Sœurs et demie

téléfilm français réalisé par Bénédicte Delmas From Wikipedia, the free encyclopedia

Sœurs et demie est un téléfilm franco-belge réalisé par Bénédicte Delmas d'après un scénario d'Alexandra Julhiet, Laurent Vignon, Laurent Mondy et Laurent Benegui, diffusé en Belgique pour la première fois le sur La Une et en France le sur France 2.

Réalisation Bénédicte Delmas
Scénario Alexandra Julhiet
Laurent Vignon
Laurent Mondy
Laurent Benegui
Musique Olly Gorman
Acteurs principaux Jeanne Bournaud
Anna Blezo
(liste complète)
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Sœurs et demie
Réalisation Bénédicte Delmas
Scénario Alexandra Julhiet
Laurent Vignon
Laurent Mondy
Laurent Benegui
Musique Olly Gorman
Acteurs principaux Jeanne Bournaud
Anna Blezo
(liste complète)
Sociétés de production Elephant Story
France Télévisions
AT-Production
RTBF
Pictanovo
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Policier
Durée 90 minutes
Première diffusion 2026

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Jeanne Bournaud.

Cette fiction, adaptée de la série espagnole Hermanos y detectives, est une coproduction d'Elephant Story, France Télévisions, AT-Production, la RTBF (télévision belge) et Pictanovo.

Synopsis

La lieutenante Anaïs Marchini, policière indisciplinée aux méthodes controversées, est convoquée chez un juge qu'elle prend d'abord pour un juge d'instruction. Mais il s'agit en fait d'un juge des tutelles : son père, qui vient de mourir, l'a nommée dans ses dernières volontés tutrice légale de Gabrielle, sa demi-sœur de 10 ans dont elle ignorait l'existence[1].

Gabrielle, très précoce[1], est déjà au lycée et est une enfant à haut potentiel qui se met à aider sa sœur dans l'enquête qu'elle mène sur le suicide d'un étudiant en médecine.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».

Distribution

  • Jeanne Bournaud : lieutenante Anaïs Marchini
  • Anna Blezo : Gabrielle Boïs, la demi-sœur d'Anaïs
  • Alban Aumard : Jean-Louis, le collègue policier d'Anaïs
  • Vincent Winterhalter : le commissaire
  • Claire Nadeau : Albertine Carriau, la voisine
  • Clément Aubert : Marc, le patron du bistro « La Cantine des Arcades »
  • Ilona Bachelier : Claire Foucher
  • Marin Langlois : Thibault Villard
  • Zélie Brackman : Marilou Van Dijk
  • Simon Duvivier : Noah Van Dijk
  • Xavier Mathieu : professeur Sirakoski, de la fac de médecine
  • Olivier Brabant : juge des tutelles Ravel
  • Missoum Slimani : Lounis Haddad
  • Lila Boughoufala : la tante de Lounis

Production

Genèse et développement

Cette fiction, adaptée de la série espagnole Hermanos y detectives (2007-2009), est une coproduction d'Elephant Story, France Télévisions, AT-Production, la RTBF (télévision belge) et Pictanovo, réalisée avec le soutien de la région Hauts-de-France et du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC)[2],[3],[9].

Le scénario est de la main d'Alexandra Julhiet, Laurent Vignon, Laurent Mondy et Laurent Benegui, et la réalisation est assurée par Bénédicte Delmas[2],[3],[4],[11].

Bénédicte Delmas, comédienne à la base, est passée de l'autre côté de la caméra et a réalisé plusieurs épisodes de séries ainsi que le téléfilm Vidal avec David Kammenos : « J'ai tué ma carrière de comédienne de façon radicale. Choisir c'est prendre une porte et en fermer une. Et je me suis dit que j'avais envie d'investir davantage la réalisation. Je crois que j'ai bien fait, car ça a tout de suite donné du sens et satisfait les frustrations que je pouvais ressentir. »[5].

Bénédicte Delmas explique pourquoi elle a accepté d'assurer la réalisation de ce téléfilm : « C'est Fanny Rondeau, l'une des productrices, qui m'a contactée l'an dernier pendant le tournage de Brigade du fleuve pour me proposer de lire un scénario encore en travail. Je fais beaucoup de polar et tout le monde cherche à renouveler le genre, mais là, le duo de sœurs apportait quelque chose d'inattendu et profondément humain, avec un vrai sous-texte. Moi, c'est l'humain qui m'intéresse, ce que je peux raconter entre les personnages, pas seulement à travers l'enquête. »[6].

La production est assurée par Gaelle Cholet, Fanny Rondeau et Guillaume Renouil[3].

Quand Nice-Matin demande à Jeanne Bournaud si une suite ou une sorte de collection est envisageable, la comédienne répond : « C'est pensé comme une collection de films de 90 minutes, comme Brigade du fleuve. L'écriture du deuxième épisode a été commandée par France Télévisions. Donc, on attend de voir ce que ça va donner en termes d'audience. »[12].

Attribution des rôles

Le rôle de la policière solitaire et grande sœur maladroite est tenu par Jeanne Bournaud, qui avait déjà tenu un rôle de policière dans la série Le Négociateur[5].

Alexandre Letren, du site VL-Media, souligne que « Jeanne Bournaud, figure des séries depuis une dizaine d'années, se révèle un choix malin et intelligent pour porter le lead de cette histoire. On savait que c'est une excellente comédienne mais on trouvait toujours le moyen de lui mettre un binôme dans les pattes, et elle perdait ainsi le lead. »[13]. Et pour lui aussi « Anna Blezo est la vraie révélation de cet unitaire et elle se montre vraiment impressionnante. »[13].

Face à elle, la jeune Anna Blézo interprète Gabrielle : la réalisatrice Bénédicte Delmas poste une photo de la jeune fille sur Instagram avec comme commentaire « Petite actrice deviendra grande ! »[5],[9].

Pour La Voix du Nord, « la jeune Anna Blézo apporte un mélange d'innocence et de roublardise face à Jeanne Bournaud, visage familier à la télé. »[14].

Télé-Loisirs souligne de son côté que les deux actrices Jeanne Bournaud et Anna Blézo « sont plus complices que leurs personnages. »[11].

Quand Nice-Matin lui demande ce qui lui a plu dans le personnage d'Anaïs, Jeanne Bournaud répond : « C'est une vraie collision affective, cette histoire-là. Ce n'est pas une histoire de famille, ce n'est pas une fable rose, ce n'est pas un conte, c'est une histoire non pas d'une famille parfaite, mais d'une famille possible. Je trouvais ça très émouvant, très joli. »[12]. Au sujet de la jeune Anna Blézo, elle explique : « Souvent, on appréhende de travailler avec une enfant, je l'appréhendais d'autant plus que c'était le premier tournage d'Anna. Elle est assez surprenante. Entre réussir des essais et se retrouver ensuite sur un plateau avec la pression que ça impose, d'avoir 50 personnes autour de soi et qu'il faut assurer au bon moment, ce n'était pas gagné. Et c'est une petite fille qui est extrêmement sérieuse, qui a à cœur de bien faire, qui apprenait son texte, mais au cordeau. Elle a réussi à une vitesse impressionnante, à intégrer à la fois son texte, ses marques. »[12].

Tournage

Le tournage a lieu du au à Lille en région Hauts-de-France[2],[15].

Des scènes sont tournées à Lille, à Tourcoing (Cantine des Arcades et rue du Château) et à Roubaix (École nationale supérieure des arts et industries textiles)[11],[4],[9].

Accueil

Diffusions et audience

En Belgique

En Belgique, le téléfilm, diffusé le sur La Une, est regardé par 176 367 téléspectateurs et se classe deuxième en matière d'audience[16].

En France

En France, diffusé le sur France 2, il est regardé par 3 280 000 téléspectateurs et se classe premier en matière d'audience[17].

Accueil critique

Alexandre Letren, du site VL-Media, y voit un possible pilote de série : « Au delà du polar réussi mais sans surprise, c'est bien tout ce qu'il y a à côté qui se révèle une jolie surprise. C'est drôle, bien écrit, et sur un rythme parfaitement tenu du début à la main, équilibré même entre polar et intrigues secondaires (pas si secondaires). Sans doute pour franchir la marche suivante faudrait-il assumer davantage encore un humour plus poussé, plus rock, plus trash même pour trancher avec une série policière trop policée par moment. »[13].

Pour Télé-Loisirs, « Cette fiction orchestre la rencontre entre une flic dynamique et têtue et sa — petite — demi-sœur, une orpheline surdouée qui s'improvise détective en herbe. Si ces deux héroïnes ont parfois des côtés agaçants, l'alchimie qui se crée au sein du duo finit par les rendre attachantes. »[8].

Télé 7 jours souligne « Une petite fille surdouée, une policière dynamique, une grand-mère fantasque, trois générations de femmes jouées avec entrain par Anna Blézo, épatante de naturel, Jeanne Bournaud, efficace, et l'irrésistible Claire Nadeau. Elles sont filmées sous le regard perfectionniste de Bénédicte Delmas, ex-figure de Sous le soleil, devenue réalisatrice accomplie. »[10].

La Voix du Nord pose la question : « Une fiction où la police est aidée par un personnage incongru complètement extérieur au monde des flics, au QI suffisamment élevé pour les éclairer dans leurs investigations, ça ne vous rappelle rien ? Même si on n'a pas dit que Gabrielle, surnommée « Einstein », était HPI », avant de souligner que « comme le voile n'a pas été entièrement levé sur le passé des deux protagonistes, leur père, leurs mères respectives, on peut considérer l'épilogue comme ouvert. »[14].

Pour Sud Ouest, « Ce nouveau duo improbable fonctionne à merveille et promet pour une éventuelle suite. On connaît depuis des années la qualité de jeu de Jeanne Bournaud, mais on découvre celui d'Anna Blézo, qui est d'une incroyable aisance. Avec sa bonne bouille, ses yeux bleus et ses longs cheveux roux, elle marque de son empreinte artistique ce téléfilm. Et la réalisatrice Bénédicte Delmas montre une nouvelle fois son talent à diriger des femmes de tous âges. »[1].

Pour Emma Dalzac du site tv-programme.com, « Au-delà de l'intrigue policière, Sœurs et demie explore la construction d'un lien familial inattendu. La relation entre Anaïs et Gabrielle évolue progressivement, entre méfiance, agacement et attachement naissant. Ce choix narratif inscrit le téléfilm dans une tendance actuelle des fictions françaises : mêler enquête et trajectoires intimes, en donnant autant de place aux émotions qu'à l'action. L'équilibre entre ces deux dimensions pourrait bien être la clé de l'adhésion du public, sensible aux histoires où les personnages se révèlent autant qu'ils résolvent des affaires. »[18].

Pour Le Parisien, la policière et sa demi-sœur de 11 ans forment « une fratrie réjouissante qui pourrait revenir en série »[19].

Références

Liens externes

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