Théodore Perrin (médecin)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Théodore Perrin
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Jean Baptiste Robert Perrin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfant

Théodore Perrin, né le (10 vendémiaire an IV)[1] à Lyon et mort le à Vieu (Ain)[2] est un médecin des hôpitaux à Lyon.

Le père de Théodore Perrin est un marchand commissionnaire[3]. Son frère Louis (né en 1799-1865) sera imprimeur, sa sœur Adelaïde Perrin (1789-1838) sera la fondatrice d'un hospice pour jeunes filles incurables, à Lyon.

Théodore est reçu interne des hôpitaux le [4]. Son internat terminé, il part à Paris suivre les cours de la Faculté de Paris, où il suit l'enseignement de François Broussais. Le il soutient sa thèse, consacrée aux Sécrétions considérées sous le rapport physiologique et comme signes de maladies. Il complète sa formation en allant à Montpellier où il est influencé par Jacques Lordat, professeur à la faculté de médecine.

Il se marie le à Lyon, avec Horacie Cozon avec qui il aura 9 enfants dont Louis Jean Sainte-Marie (1835-1917), architecte qui terminera la construction de la basilique de Fourvière.

En 1833, il est nommé médecin suppléant des prisons, et, en 1839, médecin titulaire, en remplacement de M. Brachet.

Théodore Perrin est le médecin de l’institut des sourds-muets de Lyon. Il publie un ouvrage dans lequel « à rebours des principaux auteurs de son temps (Sicard, Bonald, Arnman, l’abbé Montaigne, Itard), Perrin démontre que le sourd-muet, même non instruit est intelligent, qu’il a le sens du bien et du mal, et qu’il est tout à fait capable de gouverner sa vie. La question se posait à l’époque et elle était fort discutée »[5].

Il est le médecin de l'hospice des incurables d'Ainay, fondé par sa sœur Adelaïde et présente un rapport à la Société de médecine de Lyon. Il montre que « grâce au christianisme, nous sommes loin de cette époque où la médecine grecque proclamait comme un axiôme : « que les maladies incurables ne regardent pas la médecine, et ne font point partie du domaine de l'art de guérir. » On comprend mieux aujourd'hui que les hommes étant tous, à quelques égards, faibles et infirmes, ont tous indistinctement droit à la compassion ; on n'ose plus, comme les Spartiates, sacrifier les nouveau-nés atteints de difformités ; on a cessé de traiter les aliénés comme des criminels ; les incurables aussi ont leurs lieux de refuge, pieux témoignages de la fraternité humaine ; visible enseignement qui doit rappeler sans cesse que, là où la science perd son efficacité, la pitié peut encore continuer ses soins et ses consolations. »[6]

Par plusieurs écrits il défend l'allaitement maternel[7] : « la brochure de M. Perrin est pleine d'intérêt. Après le plaidoyer éloquent de Jean-Jacques, en faveur de l'allaitement maternel, il semblait difficile d'aborder le même sujet avec quelque succès : c'est ce qu'a fait cependant M. Perrin ; mais il eut soin pour cela d'éclairer le champ de la physiologie par les lumières du catholicisme ».

Théodore Perrin est vice-président de la Société de médecine à Lyon. En 1867, il est nommé président de l'Académie des sciences, belles lettres et arts de Lyon[8], pour la classe sciences[9].

Il meurt le 9 novembre 1880 dans sa demeure de Vieu, dans l'Ain.

Publications

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI