En illustration du récit romain rapporté par Tite-Live pour l'année 509 av. J.-C., Lucrèce, épouse de Tarquin Collatin, est surprise allongé nue sur un lit, par Tarquin, qui s'apprête à la violer sous la menace d'un poignard. Reverdy utilise un commentaire rédigé en latin et pendu au-dessus de la tête de Lucrèce pour donner un sens plus fort à son dessin :
«
LVCRETIA FAEMINA NOBILIS.
COLLATINI VXOR COACTA
FVIT STVPRVM PATI A SEX
TARQVINIO OB QVA INIVRIA
POSTEA CVLTRO SE ITIREMIT
»
« Lucrèce [était] une femme remarquable. Epouse de Collatin, [elle] avait été contrainte à subir l'opprobre de la part de Sextus Tarquin ; à cause de cette atteinte à son honneur, elle se tua ensuite avec un couteau[2]. »
Il lui permet par ailleurs de prendre position, en insistant sur les vertus de la femme, qui se sacrifie pour sa famille et est un modèle de chasteté[2].
L'œuvre est marquée par le nombre de taille, rendant l'œuvre assez sombre[1].