Strátos (cité antique)
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Site archéologique de Grèce (d) |
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Strátos (grec ancien : Στράτος, latin : Stratus) est une cité antique, ainsi qu'une polis en Acarnanie, en Grèce[1],[2],[3]. Ses sites archéologiques sont situés dans la municipalité d'Agrínio, dans les environs de l'actuel village de Strátos[4],[5].
Strátos est située à l'intérieur des terres, entre les villes d'Agrínio et d'Amphilochie. Elle est construite sur la rive occidentale du fleuve Achelóos, tandis que ses environs constituent des plaines fertiles. La ville contrôle l'accès à la plaine par le nord. À proximité de Strátos, les rivières Ánapos et Petitauros se jettent dans l'Achelóos. La région entourant la ville est connue sous le nom de Stratikè (grec ancien : Στρατική)[2],[3].
Histoire

Strátos est la plus importante des cités de l'Acarnanie antique. Relativement peu de choses sont connues sur son histoire ancienne. Pendant la guerre du Péloponnèse, à la fin du Ve siècle av. J.-C., Strátos, comme la plupart des cités acarnaniennes, est alliée à Athènes. En 429 avant J.-C., Ambracie attaque la ville sous le commandement de Knemos, ainsi qu'avec l'aide de la Ligue du Péloponnèse, mais est repoussée[2],[3].
En 314 avant Jésus-Christ, Cassandre procède au rattachement de Strátos (synœcisme) à Agrínio et à Sauría (peut-être identifiable à Thyría). Après la mort de Pyrrhus en 270 av. J.-C., la ville est rattachée à l'Étolie. Philippe V, ainsi que Persée, rois de Macédoine, tentent de conquérir la ville, mais cette dernière reste sous le contrôle des Étoliens. En 167 av. J.-C., la région devient partie intégrante de l'Empire romain. Par la suite, les Romains rendent la région aux Acarnaniens qui l'avaient auparavant cédée aux Étoliens[2],[3].
Le premier ressortissant occidental à visiter Strátos est W. M. Leake en 1805, tandis que le premier à arpenter la région est L. Heuzey en 1856. Des fouilles archéologiques dans la région sont entreprises par l'École française d’Athènes entre 1892 et 1893, et se poursuivent notamment entre 1910 et 1911, ainsi qu'en 1924[6]. Au début du XXe siècle, des archéologues grecs explorent également la région[4]. Au début des années 2000, des fouilles sont également menées dans la région par l'Institut finlandais d'Athènes sous la direction de Jari Pakkanen[7].


