Il est l'auteur d'un ouvrage en arabe intitulé Asfâr al-Asrâr (les Livres des mystères), ou Kitab al-Tawârikh (le Livre des chroniques). Organisé en cinq parties, c'est essentiellement une compilation directe ou indirecte de chroniques historiques plus anciennes, surtout ecclésiastiques : le chapitre V du Kitab al-Majdal (Livre de la Tour) de Mari ibn Sulayman, un écrivain nestorien arabophone du XIIe siècle ; la Chronique de Séert (source également de Mari ibn Sulayman) ; les Annales d'Eutychius d'Alexandrie ; la Chronographie d'Élie de Nisibe. La cinquième partie, consacrée aux catholicos nestoriens, s'achève sur la mort de Yahballaha III en novembre 1317. La langue est un arabe peu classique mâtiné de syriaque.
Une édition critique du Kitāb Asfār al-asrār est en cours de publication au CEDRAC par le P. Gianmaria Gianazza.