Sufyān al-Thawrī
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Sufyān al-Thawrī ibn Said (en arabe: سفيان بن سعيد الثوري) (716–778) est un érudit musulman.
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Sa'id ibn Masruq al-Thawri (d) |
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Ayoub al-Sakhtiyani (d), Mâlik ibn Anas, Hammad ibn Abi Sulayman, Ja'far al-Sâdiq, Shu’ba ibn al-Hajjaj (en), 'Abd ur Rahmân al Awzâ'î |
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Biographie
Connu pour sa grande piété, il ne dormait que très peu la nuit du fait de ses prières et de sa recherche de la science religieuse. Il naquit à Koufa[1] et il vécut de nombreuses années à Bassorah et au Yémen pour échapper aux autorités religieuses abbassides[1]. Il fonda une école de droit qui ne rencontra pas un grand écho au sein de la communauté musulmane. Il était très modeste. Nombreuses sont les fois où ce noble homme a dû interrompre sa prière à cause de l'abondance de ses pleurs. Il mourut à Bassorah en 778. On ne doit pas le confondre avec Sufyān ibn Uyayna, natif lui aussi de Koufa, et qui vécut dans la même période mais se fixa et enseigna à La Mecque[2].
Soufyân ath-Thawrī et l'interprétation
Comme de nombreux imams de sa génération (salaf), Soufyân Ath-Thawri a eu recours à l'interprétation (ta'wîl), qui consiste à se détourner d'un sens qui impliquerait d'attribuer à Dieu un sens indigne, pour un sens qui est en accord avec la croyance sunnite et la langue arabe. Pour exemple, concernant la parole de Allâh : {koullou chay-in hâlikoun illâ Wajhah} -Soûrat Al-Qasas verset 88 -[qui signifie : « Tout disparaîtra sauf Son wajh (sa face)»] Soufyân Ath-Thawri a dit : c’est-à-dire sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh dans les actes de bien. »[3],[4]