Siège d'Utrecht (1345)
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| Date | du 8 juin au |
|---|---|
| Lieu | Utrecht |
| Issue | Victoire des troupes hollandaises avec la conclusion d'un accord |
Jean de Beaumont |
| 30 000 hommes d'armes[1] 1 800 chevaliers |
30 000 bourgeois et habitants |
| quelques dizaines | inconnu |
Le siège d'Utrecht de 1345, ou comme il est souvent désigné dans les vieilles chroniques comme le siège sur la ville la plus septentrionale des Pays-Bas du Nord, a eu lieu du 8 juin au [2]. Guillaume IV de Hollande voulait soumettre à l'autorité du comté de Hollande, le diocèse d'Utrecht alors sous l'évêque Jean d'Arckel.
Selon d'anciennes descriptions de chroniques, Guillaume IV de Hollande a du commencer à se préparer au siège d'Utrecht à partir de 1342. L'une des raisons du siège pourrait s'expliquer par divers conflits survenus sur la route commerciale sur la rivière Vecht et la région de Vreeland, où le diocèse a collecté pour son propre intérêt des fonds au moyen de péages. Une autre raison du siège pourrait avoir pour origine que le diocèse avait expulsé le parti pro-hollandais de la ville ainsi que des émissaires.
Mais ce qui était le plus probable, c'est l'administration politique de Jean d'Arkel. Jean devait en partie son siège d'évêque au comte Guillaume IV. Ce dernier aurait préféré voir l'évêque se comporter comme une sorte de subalterne envers lui[3].
Siège
Le siège a commencé par une bataille à Marendijck, située entre Utrecht et Montfoort, dans laquelle les Hollandais ont remporté une victoire. Ils ont ensuite poursuivi sur Meerndijk (aujourd'hui De Meern), où ils ont débarqué puis se sont approchés de la ville d'Utrecht. Il n'y a pas eu de précipitation, en partie parce que les portes de la ville étaient fermées et que la majeure partie de la ville était protégée par un canal inondé[4]. Robert d'Arkel (1320-1347), le frère de l'évêque, était responsable d'Utrecht au moment de l'arrivée des Hollandais, tandis que l'évêque, Jean d'Arkel, était toujours à Grenoble (certaines sources affirment plutôt Avignon). Robert était responsable des 30 000 habitants de la ville. Le comte Guillaume a élu domicile dans une maison de l'Ordre Teutonique, à l'extérieur du côté ouest de la ville, dans une plaine connue sous le nom de "Ringborg".
Après une première attaque infructueuse de chevaliers, le comte fit installer treize engins de siège et leur fit pilonner divers endroits de la ville. Après quelques jours de cette préparation, le comte a pris un bateau au milieu de la nuit pour mesurer la profondeur du canal. Durant cette opération, une flèche tirée des murs de la ville et l'a touché au pied.
Le chef des assiégés a pris contact avec l'oncle de Guillaume, le comte Jean de Beaumont, qui, le 7 juillet, s'était présenté aux côtés de son cousin Guillaume IV, accompagné de 220 hommes, pour l'amener à la reddition.
L'évêque Jean d'Arkel ayant appris la nouvelle du siège sur sa ville, s'en retourna de toute urgence vers son Sticht. Enfin, le 21 juillet, Robert d'Arkel a offert l'accès à la ville au comte hollandais. Les citoyens avaient eu peur d'un assaut imminent et incontrôlable mais aussi, des pénuries alimentaires dues au siège[5].
