Surface (mini-série)
série télévisée franco-germano-belge de Slimane-Baptiste Berhoun (2025)
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Surface est une série télévisée franco-germano-belge, réalisée par Slimane-Baptiste Berhoun d'après un scénario de Marie Deshaires, Catherine Touzet, Laura Piani et Gaëlle Bellan, et diffusée en Suisse à partir du sur RTS1, en Belgique à partir du sur RTL TVI et en France à partir du sur France 2.
Catherine Touzet
Laura Piani
Gaëlle Bellan
| Type de série | Mini-série |
|---|---|
| Série adaptée | Surface d'Olivier Norek |
| Genre | Policier |
| Création |
Marie Deshaires Catherine Touzet Laura Piani Gaëlle Bellan |
| Acteurs principaux |
Laura Smet Tomer Sisley (liste complète) |
| Musique | Loïc Ouaret |
| Nb. de saisons | 1 |
| Nb. d'épisodes | 6 |
Production
| Durée | 52 minutes |
|---|---|
| Production |
Iris Bucher Roman Turlure |
| Société de production |
Quad Drama France Télévisions Panache Productions (RTL) Nadcon Film (ARD) |
Diffusion
| Pays d'origine |
|
|---|---|
| Chaîne d'origine | RTL TVI |
| Diff. originale | – |
Ce polar, basé sur le roman éponyme d'Olivier Norek paru en 2019 chez Michel Lafon, est une coproduction de Quad Drama, France Télévisions, Panache Productions (RTL) et Nadcon Film (ARD).


Synopsis
Noémie Chastain est une policière parisienne qui a été à moitié défigurée lors d'une intervention qui lui a cependant permis de sauver une petite fille[1],[2].
Affectée à Avalone dans le département de l'Aveyron durant sa convalescence[1],[3], elle arrive dans un village dont la partie basse a été engloutie il y a vingt-trois ans dans un lac de barrage[4].
Un pêcheur sur le lac voit remonter à la surface un fût qui contient le squelette d'un petit garçon, Alex, qui avait disparu en 2001[1],[3],[2],[4], le même jour que deux autres enfants, Cyril et Elsa.
La brigade fluviale de Paris envoie des plongeurs pour rechercher les squelettes des deux autres enfants[3] ; plonger dans ce village englouti présente des risques mortels.
Ils ne retrouvent qu'un seul enfant, Cyril, ainsi que 8 fûts vides, mais aucune trace d'Elsa.
Noémie Chastain mène l'enquête avec le lieutenant Romain Valant que cette affaire touche de près car il était l'ami des enfants disparus[4].
Distribution
Police
- Laura Smet : capitaine de police Noémie Chastain
- Tomer Sisley : Hugo Massey, plongeur de la brigade fluviale de Paris
- Théo Costa-Marini : Romain Valant
- Otis Ngoi : Didier Bousquet
- Quentin Laclotte Parmentier : Mikaël Soulignac, dit Milk
- Pauline Serieys : Nadège Chabot
- Kamel Isker : Antoine Massey, dit sonar, plongeur de la brigade fluviale de Paris
Familles des victimes
- Luc-Antoine Diquéro : Jacques Dorin, père d'Alex
- Éloïse Rey : Justine Casteran, sœur de Cyril
- Serpentine Teyssier : Annie Dorin, mère d'Alex
- Samuel Churin : Jean Casteran, père de Cyril
- Juliette Plumecocq-Mech : Hélène Saulnier, mère adoptive d'Elsa
Autres personnages
- Florence Muller : Catherine Valant, mère de Romain et maire de la ville
- Inès Melab : Sofia Valant, épouse de Romain
- Olivia Brunaux : Sabine Soulignac, grand-mère de Milk et tenancière du café du village
Production
Genèse et développement
Ce polar, basé sur le roman éponyme d'Olivier Norek, paru en 2019, chez Michel Lafon et plusieurs fois récompensé, est une coproduction de Quad Drama, France Télévisions, Panache Productions (RTL) et Nadcon Film (ARD), réalisée pour France 2 avec le soutien de la région Occitanie, de Screen Flanders et du tax shelter du gouvernement fédéral de Belgique[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11].
Le scénario est écrit par Catherine Touzet, Marie Deshaires, Laura Piani et Gaëlle Bellan, et la réalisation est assurée par Slimane-Baptiste Berhoun[5],[6],[8],[9],[10],[12].
Attribution des rôles
Le rôle principal, celui de Noémie Chastain, une policière parisienne mise au placard dans un village du département de l'Aveyron, est tenu par Laura Smet[1].
Le réalisateur Slimane-Baptiste Berhoun confie : « Je ne la connaissais pas. Mais dès le casting, j'ai trouvé qu'elle dégageait quelque chose de magnétique. Elle a ensuite fait des formations, appris à se déplacer sous l'eau. Elle n'avait jamais fait ça, mais elle a très vite été à l'aise. Elle peut tout faire, c'est vraiment quelqu'un sur qui on peut compter. »[1].
Le personnage de Laura Smet est une policière à moitié défigurée durant une intervention qui a mal tourné. Tous les jours, la pose de la cicatrice par le maquilleur Jean-Christophe Spadaccini et son équipe dure une heure : « Je ne regarde pas trop ce qu'ils font, je ferme les yeux et, quand je les rouvre, je suis Noémie […] Ce n'est pas juste une griffure, c'est une faille, un complexe. Il fallait que ça soit un peu méchant et qu'au fil de la série, Noémie apprenne à ne plus se cacher »[1]. Elle explique que son maquillage « est comme un costume puissance mille. Noémie est un animal blessé. Et moi, j'aime changer. Cela me nourrit. Là, je suis obligée d'aller au-delà de mes limites, de repousser des peurs. »[13]. L'actrice indique par ailleurs : « J'apprends tous mes textes par cœur, deux semaines par deux semaines, comme ça je peux passer plus de temps avec mon fils le soir, et dormir tranquille. Un scénario, il faut l'oublier pour pouvoir le réinventer, le sentir, parce que si tu récites… ça se sent. »[1].
Tomer Sisley, qui joue le rôle d'un homme-grenouille, confie : « Ce qui fatigue le plus, c'est de descendre, remonter, descendre, remonter… ça tue. J'ai commencé à faire de la plongée quand j'avais 16 ans. Ça fait un peu partie de mon ADN. Sans trop d'entraînement, je tiens presque trois minutes en apnée. Mais lors des premiers essais, j'ai eu une vraie frayeur : une grosse quinte de toux à 9 mètres de profondeur. Je ne me suis pas vu mourir, parce qu'on est bien entouré… mais j'ai eu du mal à garder mon sang-froid habituel. »[1].
Tournage
Le tournage se déroule du au , avec des scènes tournées à Paris, en Île-de-France, à Vilvorde près de Bruxelles en Belgique et en région Occitanie, et plus précisément en et à Vabre, à Rouairoux, au lac de la Raviège, au lac du Laouzas à Nages, à Lacaune, à Anglès et à Mazamet dans le département du Tarn, ainsi qu'à La Salvetat-sur-Agout dans le département de l'Hérault[1],[7],[8],[9],[14],[15],[10],[11],[16],[17].
Les scènes sous l'eau sont tournées au studio aquatique Lites à Vilvorde près de Bruxelles en Belgique, le plus grand studio aquatique d'Europe[1].
Le réalisateur Slimane-Baptiste Berhoun explique : « On est venus tourner ici parce qu'on a des séquences à faire sous l'eau. Il fallait construire un décor, contrôler la lumière, la température… et c'est exactement ce qu'on fait ici […] Un tournage avec autant de séquences sous l'eau, ce n'est pas forcément plus stressant. C'est grisant, parce que c'est un défi. Ça demande juste plus de préparation. Il faut tout anticiper, dessiner chaque plan, et savoir s'adapter […] Un mois passé en région parisienne pour les intérieurs, trois semaines ici en Belgique, et deux mois à venir en Occitanie. C'est comme trois films différents ! »[1]. Dans le bassin, les acteurs reçoivent leurs consignes par des enceintes immergées. Tomer Sisley indique : « On entend mieux sous l'eau. Dehors, il y a la réverbération alors que dedans, c'est d'une clarté limpide. »[1]. Le réalisateur Slimane-Baptiste Berhoun ajoute : « Ils doivent tout de même retenir leur respiration, sinon ils n'entendent que leurs propres bulles. »[1].
En Occitanie, c'est le sud du Tarn qui a été choisi par la production Quad Drama comme cadre de tournage. Le producteur Roman Turlure est tombé sous le charme de la région : « On a sillonné la région en repérage et ces lieux nous ont paru emblématiques. Vabre est un charmant village typique avec une petite montagne en fond et un pont, des éléments déterminants et symboliques pour notre histoire. J'adorerais vivre ici. »[2].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre français : Surface
- Réalisation : Slimane-Baptiste Berhoun[5],[6],[8],[9],[10],[11],[14]
- Scénario : Marie Deshaires, Catherine Touzet, Laura Piani et Gaëlle Bellan[5],[6],[8],[10], d'après le roman homonyme d'Olivier Norek
- Musique : Loïc Ouaret
- Décors : Léa Philippon
- Costumes : Bethsabée Dreyfus
- Photographie : Tristan Tortuyaux
- Son : Arnaud Trochu
- Montage : Pauline Rebière
- Casting : Léa Gilet-Lorand
- Production : Iris Bucher et Roman Turlure[10],[9],[11],[18]
- Sociétés de production : Quad Drama, en coproduction avec France Télévisions, Nadcon Film (ARD) et Panache Productions (RTL)[5],[6],[7],[8],[10],[11]
- Société de production : France Télévisions
- Pays de production :
France /
Allemagne /
Belgique - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : drame policier[8]
- Nombre de saisons : 1
- Nombre d'épisodes: 6[5],[8]
- Durée : 52 minutes[5],[8]
- Dates de première diffusion :
Accueil
Audiences et diffusion
En Belgique
En Belgique, la série est diffusée le mardi à 21 h 20 sur RTL TVI par groupe de trois épisodes les 5 et .
- Les chiffres d'audience les plus hauts
- Les chiffres d'audience les plus bas
En France
En France, la série signe le meilleur démarrage en preview pour une fiction sur france.tv en cumulant trois millions de vidéos vues entre le 21 et le [12].
La série comptabilise plus de 15 millions de vues[22]. C'est la plus forte audience depuis la création de la plateforme[23].
La série est diffusée le lundi à 21 h 10 sur France 2 par salve de deux épisodes du au .
| Épisode | Diffusion | Audience moyenne | Réf. | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Jour | Horaire | Nombre de téléspectateurs |
Part de marché (sur les quatre ans et plus) |
Part de marché (FRDA-50) |
Classement[note 1] | ||
| 1 | Lundi | 21 h 05 - 21 h 55 | 3 530 000 | 17,8 % | 9,1 % | 1er | [24] |
| 2 | 21 h 55 - 22 h 50 | 3 280 000 | 19,2 % | 8,8 % | |||
| 3 | Lundi | 21 h 10 - 22 h 00 | 2 681 000 | 14,0 % | 3e | [25] | |
| 4 | 22 h 00 - 22 h 55 | 2 480 000 | 14,6 % | ||||
| 5 | Lundi | 21 h 10 - 22 h 00 | 2 700 000 | 14,4 % | 2e | [26] | |
| 6 | 22 h 00 - 22 h 55 | 2 620 000 | 15,8 % | ||||
| Moyenne de la saison | 2 882 000 | 16,0 % | |||||
- Les chiffres d'audience les plus hauts
- Les chiffres d'audience les plus bas
Accueil critique
Pour Ciné-Télé-Revue, « Surface est un bon polar intrigant et sans temps mort, emmené par une Laura Smet bluffante de naturel ! »[1].
Le Parisien a adoré cette série dense, prenante et saisissante : « Les six épisodes prennent leur temps. On y est saisi par les silences, la douleur, les plans serrés ou aériens, les effets des scènes sous-marines dans les ruines du village englouti reconstituées […] Juste, Laura Smet brille au-delà de son regard de feu sous ses airs sombres en déployant une palette d'émotions alors que son personnage se reconstruit, évacue sa colère, tisse des liens au fil de son séjour et de l'avancée de l'enquête. »[27].
Télé-Loisirs souligne que « De la première à la dernière image, Surface ne lâche pas le spectateur ! Adapté d'un roman d'Olivier Norek, ce thriller est une vraie réussite, de bout en bout. »[28].