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Société de l'Oratoire de Jésus et de Marie

société de vie apostolique de droit pontifical, fondée par Pierre de Bérulle, sur le modèle de l'Oratoire de saint Philippe Néri From Wikipedia, the free encyclopedia

La société de l'Oratoire de Jésus et de Marie (en latin : Congregatio Oratorii Iesu et Mariae), également appelée Oratoire de France, forme une société de vie apostolique de droit pontifical. Elle constitue une société fille, distincte et indépendante de la congrégation de l'Oratoire.

Approbation pontificale
par Paul V
Typeapostolique
Faits en bref Institut de droit pontifical, Approbation pontificale ...
Société de l'Oratoire
de Jésus et de Marie
Image illustrative de l’article Société de l'Oratoire de Jésus et de Marie
Devise : Entre qui peut, sort qui veut.
Institut de droit pontifical
Approbation pontificale
par Paul V
Institut société de vie apostolique
Type apostolique
Spiritualité École française de spiritualité
But formation du clergé (séminaire), enseignement.
Structure et histoire
Fondation
Paris
Fondateur Pierre de Bérulle
Abréviation C.O.I.
Autres noms Oratoire de France
Site web site officiel
Liste des ordres religieux
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Historique

L’ancien Oratoire

L'Oratoire de Jésus-et-Marie-Immaculée de France est fondé le par Pierre de Bérulle, afin d'élever le niveau religieux, spirituel et moral du clergé français, et voué en particulier à l'enseignement[1].

La congrégation est fondée à Paris, rue Saint-Jacques. En 1616, la maison mère s'établit dans l'hôtel du Bouchage, face au palais du Louvre. Les pères de l'Oratoire y font élever à partir de 1621 une église donnant sur la rue Saint-Honoré qui est affectée en 1811 au culte protestant et prend le nom de temple protestant de l'Oratoire du Louvre. En 1618, le séminaire Saint-Magloire et la paroisse de l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas leur sont confiés[2].

Vue de la Maison de l’église des Pères de l'Oratoire, eau-forte de Jean Marot (1619-1679) - actuellement temple protestant de l'Oratoire du Louvre, rue de Rivoli à Paris.
Institution de l'oratoire de l'Enfant Jésus sur plan Turgot en 1737

Hormis ces deux maisons, les Oratoriens possèdent sous l'ancien régime à Paris, dans le faubourg Saint-Michel, rue d'Enfer (actuelle avenue Denfert-Rochereau), « L'Institution de l'Oratoire », fondée en 1655 pour l'enseignement de leurs futurs prêtres grâce à la générosité de Nicolas Pinette, trésorier de Gaston d'Orléans (1608-1660), frère du roi[3] (voir Hôpital Saint-Vincent-de-Paul au 72, avenue Denfert-Rochereau)[4].

Ancienne chapelle de « L'Institution de l'Oratoire » (1655-1657) au 72, avenue Denfert-Rochereau à Paris.

La société de l'Oratoire connait un succès fulgurant, et vingt ans après sa fondation elle comptait déjà soixante-et-onze établissements en France.

La congrégation est supprimée en 1792, durant la Révolution Française[5].

Le nouvel Oratoire

Elle est rétablie en 1852 par le père Joseph Gratry[6]. La direction fut exilée en Suisse en 1903. L'Oratoire français s'est reconstitué en 1920 pendant le généralat du Père Courcoux[7].

En 2010, les oratoriens s’implantent dans les paroisses Saint-Bonaventure (Lyon), de Saint-Ferréol (Marseille), mais se retirent de la paroisse Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus (Boulogne-Billancourt). En , l’Oratoire bérullien regroupe 43 membres, et se concentre notamment dans trois villes : Paris, Lyon et Marseille[8]. Il regroupe actuellement 42 membres présents en 13 implantations, dont son siège l'église Saint-Eustache de Paris[9].

Le , Stanislas Lalanne est nommé commissaire apostolique de l'Oratoire à la suite d'un rapport établi à partir de plusieurs plaintes concernant l'institution[10].

Description

L’ancien Oratoire

Dès le XVIIe siècle, les collèges oratoriens marquent leur rivalité en France avec l'enseignement des jésuites. Elle fut déterminante lors de la formation de l'École française de spiritualité, dite aussi École Bérullienne, au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle[11]. Il connait un succès fulgurant, et dans les années 1630, elle compte déjà soixante-et-onze établissements en France.

Le nouvel Oratoire

La bibliothèque de l'Oratoire comprenait un nombre important de manuscrits en langues orientales, en hébreu particulièrement, acquis par Achille de Harlay de Sancy[12]. Ces manuscrits ont été décrits par Salomon Munk et sont conservés, ainsi que les notices qu'il a rédigées, à la Bibliothèque nationale de France[13].

En 2025, il compte moins d’une quinzaine de prêtres, tous relativement âgés[14].

Établissements

L’ancien Oratoire

Maisons (Ancien Régime)

Le nouvel Oratoire

Communautés du nouvel Oratoire (XIXe-XXIe s.)

Établissements scolaires dirigés par le nouvel Oratoire (XIXe-XXIe s.)

Oratoriens

Ancien Oratoire (XVIIe-XVIIIe s.)

Supérieurs généraux de l’Oratoire

Pères de l'Oratoire

Évêques de France

Confrères de l'Oratoire

Élèves

Nouvel Oratoire (1852-)

Supérieurs généraux de l’Oratoire

  • 1884-1901 : Adolphe Perraud
  • 1959-1969 : Edouard Tourde
  • 1969-1979 : Pierre Clavel
  • 1979-1984 : Daniel Millon
  • 1984-1999 : Jean Dujardin
  • 1999-2007 : Gérard Bénéteau
  • 2007-2009 : Richard Cadoux
  • 2009-2014 : James Cunningham
  • 2014-présent : François Picart

Pères de l’Oratoire

Évêques de France

Habit

Traditionnellement, les oratoriens portaient la soutane boutonnée, la ceinture nouée et le rabat gallican, noir bordé de blanc.

Notes et références

Voir aussi

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