Théophile-Marie Laennec
avocat, procureur du roi, opposé à l'esclavage (1747-1836)
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Théophile-Marie Laennec ou Laënnec (né le à Quimper, mort le à Saint-Brieuc), est un avocat et magistrat français, procureur du roi à Quimper. Il protesta contre la traite des Noirs.
| Conseiller de préfecture |
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Famille Laennec (d) |
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Michel Anne Marie Alexandre Laënnec (d) |
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| Propriétaire de |
Manoir de Kerlouarnec (d) |
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Biographie
Théophile-Marie Laennec est fils de Michel Marie Alexandre Laennec (né le à Ploaré, décédé le à Quimper), seigneur de Kerlouannec et de Kerourain[1], personnalité quimpéroise des années 1760-1770 : avocat au Parlement de Bretagne et conseiller du roi, sénéchal de Locmaria, maire de Quimper de 1763 à 1765, marié le à Quimper-Saint-Julien, et de Jeanne Catherine Huchet de Kerourain (1724-1753), dame de Bergoët, fille du maire de Quimper.
Avocat, contre la traite des Noirs
Théophile-Marie Laennec fut reçu avocat au Parlement de Bretagne en . D'abord lieutenant de l'amirauté de Quimper, il devint ensuite sénéchal des regaires de l'évêché puis receveur des décimes du clergé[2].
Il fut l'un des premiers bretons à s'insurger contre la traite des Noirs. Le , dans un réquisitoire prononcé à l'occasion d'un procès intenté au capitaine d'un navire négrier, le Duc de Choiseul, qui s'était échoué sur un rocher de l'Île de Sein, il dénonça « ce trafic honteux que la mollesse ou plutôt la barbarie des Européens leur fait regarder comme nécessaire à la culture de leurs colonies, et contre lequel l'humanité réclamera dans tous les temps ses droits imprescriptibles »[3].
Révolution et Empire
Sous la Révolution française, Théophile Laennec plaida pour la défense de l'abbé Coroller, qu'il parvint à sauver de la Terreur[4]. Il occupa plusieurs postes de magistrat, devint membre de l’administration centrale du Finistère, puis conseiller de préfecture sous le Consulat[5].
Sous l'Empire, il osa en 1808 prononcer la nullité d'une vente de biens nationaux et fut alors suspendu en même temps que tout le conseil de préfecture ; il se sortit d'affaire par ses écrits, notamment un poème humoristique adressé à l'empereur[4].
Ses écrits, sa correspondance, ses poèmes montrent son éclectisme, sa hardiesse et son humour[5]. Son poème la Moutarde celtique a été réédité sept fois[4].
Il collabora également à des périodiques comme la Muse bretonne et le Caveau moderne[4].
Décès, postérité
Il mourut à Saint-Brieuc à l'âge de quatre-vingt-dix ans le [4].
Il s'était marié le à Quimper avec Michelle Guesdon (1754-1786), dame de Clécunan, puis le à Quimperlé avec Geneviève Urvoy de Saint-Bedan. Leur fils René Laennec fut un médecin célèbre, inventeur du stéthoscope.
Publications
- La Moutarde celtique (1894)
- Lettres inédites de Th.-M. Laënnec (1890)
- La Moutarde celtique, poème en IX chants... avec une préface par le meilleur des amis de l'auteur (1827)
- Un mot aux électeurs du Finistère (1822)
- L'Hommage d'un père de famille, ou Mes votes pour Napoléon Bonaparte [30 floréal an XII.]