Lambda Ursae Majoris
étoile de la constellation de la Grande Ourse
From Wikipedia, the free encyclopedia
Lambda Ursae Majoris (λ UMa / λ Ursae Majoris), également nommée Tania Borealis, est une étoile de la constellation de la Grande Ourse. Sa magnitude apparente est de +3,45[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, l'étoile est située à environ 138 années-lumière de la Terre[1]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +18 km/s[4].
Tania Borealis
| Ascension droite | 10h 17m 05,783s[1] |
|---|---|
| Déclinaison | +42° 54′ 51,68″[1] |
| Constellation | Grande Ourse |
| Magnitude apparente | +3,45[2] |
Localisation dans la constellation : Grande Ourse | |
| Type spectral | A1IV[3] |
|---|---|
| Indice U-B | +0,06[2] |
| Indice B-V | +0,03[2] |
| Indice R-I | −0,01[2] |
| Vitesse radiale | +18,1 ± 0,1 km/s[4] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = −180,65 mas/a[1] μδ = −46,07 mas/a[1] |
| Parallaxe | 23,72 ± 0,78 mas[1] |
| Distance |
138 ± 5 al (42 ± 1 pc) |
| Magnitude absolue | +0,33[5] |
| Luminosité | 69,67 L☉[5] |
|---|---|
| Métallicité | [Fe/H] = +0,20[5] |
Désignations
Lambda Ursae Majoris est une sous-géante blanche de type spectral A1IV[3]. Elle est près de 70 fois plus lumineuse que le Soleil[5].
Nomenclature, histoire et mythologie

λ Ursae Majoris, latinisé Lambda Ursae Majoris, est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 33 Ursae Majoris[6].
Tania Borealis est aujourd’hui le nom approuvé pour λ UMa par l’Union astronomique internationale (UAI)[7]. Il vient de l’arabe الثانية al-Ṯāniyya, résultant lui-même de la troncation du nom complet, soit الثانية القفزة al-Qafzat al-Ṯāniyya, « le Second Saut »[8],[9]. Il faut se référer, pour comprendre cet nom, à la série des قفزات الظباء Qafzāt al-Ẓibā’, « les Sauts de Gazelles », qui figurent dans le ciel arabe traditionnel tel qu’il est décrit par ᶜAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī (964). Selon lui, il s'agit des six étoiles situées sur les trois pieds de l’Ourse touchant le sol : ν et ξ UMa forment al-Ūla, soit « le Premier [Saut] », λ et μ UMa al-Ṯāniyya, « le Second », et ι et κ UMa al-Ṯāliṯa, « le Troisième ». Chaque « Saut » ressemble à la trace du pied fendu des gazelles, et, toujours al-Ṣūfī donne à ce propos ce dicton arabe[10],[11] :
« Les Gazelles sautèrent lorsque le Lion frappa la terre de sa queue. »
Bien plus tard, par interversion des syllabes /q/ et /f/ et changement du /r/ en /z/, قفزة Qafza’, « Saut », devient فقرة Fiqra, « Vertèbre », dans de catalogues tardifs comme dans les زيجِ سلطانی Zīğ-i Sulṭānī ou « Tables sultaniennes » d’Uluġ Bēg (1437)[12]. Selon Richard Hinckley Allen, c'est à la lecture de Thomas Hyde que l’astronome britannique Francis Bailey aurait tronqué la transcription AlPhikrat AlTHânia pour en faire Tania Borealis pour λ UMa[13].
Autres dérivations du nom arabe :
- El Phikrah. C’est une autre troncation du nom arabe الثانية الفقزة al-Fiqrat al-Ṯāniyya, donné par Uluġ Bēg (1437)[14] et repris par le canal de la transcription el-phikra proposée par le philologue allemand Friedrich Wilhelm Lach (1796)[15], par Johann Elert Bode dans son Uranographia[16]. Bien que Richard Hinckley Allen donne la transciption Al Phikra al-Thānia pour cette étoile[13], le nom reste rare dans les catalogues.
- Al Kaphza Borealis. Il vient de l’arabe القفزة al-Qafza, « le Saut », une troncation de الثانية القفزة al-Qafzat al-Ṯāniyya, « le Second Saut », et notée Al Ḳafzah al Thāniyah par Richard Hinckley Allen (1899)[17], que l’on relève dans certains catalogues.