Engelfred propose alors une reconstitution du temple et fait rebâtir (bâtir en réalité) dans les années 1900-1910 un édifice consacré à Melkart, dieu phénicien assimilé à Hercule[1].
La façade du temple est une copie parfaite et reconstituée du trésor de Siphnos à Delphes dont le moulage présenté à l'exposition universelle de 1900 avait connu un grand succès.
Le bâtiment, qui était alors ouvert sur demande à la visite[2], se composait de plusieurs salles décorées de niches et de moulures. L'édifice est même doté d'une citerne, à l'est, qui lui assure une autonomie en eau. À l'intérieur étaient présentés poteries, verreries, monnaies, cuivres, armes et statues qui auraient été, naturellement, trouvés à proximité[2].
Le caractère récent du temple n'échappe pas à André Donnadieu qui précise, dans son ouvrage sur les Maures, en 1932 : « Sur le flanc de la colline [...] s'élève une reconstitution d'un temple grec, dédié par le propriétaire à Hercule et qui contient des antiquités romaines trouvées, paraît-il, dans le voisinage du temple »[3].
Construit en schiste et béton, le « temple » est aujourd'hui à l'abandon, en très mauvais état, sans toiture. Les structures métalliques internes de la façade, sous l'effet de la rouille, ont provoqué une forte dégradation de cette dernière.