Siège d'Arad
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| Date | octobre 1848 - 1er juillet 1849 |
|---|---|
| Lieu | Arad |
| Issue | Victoire hongroise |
| János Máriássy (hu) Miklós Gaál (hu) Pál Kiss (hu) Károly Vécsey |
Johann Berger von der Pleisse (de) |
| - hommes, -canons | - hommes dans la place |
| - hommes | - hommes |
| Coordonnées | 46° 10′ 00″ nord, 21° 19′ 00″ est | |
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Le siège d'Arad s'inscrit dans le cadre des opérations menées sur le front sud de la révolution et de la guerre d'indépendance hongroise de 1848-1849 et dure d'octobre 1848 au 1er juillet 1849. À cette date, les troupes impériales défendant le château se rendent à l'armée hungaro-polonaise assiégeante en échange d'une retraite libre, conservant leurs armes. Le gouvernement hongrois est alors représenté par le commissaire du gouvernement Dániel Boczkó (hu) qui signa le protocole de reddition de la forteresse.
État du château avant 1848
Le château d'Arad acquiert une importance considérable avec l'extension des guerres anti-turques vers le sud, notamment après la paix de Karlowitzde 1699. Le commandement impérial de Vienne avait besoin d'une forteresse frontalière pour protéger la ligne du fleuve Maros, mais celle-ci perdit cette fonction en 1718, après la traité de Passarowitz. Néanmoins, en raison des guerres anti-turques continues menées par l'Autriche, le château continue à jouer un rôle crucial dans le ravitaillement des troupes combattant plus au sud. Entre 1763 et 1767, une nouvelle forteresse moderne est construite, conçue initialement pour accueillir 3 600 soldats (un régiment hongrois complet) et 296 canons. Ce nouveau château présente des caractéristiques architecturales si originales qu'il est également appelé « système d'Arad ». Durant les guerres napoléoniennes, le château sert de lieu de rassemblement pour les prisonniers de guerre, mais conserve sa fonction de prison. Il est alors quelque peu négligé, l'Autriche n'ayant pas mené de guerre contre les Turcs depuis soixante ans.
Rupture avec le gouvernement hongrois
Après Temesvár, Arad devient la principale base militaire pour les troupes impériales. Le commandant du château, Johann Berger (de), se montre hostile à la situation en Hongrie. Lorsque le 2e régiment de uhlans et la 4e compagnie du 39e régiment d'infanterie de Debrecen, stationnés au château, le quittent à l'annonce du soulèvement serbe (en), Berger fait évacuer les gardes nationaux qui les avaient remplacés. La garde nationale mobile de Trans-Tisza y est rassemblée mais Berger lui en refuse l'accès, manifestant ainsi son opposition au gouvernement. Il tente de renforcer la garnison avec de nouveaux canons et davantage de soldats, car le bataillon de garnison composé de soldats vieillissants et de 36 canons ne pouvait assurer une protection adéquate.
Siège d'octobre 1848 à avril 1849
La percée décisive survient après le "Manifeste du 3 octobre" : l'empereur Ferdinand Ier publie un manifeste dissolvant le parlement hongrois à la suite de l'assassinat du comte Lamberg (en) récemment nommé commandant militaire et palatin provisoire de Hongrie, remplacé ensuite par le ban Josip Jelačić. Berger commence les bombardements sur la ville d'Arad le 7 octobre 1848. La ville subit d'énormes dégâts et se transforme en un amas de ruines. L'armée de défense compte alors 1 350 soldats et 66 canons, tandis que l'armée assiégeante oscille entre 7 000 et 8 000 hommes, dont une grande partie est composée de gardes nationaux et des recrues, avec 20 à 30 canons de campagne et un nombre croissant de canons de siège. Ces forces, tant quantitativement que qualitativement, permettent seulement le siège du château, mais sans grand succès : la garnison impériale de Temesvár parvient à briser le siège à plusieurs reprises et les troupes hongroises sont défaites à plusieurs reprises : du 13 au 17 novembre, du 14 au 25 décembre et du 6 au 9 février 1849. Lors du plus violent affrontement, en février 1849, les Hongrois perdent 400 hommes et 10 canons de siège.
Durant l'automne et l'hiver 1848, les garnisons de Temesvár et d'Arad coopérèrent avec succès avec les insurgés serbes jusqu'en janvier 1849, date à laquelle les troupes hongroises évacuent les zones au sud de fleuve Maros. Dès lors, les troupes impériales contrôlent fermement la région jusqu'à la mi-mars 1849. Cependant, la situation militaire change radicalement en avril. Józef Bem parvient à chasser Anton von Puchner (de) de Transylvanie et marche avec son armée vers le Banat. Les impériaux ne peuvent alors pas compter sur l'aide de la garnison de Temesvár du général comte Leiningen (de) qui est presque entourée par le 5e corps de Károly Vécsey et le Corps transylvanien de Bem.
Siège d'avril 1849
Commandants de l'armée de siège
Au cours du siège infructueux, les commandants hongrois changent rapidement : d'abord le commandant János Máriássy (hu), puis le colonel Miklós Gaál (hu) sont les chefs de l'armée de siège, puis le colonel Pál Kiss (hu) et à partir d'avril 1849 le major général Károly Vécsey. La légion polonaise participe également au siège.
Opérations de siège
Le 9 avril, Vécsey incendie le pont de bois qui relie le château à Újarad. Les habitants du château s'échappent, mais sont repoussés avec des pertes minimes et la cavalerie hongroise empêche le détachement de la garnison de Temesvár de ravitailler le château. Vécsey ordonne le creusement d'un canal, renforcé par un fossé, à travers le château, dans un méandre du Maros, afin de l'isoler complètement. Les travaux commencent le 13 avril et s'achevent le 24. Dès lors, la garnison du château adopte une attitude passive et suspend les bombardements sur la ville jusqu'au 6 mai. Après le 26 mai, plus aucun coup de feu n'est tiré sur la ville.
Négociations et reddition
Vécsey somme la garde du château de se rendre à trois reprises : les 26 avril, 31 mai et 3 juin. Des négociations débutent le 5 juin avec une reddition acceptée le 28 juin. Ainsi, le 1er juillet, après que la garde eut prêté serment de ne pas combattre la Hongrie pendant six mois, part en armes pour la Transdanubie, accompagnée d’une compagnie de la Garde nationale hongroise (honvéd).
