Tentative d'assassinat de Gamal Abdel Nasser
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| Tentative d'assassinat de Gamal Abdel Nasser | |
Nasser accueilli par la foule à Alexandrie un jour après l'annonce du retrait britannique et de la tentative d'assassinat contre lui, le 27 octobre 1954. | |
| Localisation | Manshiyya, Alexandrie ( |
|---|---|
| Cible | Gamal Abdel Nasser |
| Date | |
| Type | Fusillade |
| Blessés | 2 dignitaires |
| Auteurs | Frères musulmans |
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La tentative d'assassinat de Gamal Abdel Nasser, connue sous le nom d'incident de Manshiyya[1], survient le 26 octobre 1954 lorsque le président égyptien Gamal Abdel Nasser échappe de justesse à une tentative d'assassinat alors qu'il prononce un discours public à Manshiyya, à Alexandrie. Mahmoud Abdel-Latif, membre des Frères musulmans, tire huit coups de feu sur Nasser, tous ratés, bien que deux dignitaires soient légèrement blessés par des éclats de verre. Cette tentative ratée aggrave les tensions entre le régime nationaliste arabe laïc de Nasser et les Frères musulmans, aboutissant à une répression nationale contre tous les opposants politiques. L'événement consolide également le pouvoir de Nasser, lui permettant de renverser Mohammed Naguib et d'assumer officiellement la présidence.
Bien que les Frères musulmans soutiennent initialement le Mouvement des officiers libres, dirigé par Gamal Abdel Nasser, pour renverser la monarchie égyptienne soutenue par les britanniques, les relations entre les deux se détériorent après Coup d'État de 1952. Espérant que le coup d'État ouvre la voie à la mise en place d'un gouvernement islamiste, les Frères musulmans se sentent trahis et mis à l'écart après avoir réalisé la réticence de Nasser à partager le pouvoir avec les Frères musulmans ou à réaliser son programme islamiste. Les tensions proviennent du clivage idéologique entre les deux : Nasser cherche à mettre en œuvre la laïcité et le nationalisme arabe en Égypte, tandis que les Frères musulmans prônent l'établissement d'un État islamique basé sur des principes religieux[2]. Les Frères musulmans et le Conseil de commandement de la révolution (en) au pouvoir sont en désaccord sur l'introduction d'une législation basée sur la charia, dont les premiers sont de fervents partisans.