Syndrome délétion 22q13.3

Syndrome génétique rare From Wikipedia, the free encyclopedia

La délétion sur le locus q13.3 du chromosome 22 provoque chez l'être humain une affection, connue sous le nom du syndrome délétion 22q13.3, ou syndrome de Phelan-MacDermid.

Ce syndrome microdélétionnel associe :

  • Une hypotonie néonatale,
  • Une croissance normale de l’enfant ou accélérée,
  • Un retard ou une absence d’acquisition du langage,
  • Un développement général retardé,
  • Des caractéristiques faciales mineures.

Étiologie

  • La taille de la délétion va de 100 000 paires de base à 9 000 000 de paires de base. Il semble exister une faible corrélation entre la taille de la délétion et les signes cliniques.

Incidence & prévalence

Incidence et prévalence inconnue en raison du caractère récent de ce syndrome dont l’étiologie a été mise récemment en évidence par les techniques génétiques avancées.

Description

  • Le visage peut présenter des signes mineurs, comme un allongement du crâne par rapport à la largeur, un front haut, un ptosis, de longs cils, un nez aplati avec une base large, un nez bulbeux, de grandes oreilles. Outre ces signes, les enfants peuvent présenter de grandes mains, des ongles de pied dysplasiques, une absence de transpiration et une fossette sacrée. Ils sont relativement insensibles à la douleur, ont des mouvements masticatoires incessants, associés au bruxisme nocturne.
  • Le périmètre crânien est conservé chez ces enfants.
  • La croissance est accélérée surtout pour la taille faisant de ces enfants des sujets minces.

Diagnostic

Clinique

Le phénotype est très hétérogène. Bien que les troubles du langage et le retard psychomoteur semblent constants, les autres symptômes sont variables et peu spécifiques rendant le diagnostic clinique difficile. Le syndrome touche autant les filles que les garçons. La période prénatale est peu étudiée et serait sans particularité en dehors, dans certains cas, d’un retard de croissance intra utérin. La période néonatale est marquée par une hypotonie généralisée et un retard de développement. S’y associe constamment un trouble du développement intellectuel de sévérité variable, des troubles du langage allant du décalage des acquisitions à l’absence totale de langage oral et des troubles du spectre autistique (TSA) présents dans au minimum 50 % des cas. Il n’existe pas de particularité morphologique spécifique[1].

Les signes et symptômes inconstants mais fréquemment associés sont[1] :

  • Troubles moteurs
  • Épilepsie
  • Troubles digestifs en particulier : RGO et troubles du transit
  • Atteintes ophtalmologiques
  • Cardiopathies
  • Atteintes rénales
  • Atteinte cérébrale morphologique (identifiable à l’IRM cérébrale).

Le Syndrome de Phelan-McDermid est le plus souvent en rapport avec une microdélétion de la partie distale du bras long du chromosome 22 (ou 22qter), intéressant le gène SHANK3. Le syndrome peut également être lié à une mutation ponctuelle du gène. Les nouvelles technologies de séquençage pourraient rendre ce type de diagnostic plus efficient, les diagnostics liés à des mutations du gène SHANK3 pourraient donc être plus fréquents dans les années à venir. Les microduplications 22qter pourraient s’apparenter au PMS mais ceci est encore controversé. Enfin, quelques cas de Syndrome de Phelan-McDermid sont liés à des réarrangements plus complexes de la région 22qter, les anneaux du chromosome 22 entrent dans cette catégorie.

Ce syndrome est le plus souvent sporadique, lié à une anomalie génétique survenue de novo.

Génétique

Le diagnostic est confirmé par la mise en évidence d’une délétion du locus 13.3 situé sur le chromosome 22. Le caryotype standard ne mettant pas en évidence les microdélétions, il est important de préciser les zones de délétion à rechercher pour le généticien. L'hybridation in situ fluorescente est souvent nécessaire pour confirmer la présence de cette délétion.

  • 75 % des personnes atteintes ont une délétion terminale ou interstitielle.
  • Le reste des sujets atteints ont une translocation déséquilibrée ou d’autres mutations.

Diagnostic différentiel

Prise en charge

Les patients touchés par ce syndrome sont très peu pris en charge. La plupart des patients sont souvent mal diagnostiqués et les prises en charge sont donc souvent mauvaises et ne conviennent pas à ce syndrome.[réf. nécessaire]

Conseil génétique

Mode transmission

Le plus souvent résultat d’une mutation de novo parfois héritage d'une translocation.

Famille d’un patient

  • Le chromosome en cause est souvent le chromosome paternel.

Dépistage prénatal

Notes et références

Annexes

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