'y firent un nom[2].
Sur les instances de ses amis Chabaud et Serra, il fut fait officier de la Légion d’honneur et il s'éteignit à Saint-Chamas le [3]. Ses traits nous sont conservés par le portrait qu'en brossa Pierre Ambrogiani et que conserve le musée municipal Paul-Lafran de Saint-Chamas.
Œuvres dans les collections publiques
- En France
- Albi, musée Toulouse-Lautrec : Une Maternité, La pastèque - huiles sur toile
- Avignon, musée Calvet : La Rivière en automne, vers 1910, huile sur toile, 92 × 73 cm[4]
- Berre-l'Étang, hotel de ville : Saint-Chamas, 1909, huile sur toile, 200 × 340 cm[5]
- Dijon, musée des Beaux-Arts :
- Granville, Musée d'Art moderne Richard-Anacréon : Village provençal, huile sur toile, 66 × 100 cm[8].
- Marseille,
- Montpellier, musée Fabre : Saint-Chamas, bois de félibres, huile sur toile, 60,5 × 92 cm[14]
- Paris,
- Toulon, musée d'Art : Paysans au travail, non daté, huile sur toile, 81 × 60 cm[19].
- Saint-Tropez, Musée de l'Annonciade : Bois de pins au crépuscule, huile sur toile, 41 × 61 cm[20].
- En Russie
Galerie
Expositions
- Musée des beaux Arts de Nîmes (La couleur exaltée) : -
- Palais des Arts, Marseille (L'ivresse de la couleur) : -
- Musée de Région Auguste Chabaud, Graveson en Provence : -
- Chapelle Saint-Pierre, Saint Chamas (Nature et volupté) : -
- Musée Ziem, Martigues (Sensations de mer) : -
Hommage
- René Seyssaud est fait Chevalier de la Légion d'honneur par décret du , puis promu Officier par décret du ; cette dernière décoration lui sera remise par l'architecte Gaston Castel[24].
- Une rue de Marseille porte son nom[25]
- Une rue de Carpentras porte son nom
- Le collège de Saint-Chamas s'appelle René Seyssaud