Thomas Ier est d'abord placé jusqu'en 1254 sous la tutelle de sa mère et de Boniface II de Montferrat, époux de sa tante Marguerite de Savoie à la cour duquel il est élevé à Chivasso. En 1259 la situation politique en Italie septentrionale se modifie profondément quand Charles d'Anjou comte de Provence après avoir acheté en 1257 ses domaines à Guillaume VI de Vintimille intervient à l'est des Alpes. Coni se soumet à lui en juillet et l'abbé de San Dalmazzo le 14 août. Alba et Cherasco font de même, Savillan et le marquis de Ceva suivent leur exemple. Thomas Ier se voit menacer dans ses domaines quand la famille de Busca transfère son hommage à l'angevin.
En 1260 Asti se sentant menacée à son tour s'allie avec le marquis de Montferrat. Fossano demeure neutre quand Manfred le fils de l'Empereur Frédéric II apparait en Italie. Thomas Ier reste fidèle à l'alliance gibeline de sa famille et combat sous la bannière du comte de Savoie. Ce dernier capturé est temporairement enfermé à Turin en 1262. Le Marquisat est occupé en 1262-1263 par Guillaume VII de Montferrat passé dans le camp angevin.
Après la défaite et la mort de Manfred Thomas Ier doit conclure en 1267 une paix désavantageuse avec Charles d'Anjou et lui céder ne nombreuses places et s'engager à ne pas fortifier Busca qui lui est rendu sans l'accord du comte ni de la commune de Coni. Charles d'Anjou est maintenant en possession de la totalité du royaume de Sicile et Thomas Ier n'appui pas le jeune Conradin dans son expédition contre Naples et reste en paix avec le gouverneur du Piémont.
En 1274 il reprend le combat contre Charles d'Anjou et les troupes d'Asti et de Chieri envahissent ses domaines. Il parvient à vaincre le gouverneur du Piémont après un retournement d'alliance des deux cités. Deux ans plus tard toujours victorieux il reprend ses domaines et annexe même Coni en 1281.
Thomas Ier renforce son alliance avec les Gibelins en mariant en 1287 son fils et héritier Manfred IV de Saluces avec Béatrice la fille du roi Manfred Ier de Sicile et de sa seconde épouse. Charles d'Anjou accepte la restitution de ses domaines contre paiement de 0000 livres[Combien ?]. Un ultime conflit avec le comte de Savoie marque son règne il se termine en 1291 par un hommage lige restreint aux quatre localités qui avaient constitué le douaire de sa mère Béatrice de Savoie.