Galileo Global Education

groupe français spécialisé dans l'enseignement supérieur privé From Wikipedia, the free encyclopedia

Galileo Global Education est une multinationale française spécialisée dans l'enseignement supérieur privé, possédant plus de 200 pôles d'éducation et de campus dans le monde et dont le siège est basé à Paris. Elle détient la Regent's University London, le Cours Florent, les écoles ESG ou encore la Paris School of Business, ainsi que près de 47 % des parts de l'EM Lyon Business School.

Création2012
Dates clés2015 : rachat du groupe Studialis
2020 : l'américain Providence Equity cède le groupe à la famille Bettencourt Meyers, la CPPIB, Montagu Private Equity et Bpifrance
Faits en bref Création, Dates clés ...
Galileo Global Education
logo de Galileo Global Education
Logotype de Galileo Global Education.

Création 2012
Dates clés 2015 : rachat du groupe Studialis
2020 : l'américain Providence Equity cède le groupe à la famille Bettencourt Meyers, la CPPIB, Montagu Private Equity et Bpifrance
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social 41, rue Saint-Sébastien, Paris
Drapeau de la France France
Direction Martin Hirsch (vice-président exécutif)[1]

Vanessa Diriart (présidente Galileo Global Education France)

Président Marc-François Mignot Mahon (président exécutif)
Actionnaires Famille Bettencourt Meyers (à travers Téthys Invest) : 37 %
Office d'investissement du régime de pensions du Canada : 37 %
Montagu Private Equity : 17 %
Bpifrance : 9 %
Activité Formation initiale, enseignement supérieur privé en France, formation continue, alternance
Filiales Academee, Cifacom, CLCF, cours Florent, Groupe ESG, HETIC, Institut culinaire de France, IESA, Narratiiv, PSB Paris School of Business, Penninghen, Strate École de design, Studi, Studialis
Partenaires EM Lyon Business School[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
SIREN 879 031 110
Site web www.ggeedu.fr

Chiffre d'affaires Comptes non disponibles[3]
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Galileo Global Education revendique la première place mondiale[4] mais se situe derrière des groupes chinois tels que TAL Education Group (en) et New Oriental (en)[5].

Historique

2011 : création du groupe

Galileo Global Education voit le jour avec le rachat de l'Istituto Marangoni (Italie) par le fonds d'investissement américain Providence Equity en 2011 et commence à se développer en rachetant des écoles privées d'univers variés en France, en Allemagne, au Mexique, etc.. En parallèle, une plateforme d'éducation supérieure, Studialis[6], se développe et rachète des écoles dans différents secteurs : gestion, informatique, métiers de l'art, etc..

2016 : rachat de Studialis

En 2016, Galileo Global Education rachète Studialis, anciennement Eductis, pour 250 millions d'euros[7]. Studialis sera renommée « Galileo Global Education France » en [8].

En , Téthys Invest, filiale de la société holding de la famille Bettencourt Meyers, devient actionnaire de référence du groupe Galileo Global Education et siège au conseil d'administration aux côtés du fonds d'investissement américain Providence Equity, l'actionnaire majoritaire[9].

2020 : cession

Le , le fonds d'investissement américain Providence Equity annonce la mise en vente de sa participation majoritaire dans le groupe Galileo Global Education pour un montant estimé à 2,3 milliards d'euros[10],[11]. Le groupe est vendu en à un actionnariat composé de Téthys Invest, le holding de la famille Bettencourt-Meyers, Bpifrance, l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada et Montagu Private Equity[12]. Le groupe est ainsi piloté par des fonds d'investissement internationaux[13].

En 2020, Galileo Global Education rachète Regent's University London[14].

En 2021, le groupe rachète l'IPETH, une école de kinésithérapie située au Mexique, ainsi que LMA et Health Events, et crée Eva santé, l'Institut de formation d'aides-soignants.

En 2022, Galileo Global Education crée ELIJE, école de droit, et achète AKAD et TAI. La même année, le groupe entre au capital d'EM Lyon Business School à hauteur de plus de 40 % du capital[15],[16].

Organisation

Le site parisien où se sont installées plusieurs écoles du groupe en 2025.

Implantations

Le groupe Galileo Global Education regroupe plus de 50 marques et 106 campus dans quinze pays. Il vend des formations à 200 000 étudiants, dont plus de 50 % en France, et plus de 50 % en ligne[13],[17],[18].

À la rentrée 2025, Galileo Global Education centralise ses écoles parisiennes, dont Paris School of Business, le Cours Florent ou Penninghen, sur le campus Claude-Bernard, l'ancien site de l'Institut national agronomique, devenu AgroParisTech, au 16, rue Claude-Bernard dans le 5e arrondissement de Paris[19],[20].

Modèle économique

Les fonds d'investissement internationaux, actionnaires de Galileo Global Education, ont pour objectif une rentabilité financière, sur un marché qui s'est structuré dans les années 2000 et reste perçu comme rentable, voire porteur de perspectives florissantes. Le soutien de la Banque publique d'investissement au groupe, s'il ne permet pas de peser sur sa stratégie, constitue un encouragement pour les actionnaires[13].

Le recours du groupe aux formations en ligne, comme pour sa filiale Studi, garantit une forte rentabilité puisque la formule permet d'économiser sur les locaux et de réduire le nombre d'enseignants[13].

Le sociologue et économiste Aurélien Casta estime en 2022 que les familles connaissent peu ou mal le rôle des fonds d'investissement dans les formations supérieures privées en France, alors que le pays compte parmi ceux où le privé lucratif dans l'enseignement supérieur est le plus développé[13].

Actionnariat

Davantage d’informations Nom, Part ...
Actionnaires de Galileo Global Education au [21]
Nom Part
Drapeau de la France Famille Bettencourt-Meyers (Téthys Invest) 37 %
Drapeau du Canada Office d'investissement du régime de pensions du Canada (CPPIB) 37 %
Drapeau du Royaume-Uni Montagu Private Equity 17 %
Drapeau de la France Bpifrance 9 %
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Lobbying

Galileo Global Education est inscrit comme représentant d'intérêt auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique depuis . La société déclare en 2022 pour cette activité des dépenses d'un montant inférieur à 50 000 euros[22].

Controverses

Le groupe est ciblé en par une enquête du journal Libération traitant « les dessous d'un business éducatif qui prospère grâce au laisser-faire de l'État »[23]. L'émission de télévision Complément d'enquête donne en 2024 la parole à un cadre dirigeant de Galileo qui déclare que l'intérêt financier passe avant l'intérêt pédagogique[24]. Le reportage questionne également les liens entre Muriel Pénicaud et le groupe, l'ancienne ministre du Travail en étant désormais administratrice.

En 2025, une enquête de la journaliste Claire Marchal dénonce une course au profit et à l'optimisation des coûts qui se ferait au détriment des étudiants[25],[26].

Galileo a reçu 130 millions d’euros de financement par l’État en 2022, selon l’avis sur le projet de la loi de finances pour 2024[27].

Notes et références

Annexes

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