Kappa Ursae Majoris

étoile binaire de la constellation de la Grande Ourse From Wikipedia, the free encyclopedia

Kappa Ursae Majoris (κ UMa / κ Ursae Majoris), également nommée Alkaphrah, est une étoile binaire de la constellation de la Grande Ourse. Sa magnitude apparente combinée est de 3,60[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, elle est située à environ 360 années-lumière de la Terre[1].

Ascension droite 09h 03m 37,528s[1]
Déclinaison +47° 09 23,49[1]
Magnitude apparente +3,60 (4,2 + 4,4)[2]
Faits en bref Ascension droite, Déclinaison ...
κ Ursae Majoris
Alkaphrah
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 09h 03m 37,528s[1]
Déclinaison +47° 09 23,49[1]
Constellation Grande Ourse
Magnitude apparente +3,60 (4,2 + 4,4)[2]

Localisation dans la constellation : Grande Ourse

(Voir situation dans la constellation : Grande Ourse)
Caractéristiques
Type spectral A0IV-V + A0V[3]
Indice U-B +0,01[2]
Indice B-V 0,00[2]
Indice R-I +0,01[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +2,3 ± 1,2 km/s[4]
Mouvement propre μα = −36,19 mas/a[1]
μδ = −55,40 mas/a[1]
Parallaxe 9,10 ± 0,50 mas[1]
Distance 360 ± 20 al
(110 ± 6 pc)
Magnitude absolue −1,63[5]
Composants stellaires
Composants stellaires κ UMa A, κ UMa B
Orbite
Compagnon κ UMa B[6]
Demi-grand axe (a) 0,181 94 ± 0,000 25
Excentricité (e) 0,558 4 ± 0,001 5
Période (P) 13 007,2 ± 9,7 j
Inclinaison (i) 109,410 ± 0,066°
Argument du périastre (ω) 355,63 ± 0,36°
Longitude du nœud ascendant (Ω) 105,641 ± 0,080°
Époque du périastre (τ) 50 404 ± 12 HMJD

Désignations

Alkaphrah, κ UMa, 12 UMa, HD 77327, HIP 44471, HR 3594, ADS 7158, BD+47°1633, CCDM 09036 +4709, FK5 341, GC 12503, SAO 42661[7]
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Propriétés

Les deux composantes de Kappa Ursae Majoris sont des étoiles blanches de la séquence principale autour du type spectral A0[6]. Leurs magnitudes apparentes sont de +4,2 et de +4,4[2]. La période orbitale de la binaire est de 13 007 jours (35,6 ans), et les deux étoiles ont une séparation moyenne de 0,18 seconde d'arc[6].

Nomenclature, histoire et mythologie

La figure de la série desالظباء قفزات Qafzāt al-Ẓibā’, « les Sauts de Gazelles », dans le ciel arabe traditionnel, tel que la décrit ᶜAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī, 964.

κ Ursae Majoris, latinisé Kappa Ursae Majoris, est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 12 Ursae Majoris[7].

Alkaphrah est aujourd’hui le nom approuvé pour κ UMa par l’Union astronomique internationale (UAI)[8]. C’est un terme qui vient de l’arabe mais qui exige que l’on s’y prenne en deux temps.

Au départ, nous avons l’arabe الفزة al-Qafza’, « le Saut »[9],[10], plus précisément en l’occurrence الثانية القفزة al-Qafzat al- Ṯāliṯa, « le Troisième Saut », qui en peut se comprendre que si l’on se réfère à la série des الظباء قفزات Qafzāt al-Ẓibā’, « les Sauts de Gazelles », dans le ciel arabe traditionnel, tel qu’il est décrit par ᶜAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī (964). On nomme ainsi, selon lui, les six étoiles situées sur les trois pieds de l’Ourse touchant le sol : ν et ξ UMa forment al-Ūla, soit « le Premier [Saut] », λ et μ UMa al-Ṯāniyya, « le Second », et ι et κ UMa « le Troisième », ce qui nous mène à κ UMa. Chaque « Saut » ressemble à la trace du pied fendu des gazelles, et, toujours al-Ṣūfī donne à ce propos ce dicton arabe[11],[12] :

« Les Gazelles sautèrent lorsque le Lion frappa la terre de sa queue. »

Le nom arabe الثانية القفزة al-Qafzat al-Ṯāliṯa, « le Troisième Saut », est à l’origine de deux appellations pour cette étoile, qui résultent de la troncation de ce nom :

  • Talitha Australis. On trouve Talitha pour ι UMa chez Richard Hinckley Allen[13], ce qui a autorisé Julius D. W. Staal, désormais repris par plusieurs catalogues sur la toile, de désigner les deux étoiles du couple ι et κ UMa par leur position : ι UMa de Borealis et κ UMa d’Australis[14],[15].
  • El Kaphzah. À partir de Thomas Hyde (1665) qui transcrit ‘AlKáphza’ Prima le nom donné pour ν et ξ UMa dans le Catalogue d’al-Tīzīnī[16]. Édité en complément des زيجِ سلطانی Zīğ-i Sulṭānī ou « Tables sultaniennes » d’Uluġ Bēg (1437)[17], le philologue Friedrich Wilhelm Lach écrit notamment ‘el-kaphzah’ pour les couples λ/μ UMa et ν/ξ UMa, mais en oubliant ι et κ UMa[18], ce dont s’empare Johann Elert Bode pour affecter le nom El Kaphzah pour le couple ι et κ UMa dans son Uranographia (1801)[19].
  • Alkaphrah, qui reprend la transcription de Thomas Hyde en substituant un /r/ au /z/ de ‘AlKáphza’, ignoré par Richard Hinckley Allen (1899), est relevé dans New Standard Dictionary de Funck & Wagenalls en 1947, et dans le Webster, International Dictionary de 1949 par Paul Kunitzsch (1959)[20],[21].

Notes et références

Liens externes

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